Web Forum économique – Participons ensemble à l’élaboration du projet pour la France 2007-2012

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4ème séance !
Point d’étape du Web Forum économique :  » Faire du système éducatif le moteur de l’économie de la connaissance » (2/3)

Nous allons élargir notre champ de réflexion en intégrant l’idée d’égalité au sein de notre débat. Ce second billet sur le thème du système éducatif va nous permettre de réfléchir aux conditions dans lesquelles le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats peut se dérouler.

Faire du système éducatif le moteur de l’égalité des chances

– Doit-on permettre aux parents de s’investir dans le parcours scolaire de leurs enfants ? Et surtout de favoriser l’amélioration des résultats auprès des enseignants ?

– Si l’on observe les mauvais résultats de la politique des ZEP (qui à la base était vouée à améliorer la situation de ces élèves) au sein des quartiers défavorisés, on peut alors envisager de revenir sur ce cas avec de nouvelles mesures ?

– Doit-on favoriser un accompagnement individuel des élèves au lieu de focaliser sur la diminution du nombre des élèves par classe ?

– Les meilleurs élèves doivent-ils pouvoir accéder aux classes préparatoires ? Et comment ?

– Doit-on éviter que la gratuité des études ne profite aux plus aisés en s’assurant qu’elle permet aux enfants les plus défavorisés de poursuivre des études supérieures ?

By | 2017-03-13T11:20:45+00:00 20 octobre 2006|Web Forum Economique|22 Comments

22 Comments

  1. L'ami du laissez-faire 20 octobre 2006 at 12 h 44 min

    " Doit-on permettre aux parents de s’investir dans le parcours scolaire de leurs enfants ?"

    Les profs doivent avoir plus de liberté pour faire leur preuve. Il faut que le budget suive l’éléve quand il change d’établissement. et que les responsables d’établissement soit fortement autonome pour l’usage de ce budget, des livres et les méthodes d’enseignement. Ainsi les bonnes façons de faire se répandront et seront des critères de choix pour les parents.

    Oui je pense même qu’avec une très porte majorité (75% des voix) les parents doivent pouvoir voter un blâme pour les prof ne faisant pas bien leur travail. ce sera tout à l’avantage des bons profs.

    Il faut supprimer la carte scolaire pour permettre aux parents de choisir leur établissement. Laisser aux établissements la liberté de refus aussi.

  2. Global 20 octobre 2006 at 14 h 32 min

    Le Code des Impôts fourmille déjà de dispositifs finançant sous forme de réductions d’impôts les cours supplémentaires à l’initiative des parents.

    Parler d’égalité des chances alors que l’argent public finance un supplément d’éducation, mais uniquement destiné aux enfants de la fraction des citoyens ayant les revenus les plus élevés me semble être faire preuve d’un rare cynisme.

    Nos concitoyens pensant que l’actuel système sert l’égalité des chances devraient y reréfléchir à deux fois, du moins, s’ils font partie des faiblement imposés ou de ces parents ayant quelque difficulté à financer la part non-financée par l’état des cours particuliers.

  3. béatrice 20 octobre 2006 at 17 h 06 min

    Je Je crois qu’il faut travailler sur les classes de niveau.On ne peut échapper à la sélection.L’abolir,c’est inonder le marché d’incapables.Il existait après la guerre un examen d’entrée en sixième . Pour l’égalité des chances,un concours pour l’attribution de bourses d’études récompensait les plus méritants.Il fallait faire ses preuves. Je crois que dans la vie ,il faut faire ses preuves.Les enfants se pretent volontiers à ce genre de défi.Se présenter à l’Université passait par la propédeutique,les mathématiques générales ou Sciences physiques,chimiques ,naturelles.Il est bien évident qu’il faut garder le plus longtemps possible l’enseignement général.Le choix professionnel venant après selon les domaines proposés.Une constante demeure: l’ouverture aux autres et le dépassement de soi.

  4. contre-courant 20 octobre 2006 at 18 h 00 min

    Stop à la politique par slogan réducteur.
    "il faut supprimer la carte scolaire pour permettre aux parents de choisir leur établissement"
    Je suis ouvert à toute démonstration crédible sur le sujet. Comment faire fonctionner cette idée?
    Ferme t-on l’établissement où personne ne veut aller, double t-on la capacité de l’établissement réputé, comment par exemple pour les collèges le transport scolaire va t-il être mis en place?
    Tout Paris à Henri 4 ou à Louis Le Grand!!! utopie
    Jolie promesse, impossible à réaliser.
    Obligatoirement il y aura un choix : résultats scolaires, influence des parents, frais de scolarité…
    Je voudrais y croire, quel parent ne souhaite pas le meilleur enseignement pour ses enfants.

  5. Nuit Blanche UMP 20 octobre 2006 at 18 h 34 min

    Les Jeunes Populaires organisent une soirée, venez nombreux !

  6. Un passant qui passe 20 octobre 2006 at 21 h 11 min

    Monsieur le Ministre, je vais sans doute vous paraître radical. Mais je pense que toutes les mesures resteront inefficaces quoi qu’on ne fasse… Car les inégalités ne se créent pas nécessairement à l’école mais en dehors de l’école, quand l’enfant ou l’élève retourne dans son cocon familial ou amical, dans son monde des cités périphériques ou des beaux quartiers de l’ouest parisien. Cela vous paraîtra sans doute dur, voire même extrémiste mais je préconise plutôt un système éducatif à base d’internat. Un système éducatif où les élèves étudient, vivent et dorment dans leurs collèges et lycées. Ainsi, les élèves peuvent vraiment apprendre à se connaître, quant aux profs et éducateurs, ils auront en charge non seulement l’éducation classique de leurs élèves mais aussi et surtout, ils devront jouer le rôle de parents intérimaires. D’"éducateur de la vie citoyenne". Un enfant ou un élève qui sait qu’à la fin des classes, ne pourra pas se réfugier derrière les barrières de son monde d’origine, lui conférant ainsi un sentiment de puissance et d’impunité, aurait tendance, à mon sens, à réfréner ses instincts de violence et d’irrespect vis à vis des personnes assurant son éducation. L’autre avantage de l’internat, Monsieur le Ministre, c’est clairement la fusion des cultures, des relations et des amitiés entre les élèves et adolescents qui viennent de monde tellement différents pour apporter à leur majorité cette unité tellement importante pour la victoire d’une prochaine génération d’adulte français, non plus issus d’un même système éducatif mais plus profondément issus d’un même moule de "vie et d’expérience" commune éducative. Fusionner les esprits de nos jeunes dès leurs plus jeunes âges en leur apprenant à se connaître et à vivre ensemble dans le respect et l’amitié… C’est ça Monsieur le Ministre, un vrai système éducatif.

    PS : Je profite de mon post, Monsieur le Ministre, pour vous signifier mes plus sincères amitiés.

  7. hifi 21 octobre 2006 at 0 h 03 min

    M.Lambert

    Aux Etats-Unis où j’ai enseigné,les profs sont notés par leurs élèves,ce qui est une bonne chose.Mais ceci est impensable en France parce que nous n’avons pas la culture du "droit à la défense",du "droit à l’égalité de traitement",du "respect de l’individu",malgré notre belle étiquette du "pays des droits de l’homme".

    En France,pays de nantis,nous en sommes toujours à la lutte des classes et à la prochaine révolution,surtout dans le milieu enseignant.

    Nous manquons de pragmatisme,nous restons englués dans une culture de la parlotte.

    Une preuve ?

    Depuis 50 ans,des élèves de collège continuent à courir après un ballon pendant 1 heure d’EPS,arrivent gluants,transpirants,dégoulinants de sueur à leur prochain cours ! Et pourquoi ? Parce que les profs d’EPS refusent de placer leur cours en fin d’après midi,parce qu’ils refusent de leur imposer de prendre une douche,parce que les élèves continuent de faire de l’EPS avec leur vêtement de tous les jours,et cela fait 50 ans que ça dure!

    – Doit-on favoriser un accompagnement individuel des élèves au lieu de focaliser sur la diminution du nombre des élèves par classe ?

    D’un point vue économique,il vaut mieux tendre vers une diminution du nombre des élèves par classe (15 max.),mais surtout,il faut revenir aux groupes de niveau et proposer à chaque niveau un nombre d’heures différent et adapté,ce qui permettrait aux bons élèves de ne plus végèter et aux moins bons d’avoir le temps d’intègrer les nouvelles notions.

    Et SURTOUT,mettre toutes nos forces financières,humaines,pédagogiques au primaire où pratiquement 50 % de la réussite scolaire de l’enfant se joue déjà.

     Doit-on permettre aux parents de s’investir dans le parcours scolaire de leurs enfants ?

    non seulement,les parents devraient s’investir mais il devrait y avoir une obligation pénale en cas de désintérêt.

    Et enfin,le plus urgent,revoir les séquences horaires,allèger les programmes et proposer des heures d’études obligatoires "aux orphelins de 16 heures"

    Cordialement

  8. Djiheldé 21 octobre 2006 at 6 h 43 min

    Le trés reac Contre Courant a une idée géniale : pas de liberté aux citoyens, ça pourrait géner l’Etat … Bien sur ! Il fallait y penser. Pour devoir ne pas apporter de réponses, autant ne pas avoir de queqtions à se poser. Revel appelait ça "la tentation totalitaire".

  9. Djiheldé 21 octobre 2006 at 6 h 51 min

    Le choix de l’établissement,public ou privé sous contrat, comme en Suède, me parait essentiel. C’est le principe de la démocratie que de laisser à la fois les citoyens agir et choisir.
    L’ecole de Jules Ferry est une école de production de masse, aujourd’hui incâpable d’apporter des réponses individualisées. Elle est fondée sur l’élimination pour ne garder que les "meilleurs", le meilleur étant celui qui s’adapte le mieux au moule unique. Derrière, c’est le corporatisme enseignant qui domine, tranquille de n’être jamais remis en cause.

  10. Matthieu 21 octobre 2006 at 7 h 14 min

    – Les meilleurs élèves doivent-ils pouvoir accéder aux classes préparatoires ? Et comment ?

    Moi meme issu du système classe préparatoire / grande école d’ingénieur, j’ai donné des cours via l’association Tremplin, à des jeunes prometteurs de quartiers difficiles. en fait de cours, il s’agissait plutot de conseils, d’orientation, de motivation. un exemple : un de mes eleves de terminale, premier en math et physique, mauvais en francais et anglais, avait le profil standard d’un élève orienté directement vers la prépa dans un lycée "normal". Lui avait été bombardé par les enseignants, et conseiller d’orientation, de "c’est l’enfer", "c’est trop dur", et autres c**$£ù§!## (et encore je me modère). j’espère l’avoir encouragé…

    comment faire ? ouvrir des classes prépa dans les quartiers difficiles. faire revenir les meilleures profs en accordant des primes substantielles liées à la zone géorgraphique. Créer des exemples ! donner les moyens aux bons élèves de ces quartiers d’avoir une bonne éducation et une belle carriere, arreter de les decourager, au nom de quoi les prive-t-on des opportunités qu’on les autres élèves ?

  11. Bernique 21 octobre 2006 at 9 h 44 min

    quand je lis ce qui précède …entre autres, car ce n’est qu’infinitésimal en soi et archi connu depuis si longtemps, je me dis que ces débats ne riment à rien et ne cessent de renvoyer à cet essentiel que je n’ai cessé de proclamer à risque d’être jeté.
    Il n’y a pas de miracle…mais il ya des chaos!
    Il est vrai, mais peut-etre trop tard vues les sédimentations, que la cybernétique a bousculé les dogmes et les tabous qui rigidifient ce pays. Pour autant les têtes ne peuvent que changer très lentement . L’évolution culturelle n’a pas du tout le même tempo que celui de la cybernétique.
    Alors? Alors je crains que, une fois d e+ …Il ne faut pas s’en prendre à l’accessoire mais à l’essentiel qui en conditionne les changements!
    vox clamat in deserto

  12. Incapable 21 octobre 2006 at 19 h 26 min

    à Béatrice,

    Que deviennent les "incapables" dans votre modèle de société ?

  13. béatrice 22 octobre 2006 at 8 h 23 min

    Bonne question! Mais dans quel cas ce problème se pose-t-il? Si je parle de classe de niveau,c’est qu’il en faut quand meme un.Vous n’etes pas sans savoir qu’un enseignant doit pouvoir enseigner .Depuis des décennies,dans certains collèges et meme lycées un petit groupe de trois ou quatre jeunes dans une classe se charge de faire de l’obstruction.Soit le rythme est trop lent pour les surdoués qui s’ennuient,soit le rythme est trop rapide pour ceux dont le niveau de langue est insuffisant et les cours leur passent par dessus la tete…C’est alors l’ensemble qui est pénalisé.On peut alors parler d’incapacité.Evidemment,il faut etre excellent pour se charger par exemple des SES ou Section Etudes Spécalisées.Quand on peut exercer son métier on est plus gratifié.En somme il y aura moins "d’incapables"si un enseignant peut enseigner.Je crois qu’on en est là.

  14. Ornais 22 octobre 2006 at 8 h 49 min

    S’il ya un probleme c’ets aujourd’hui , et non avec le systeme prposé par Beatrice . Que fait on aujourd’hui de ceux qui ont du mal , de ceux qui refusent d’apprendre parceque l’on a pas su les motiver , ou leur montrer leur interet … On les fait passer dans la classe superieure ou ils empoisonnent ceux qui travaillent

    Le probleme c’est justement de refuser l’existence de jeunes ayant des dufficultées ou refusant le systeme . Ce sont ceux la qu’il faut ecarter et pour lesquels il faut changer le mode educatif .
    Peut etre seront ils motivés si l’education se fait sur un mode repressif , ou sur un apprentissage ..

    Mais l’enorme probleme , c’est d’etre bloqué des que l’on est dans une voie . Il manque des passerrelles , des possiblité de faire un apprentissage pour ensuite retourener a l’ecole , les moeysn d’y retourner a tout age , et quelque soit la formation.

    Beatrice a raison , le retour a des concours .. pourvu qu’ils soient ouverts a tous et a tous ages , pour qu’un jeune non motivé aujourd’hui et qui apres quelques années de vie, puisse retourner a l’ecole empli d’une envie de reussir .

  15. béatrice 22 octobre 2006 at 8 h 51 min

    @ "Un passant qui passe" Votre vision du monde est celle d’un etre bon et généreux et ce que vous préconiser répond à toutes les attentes.Rabelais parlait de "l’Abbaye de Thélème"où le "Fais ce que voudra" était en quelque sorte:"épanouis-toi". L’Education natonale a essayé cela avec "l’Ecole Bleue" de la Verrière.J’y ai placé deux de mes adoptés:l’un a réussi (Roumanie) l’autre a échoué (Colombie),pour des raisons affectives.En Israel,sous Ben Gourion et aussi sous Madame Golda Meir,j’ai entendu parler d’une expérience:mettre les enfants des Kibbouts ensemble,les éduquer ensemble,sans leurs parents,je crois que cela n’a pas marché.En ce qui nous concerne,la"massification "pose d’autres problèmes.

  16. contre-courant à Djiheldé 22 octobre 2006 at 22 h 11 min

    La liberté oui, pour tous…
    Je n’ai posé qu’une question et je souhaite que vous y apportiez réponse, comment dans le cadre de la supression de la carte scolaire, le système scolaire fonctionne t-il?
    Arrêtez de galvauder ce mot "LIBERTE" et de lancer des anathèmes.
    Je suis désolé, le libéralisme ou l’ultra libéralisme ne font pas la liberté des humains, soumis à la dictature de l’argent et si nous ni prenons garde(c’est en bonne voie) à la dictature médiatique.
    Une phrase choquante, chez Béatrice, "inonder le marché d’incapables"
    n’est-ce pas le rôle de l’école d’une part de former des citoyens capable d’un jugement critique et d’autre part de déceler en chaque enfant plutôt les capacités que les incapacités.
    Pourquoi ne pas valoriser les aptitudes à être technicien, électricien, plombier, boulanger…plutôt que de dévaloriser tous ceux qui ne peuvent suivre l’enseignement général.

  17. gem 23 octobre 2006 at 10 h 54 min

    Je remarque d’abord que vous adoptez une synthaxe à l’espagnole, avec "?" en tête de phrase. Personnellement j’approuve, mais ça reste une inovation 🙂

    ? Doit-on permettre aux parents de s’investir dans le parcours scolaire de leurs enfants ? Et surtout de favoriser l’amélioration des résultats auprès des enseignants ?
    > franchement, je ne comprend pas la question.

    ? Si l’on observe les mauvais résultats de la politique des ZEP (qui à la base était vouée à améliorer la situation de ces élèves) au sein des quartiers défavorisés, on peut alors envisager de revenir sur ce cas avec de nouvelles mesures ?

    La réponse est dans la question, non ?

    – Doit-on favoriser un accompagnement individuel des élèves au lieu de focaliser sur la diminution du nombre des élèves par classe ?

    C’est une question technique. il me semble qu’il est prouvé que les effectifs n’ont quasiment aucun impact de 12 à 45 élèves. Pourvu qu’il n’y ait pas de fauteur de troubles… l’idéologie de la réduction des effectifs est un résidu d’égalitarisme, visant à généraliser à tous en même temps les besoin du plus exigent en encadrement.

    – Les meilleurs élèves doivent-ils pouvoir accéder aux classes préparatoires ? Et comment ?

    Il faudrait surtout s’assurer que le bac permet bien de suivre à l’université, et que l’université a un bon niveau…

     Doit-on éviter que la gratuité des études ne profite aux plus aisés en s’assurant qu’elle permet aux enfants les plus défavorisés de poursuivre des études supérieures ?

    La gratuité doit être remplacer par un système de bourses sur résultats, ainsi les jeunes pauvres ne seront pas défavorisés.

  18. Djiheldé 23 octobre 2006 at 12 h 56 min

    A Contre Courant,
    Je ne sais si le mot "liberté" est galvaudé, mais ce que je constate c’est que le refus de la liberté sert toujours au profit d’une minorité ! Le social conservatisme de la Gauche française est à base de corporatisme, lequel est à la base des choix qui régissent l’organisation scolaire française.
    L’ecole aujourd’hui est incapable de remplir son rôle car elle ne connaît aucune régulation au sens des économistes. Elle peut dysfonctionner, ce sont les enfants qui trinquent. Au passage, je crois que c’est vous qui citiez "Henri IV" et "Louis Le Grand". Ce sont deux symboles du dysfonctionnement majeur de l’ecole de Jules Ferry : l’élimination de ceux qui ne peuvent suivre !

  19. contre-courant à Djiheldé 23 octobre 2006 at 19 h 03 min

    Toujours pas la moindre esquisse de réponse à ma question.
    supression de la carte scolaire, comment?
    Je ne sais pas dans quelle école la langue de bois est apprise mais c’est toujours celle qui sert à ne pas répondre aux questions simples.

  20. Djiheldé 23 octobre 2006 at 19 h 24 min

    A Contre Courant
    Et ma réponse ne bougera pas d’un poil, peu m’importe votre ire et votre idée fixe : la carte scolaire est un mal en soi, puisqu’elle confine à la ségrégation sociale !

  21. julius 24 octobre 2006 at 21 h 53 min

    Je continue mes remarques à vos propositions :
    (voir celles sur le fil précédent)

    1Sur le rôle des parents, il faut être prudent.
    A l’école, c’est aux équipes éducatives de décider, selon les cas, le degré d’intervention nécessaire. Un "consumérisme idéalisant les enfants" ne favorise pas l’instruction. En revanche, chez des familles peu assimilées, il est nécessaire de les associer au maximum au travail scolaire.
    Les études surveillées (où les parents peuvent intervenir), le travail à la maison, doivent être développés.
    De façon générale, il faut de l’information, de la compréhension, de la confiance, entre parents et professeurs.
    Au collège et a fortiori au lycée, le rôle des parents ne doit pas être majoré. En matière de redoublement, seuls les professeurs doivent décider. De plus l’action des associations de parents d’élèves est loin d’être positive et devrait être réduite.

    Notre système fut basé sur l’hypothèse que le niveau intellectuel et culturel des enseignants était supérieur à celui des parents. Ce fut vrai jusqu’en 1945. Aujourd’hui, les conditions financières aidant, c’est devenu faux. On ne ne peut plus mettre les profs sur un piédestal, mais les parents restent naïfs et ignorants, souvent en admiration devant leurs rejetons. La solution est de mettre en place des structures intermédiaires compétentes, respectables et soutenant les enseignants. Il s’agit des structures intermédiaires entre les établissements et le rectorat dont j’ai parlé précédemment. Si l’on regarde les USA, on voit que le risque de mettre en place une bureaucratie incompétente est gigantesque … Bref, il n’y a pas de miracle.

    2 Sur les ZEP.
    Le problème est extérieur à l’école. C’est celui des "banlieues", territoires que les gens cherchent à fuir et qui ressemblent de plus en plus à des camps de réfugiés mal gérés par l’ONU. Il faudrait que les habitants de ces territoires :
    – se sentent maitres de leur destin (meilleure représentativité locale, conseils de quartiers)
    – se sentent en union avec la collectivité nationale (rompre avec la libanisation galopante de la France, en soulignant l’héritage "patriotique" inhérent à notre pays)
    – ne se ressentent plus comme dans une "poubelle de la France" (arrêter l’immigration-invasion massive sous couvert de devoir de solidarité et de besoin économique, qui nourrit le phénomène)
    – retrouvent leur dignité en allant travailler (réduire encore les charges sociales en les rendant progressives comme l’IR, supprimer le RMI (sic !))

    Dans le domaine éducatif, il faut plus de pragmatisme, plus d’argent, plus de professionnalisme et d’évaluation. Cela pour l’école et le collège ! La notion de lycée en ZEP est un oxymore sans avenir. Ceux capables d’aller au lycée doivent être extraits de la ZEP (bourses et internat).

    3 Oui, il faut personnaliser les moyens affectés et ne pas raisonner en moyenne du nombre d’élèves par classe. Au moins cela est certain jusqu’à la fin du collège. Se donner les moyens d’une telle politique requiert de réfléchir à l’évaluation, c’est à dire d’abord aux objectifs … (cf fil précédent)

    4 Elargir l’accès aux classes préparatoires n’est qu’un pis-aller à court terme.
    En fait il faudrait :
    – distinguer les deux aspects du bac : validation des études passées, passeport pour des études futures. Permettre ainsi aux facs de selectionner sur entretien leurs élèves (avec douceur au début). Il faut comprendre que TOUT LE MONDE privilégie les études sélectives à l’entrée, cessons de nous mentir !
    – permettre aux premiers cycles universitaires de faire évoluer leur pédagogie, compte tenu de leurs public. Pour cela, couper les universités en deux : "collège universitaire" soutenu par la région, avec des agrégés non chercheurs et beaucoup de travaux dirigés encadrés jusqu’à la licence ; "école universitaire" au delà (avec les IUT), ayant un statut de fondation et capable de mener une politique de recherche (sans contrôle bureaucratique ni syndical).
    – dissuader la majeure partie des jeunes d’aller en lycée "général", ce qui est mauvais pour la richesse et le bonheur du pays comme d’eux-mêmes.

    Ce qui est bon dans les classes préparatoires ce sont leur accent sur la sélectivité et l’intensité des méthodes de travail (colles …). Cependant elles ne concernent pas tous les secteurs d’études (droit …) et sont mal reliées aux deuxième cycles universitaires. C’est l’université qu’il faut réformer …
    De plus les classes de terminales étant très hétérogènes et le baccalauréat sans valeur aucune, il est probable qu’un recours accru aux prépas inciterait des politiciens démagogues ou peureux (c’est à dire tous) à les empêcher de sélectionner leurs élèves, ce qui conduirait immanquablement à une baisse de niveau et à une ségrégation selon le lieu de domicile, donc la classe sociale, des parents (cf collèges et lycées).

    5 Sur la gratuité des études :
    Oui, il faut lutter contre une fausse égalité qui vise à financer sur fonds publics toute formation professionnelle qu’elle soit celle de gardien d’immeuble ou de trader !
    Au delà du brevet, la solution est "la même somme pour tous", par imputation sur un compte nominatif géré par la Caisse des Dépôts. Ceux allant directement vers l’apprentissage ou la voie professionnelle auraient ainsi l’assurance de voir leur formation professionnelle continue ultérieure convenablement financée.
    Pour le reste on pourrait favoriser les prêts aidés (au lieu du logement, l’accession à la propriété étant d’un intérêt social discutable) et quelques bourses ciblées.

    6 Concernant les messages précédents
    – Bien sûr, je suis pour les classes de niveau à l’école et au collège, a fortiori au-delà.
    La raison en est la recherche de l’efficacité en matière d’instruction obligatoire. cependant, toute classe doit avoir une locomotive, aussi il faut ne pas être systématique. Souvenons-nous que la légitimité d’un système public d’éducation réside dans le fait qu’il choisit d’"aider les enfants doués des familles pauvres, CONTRE les enfants idiots des familles riches" (Tout le contraire de ce que nous faisons depuis la réforme Haby.). Ce problème doit donc être "micro-managé".
    – Sur l’évaluation des profs, j’y suis favorable au-delà du collège (avant, l’esprit moutonnier des élèves en enlève tout intérêt). Néanmoins les résultats devraient en être communiqués au seul groupe des professeur à l’exclusion de la direction de l’établissement et des parents. Ainsi, cela deviendra un réel outil de perfectionnement de l’enseignement, approprié par les enseignants.
    – Je suis bien sûr opposé à la mise en oeuvre d’un système spartiate avec internat obligatoire et séparation des enfants de leurs parents. Certes ce système serait égalitaire en un sens, mais il serait aussi mutilant. La révolution culturelle et les khmers rouges ne sont pas loin. Comme l’a dit M Sardou : "Si mes enfants doivent ressembler à quelqu’un, autant que ce soit à moi !" C’est bien la preuve que justice et liberté, au fond, trouvent leur équilibre ultime hors de la présence de l’Etat … Parce que nous sommes des Hommes et que l’homme reste un mystère pour l’homme.

    NB:
    Je découvre le rapport Hetzel, (recteur de Limoges), il propose un bureaucratique "dossier unique d’accès à l’enseignement supérieur" propice à toutes les manipulations et évalué par une commission politiquement manipulable. L’idée est d’envoyer en IUT ceux dont l’université ne veut pas (On parle de "dispositif réglementaire qui privilégie l’accès à ces
    formations sélectives aux bacheliers technologiques". C’est-à-dire empêcher toute choix sélectif par les élèves, comme par les établissements.). Car bien sûr, si les gens préfèrent l’IUT à l’université ils ont forcément tort, c’est tellement mieux l’université, plus intellectuel et tout et tout … Cela permettrait de cacher l’échec de l’université et de plomber les IUT. Il vaudrait mieux laisser les établissements libres et les jeunes libres, sans magouillage politico-syndical.
    La même commission propose de faire de la licence "un vrai diplôme qui procure des débouchés professionnels". C’est-à-dire, elle veut détruire la faible valeur de la licence et la remplacer par une imposture qui ne trompera personne (J’exagère, c’est grandiose : les étudiants auront une formation à internet et à l’ANPE !). Allons jusqu’au bout de la logique, demandons au ministère d’affecter lui-même les jeunes dans les entreprises ; comme cela toutes les formations seront "efficaces" par définition…
    Alors qu’il est évident que la solution est dans le libre choix, des étudiants comme des établissements, sans aucune interférence politique.
    Un homme politique idiot ou maladroit, on peut l’admettre. Mais un homme politique lâche, c’est insupportable !

  22. Gagnerdelargentbourse.fr 15 décembre 2014 at 22 h 34 min

    Merci bien pour cette incroyable source d information.

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