N’oublions jamais !

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N’oublions jamais !

Mes fonctions électives m’ont fait commencer la journée par la commémoration des persécutions racistes et antisémites et d’hommage aux Justes de France. Le Chant des Marais m’a, comme à chaque fois, bouleversé. Le secrétaire Général de la Préfecture de l’Orne, Daniel Matalon, a prononcé une courte allocution bien sentie. A l’écouter, j’ai compris qu’une journée de commémoration obligeait à conserver la mémoire des victimes de crimes racistes et antisémites de l’Etat Français et la nécessité d’un hommage particulier aux Justes de France qui ont recueilli, protégé et défendu, au péril de leur vie, et sans contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide. N’oublions jamais, en effet ! Ne laissons pas s’affaiblir notre devoir de mémoire. Notre devoir de vigilance. Notre devoir de recueillement. Certains noms sonnent de souvenirs de souffrance, de mort : Drancy, Auschwitz, Buchenwald, et tant d’autres. Là où la barbarie et le mal ont accompli leur oeuvre immonde. Demain les héros survivants discrets de cette époque se seront tus. N’oublions jamais leur regard, leur pudeur, leur force, leur message. Il nous appartient de dire à nos fils et à nos filles que cela a existé ! Même si les mots sont trop faibles, préférons-les au silence lorsqu’ils proclament le respect d’autrui, l’amour de la liberté, lorsqu’ils invitent à la fraternité.

Ecoutez ce chant si émouvant !

By | 2017-03-13T11:37:58+00:00 22 juillet 2007|Alençon|3 Comments

3 Comments

  1. Louis 22 juillet 2007 at 16 h 46 min

    Ceux qui ont des versions complètes de ce chant feraient bien de nous donner le moyen de les enregistrer. Merci.

  2. béatrice 22 juillet 2007 at 22 h 11 min

    J’ai vécu ces heures si lentes, heure par heure à Paris, j’ai tout vu. Et meme dans les maquis du Centre, toute petite et épuisée, j’ai vu la division Das Reich au travail … les tanks passaient sur la départementale car sur la nationale les ponts étaient minés. Le long de la route toutes les maisons brulaient … D’habitude je portais de la viande au maquis dans une brouette sous des cailloux et c’est ainsi que je passais les barrages. C’est parce que je suis agée que je peux parler de tout cela. Rien que de très ordinaire à l’époque ! Les anciens ici peuvent dire encore pire avec la bataille de Normandie…

  3. gabrielfradet 22 juillet 2007 at 23 h 18 min

    je suis tout à fait d’accord avec ce devoir de mémoire d’un crime commis à notre seule initiative, il importe de le rappeler, qui rappelle aussi, inévitablement, la mort de George Mandel, le procés de Mendès France et aussi l’affaire Dreyfus.
    Mais il me semble aussi que l’on devrait exorciser la Révolution française enfin car je suis convaincu que cette tragédie et tous les crimes, ses causes et ses innombrables conséquences, qu’elle recouvre sont encore au coeur de nos difficultés actuelles. C’est encore un tabou et il faut le faire sauter le plus vite possible.
    Partant de cela on éradiquerait de notre imaginaire ce dogme de notre universalité et partant nous serions rfestitués à notre authentique dynamique historique.

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