Audace budgétaire…

Face au mur de ses dettes, la France n’a plus d’autre choix que l’audace politique, seule garante du redressement budgétaire.

Ayons l’audace de dire qu’il n’y a plus d’Etat légitime lorsqu’il est incapable de s’interdire de dépenser plus que les contributions consenties par ses citoyens.

Le niveau des prélèvements obligatoires français offre les ressources suffisantes aux administrations publiques pour garantir un standard social parmi les plus élevés du monde. L’administration française doit réapprendre qu’elle ne peut dépenser l’argent dont elle ne dispose pas !

euro

Découvrez l’intégralité de mon propos sur le site économique Economiematin.

Des pistes pour financer la longévité

Je me suis rendu, ce 14 juin, à Condé-sur-Sarthe, pour célébrer les 20 ans de la résidence Arpège. A raison du contexte dans lequel nous vivons, j’ai saisi cette occasion pour lancer le débat qui se tiendra la semaine prochaine à la session du Conseil Général sur les politiques sociales.

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Les ainés jouent un rôle important dans notre société – capital de sagesse et de stabilité – et nous sommes dans la nécessité d’inventer une politique innovante pour financer nos gains d’espérance de vie.

J’ouvrirai dès la semaine prochaine deux pistes de financement qui pourraient favoriser la prise en charge de la longévité de la population : le viager-dépendance et la contribution alimentaire des obligés.

Le viager-dépendance est la possibilité pour une personne âgée de céder son logement à un organisme public, chargé de le réhabiliter et l’entretenir et de louer. La personne âgée percevrait une rente régulière pour améliorer ses ressources favorisant son accès à des résidences accueillantes et confortables, avec possibilité pour la famille de la racheter à prix coûtant à l’ouverture de la succession.

La contribution alimentaire pourrait être préférée par certaines familles pour financer le confort de leurs aînés, sous réserve d’un montage fiscal à définir.

Sur le rôle social et économique des aînés, j’ai appelé à l’ouverture d’un grand chantier avec les entreprises, associations, communes et intercommunalités pour proposer plus d’activités
flexibles aux personnes partant à la retraite. Une démarche collective visant une meilleure transmission du savoir aux plus jeunes et permettant aux seniors – dans un contexte économique difficile – permettrait de trouver des compléments de rémunération pour améliorer leur quotidien.

En attendant, je vous propose de découvrir les articles de la presse de ce jour. Bravo à Ouest-France d’en avoir fait une affichette. […]

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Un moment convivial au comice cantonal à Chênedouit

La vie d’élu consiste à déterminer et conduire des politiques publiques avisées répondant aux besoins de la population qui compte sur nous. Mais elle consiste aussi à se rendre régulièrement sur le terrain pour prendre le pouls des habitants et des activités économiques. Les comices agricoles réunissent le monde rural et permettent ainsi des échanges spontanés avec le secteur agricole notamment.

Putanges

Hier, c’est le comice du canton de Putanges, le canton dont je suis l’heureux élu. Il se tenait sur la commune de Chênedouit. Nous avons partagé avec les autres élus un moment très chaleureux et convivial, un moment de fête et de rencontre avec nos éleveurs.

La traditionnelle visite du comice s’est achevée sur la photo de « famille » saisie en toute simplicité et dans une franche bonne humeur, sous le soleil, tout près des animaux.

Nous nous sommes tous retrouvés autour de la table pour un apéritif sympa et les classiques et non moins traditionnelles prises de parole empruntes de bonne humeur et simplicité.

Pour ma part, j’ai choisi l’optimisme et la confiance. J’ai invité les organisateurs et nos élus à associer étroitement les comices aux fêtes locales pour faire vivre ces concours si importants. Vitrine de l’excellence ornaise en matière d’élevage, ils sont aussi un formidable levier de vitalité et d’attractivité du territoire. Enfin, j’ai incité chaque agriculteur ornais à miser toujours plus sur la qualité des produits. C’est ainsi qu’ils feront la différence et pourront vivre de leur métier, si noble : nourrir l’humain.
Je suis fier de mon canton de Putanges.

Affaire Tapie : emballement médiatique

BFM TV m’a interrogé sur le fait de savoir si j’avais été saisi de l’affaire Tapie quand j’étais Ministre du Budget.

J’ai répondu la seule vérité possible, la vraie. Oui il m’en a été parlé. Une fois, en effet, en 2002 par Jean-Louis Borloo, lequel n’avait d’ailleurs pas été insistant, mais m’avait fait savoir que l’intérêt  de l’Etat serait sans doute de transiger.

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Ayant consulté l’administration, le contraire m’ayant été affirmé, cette question a été close pour moi.

Les Ministres du Budget sont en permanence sollicités par des contribuables aisés qui s’estiment mal traités. Parfois, ils le sont d’ailleurs.

Cela étant, dans l’affaire Tapie qui fait tant de bruits, l’essentiel me semble dans la traçabilité de la décision. Une décision quelle qu’elle soit est bonne ou mauvaise. Quand elle est bonne, elle ne manque pas d’inventeur. Quand elle est mauvaise, elle reste orpheline.

Celle de l’arbitrage semble dans ce cas.

Or, la traçabilité vise précisément à savoir qui a décidé quoi.

C’est probablement ce que la justice permettra d’apporter comme éclairage. Attendons donc qu’elle le fasse dans l’indépendance et la sérénité.

Pour ma part, je m’en suis tenu à répondre à la question qui m’était posée sans plus.

Les « Jardins de La Mansonière », jardin préféré des Français ? Votez !

C’est une heureuse nouvelle pour notre beau département, pour la commune de Saint Céneri-le-Gérei et naturellement pour Les jardins de la Mansonière. Ce sont eux qui ont été sélectionnés pour défendre les couleurs le l’Orne et de la Basse-Normandie dans la nouvelle émission de Stéphane Bern sur France 2 :  » le jardin préféré des Français ». c’est un juste retour des choses pour Philippe et Michèle Manson, deux passionnés qui sont, au fil des ans, su faire de leurs merveilleux jardins, un paradis… pas perdu pour tout le monde. Ils les font vivre, avec élégance et générosité en lumières et en musiques.

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Pour assurer la victoire de nos jardins et montrer ce que l’Orne a dans le coeur, nous devons tous nous mobiliser, voter et faire voter pour eux, dès aujourd’hui et jusqu’au 2 juillet, sur le site dédié en suivant ce lien :http://www.france2.fr/emissions/le-jardin-prefere-des-francais/jardin/les-jardins-de-la-mansoniere/59-531

Nous comptons sur vous et nous vous donnons rendez-vous très vite dans l’Orne où nous serons ravis de vous accueillir le temps d’un week-end ou pour la vie entière.

Rendez-vous des Ornais de Paris

Ce Dimanche 9 juin 2013, nous avons partagé une journée très conviviale avec les membres du Cercle des Ornais de Paris à Bagnoles-de-l’Orne.

Ce réseau pour lequel j’ai tant milité, réunit des Ornais de cœur ou d’origine exerçant à Paris des fonctions éminentes sur la place parisienne ou nationale, dans des domaines aussi variés que la culture, l’économie, le journalisme, la politique… Parmi ses quelques 700 membres, le Cercle compte des ambassadeurs de prestige de l’Orne, comme la créatrice de mode Chantal Thomass, le chef cuisinier Pierre Gagnaire et le producteur Pascal Bataille, tous séduits par notre beau département.

Rose de Bagnoles

Le programme de ce 7e rendez-vous fut riche : tout d’abord, de très chaleureuses chaleureuses retrouvailles à l’hôtel du Béryl.Nous avons eu le plaisir d’y écouter deux présentations passionnantes, l’une de Tanneguy de Sainte Marie pour une approche insolite du Haras national du Pin et l’autre de Didier Achard de Bonvouloir pour l’histoire de sa famille et la légende de Bagnoles.

Nous avons visité le nouveau « B’O resort », un lieu spécialement conçu pour la détente et le bien-être que je vous invite à découvrir absolument. Notre journée s’est poursuivie avec la fête des plantes dans le parc du château, un rendez-vous tout à fait charmant. Enfin, notre journée s’est achevée sur une jolie idée : le baptême de la « Rose de Bagnoles-de-l’Orne » par l’Ornais François Morel et le présentateur de l’émission « Silence ça pousse » Stéphane Marie, créée à l’occasion du centenaire de la station thermale et dont les bénéfices de la vente iront au magazine « Rose » et à la lutte contre le cancer du sein.

Tout au long de cette belle journée, les Ornais de Paris ont ainsi pu apprécier le cadre de vie et les […]

Un nouveau départ pour le Haras du Pin ?

Ce matin, nous avons accueilli le Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll au Haras du Pin qui constitue un symbole très fort de la filière équine française.

La grande question que chacun se pose aujourd’hui est de savoir quel destin sera donné à ce Haras, dès lors que la dimension étalonnage est devenue résiduelle.

LeHarasDuPin

De nombreuses activités y sont menées ainsi qu’en témoigne le site Internet que je vous invite à visiter.

De nouvelles activités doivent cependant s’y greffer et le domaine nécessite cependant une totale réhabilitation.
Le Conseil Régional, par la voix de son Président Laurent Beauvais, et le Conseil Général de l’Orne, par la mienne, se proposent conjointement de prendre la main afin de donner un nouveau départ au Haras du Pin, avec la même ambition que celle portée lors de la création.

Pour y parvenir, les deux collectivités locales ont besoin de pouvoir agir ensemble, conjointement et solidairement, ce qu’elles savent parfaitement faire.

J’ai, pour ma part, depuis l’origine, toujours indiqué que le partenariat local était facile, mais qu’il devenait administrativement lourds et coûteux lorsqu’il inclut l’Etat dans ses différentes composantes.

C’est pourquoi le cadre juridique à choisir doit conférer les pouvoirs aux collectivités locales et maintenir l’Etat dans son rôle régalien de garant d’une politique publique ayant la confiance de l’Etat, et que le Haras, par la présence de Commissaires du Gouvernement, puisse, en permanence, attester de la portée nationale et internationale du Haras.

Ceci implique par évidence : le transfert du Domaine, le maintien des chevaux et évidemment des personnels, ressources clés pour qu’une stratégie équine ambitieuse soit enfin engagée.

La parole du Ministre était positive puisqu’il a clairement affirmé qu’il ne craignait pas la décentralisation comme moyen d’action publique.
S’il la décide, il rentrera dans l’histoire car il sauvera une grande histoire équine […]

30 ans ! Longue vie à la Revue Française des Finances Publiques !!!

Nous avons été nombreux hier soir, à la Maison de l’Amérique Latine, à partager une belle émotion pour fêter le 30ème anniversaire de la Revue Française de Finances Publiques, plus connue sous son acronyme célèbre dans les FIPU : La RFFP !

RFFP2Bernard Cazeneuve nouveau Ministre du Budget nous a fait la très heureuse surprise de sa présence afin de marquer solennellement l’importance qu’il accorde, dans ses hautes fonctions, à la Revue. Notre Premier Président de la Cour des Comptes Didier Migaud était également présent, ainsi que de très nombreuses personnalités éminentes du monde des finances publiques.

Nous avons pu rendre l’hommage mérité au Professeur Michel Bouvier et Marie-Christine Esclassan ainsi qu’à leur équipes pour ces 30 années.Pour avoir fait vivre cette publication comme une revue de recherche, d’expression, une sorte de précipité d’intelligence collective, de production de savoir, mais aussi de liberté en évitant le mode convenu des affaires publiques.

J’ai pour ma part, à cette occasion formulé deux vœux :

  1. Le 1er : que Michel continue à impulser dans la revue une vision d’ensemble des finances publiques. Qu’il continue à nous nourrir de l’idée que ces finances sont un système composé d’administrations dont l’interaction, pour ne pas dire l’enchevêtrement, ne peut être décrypté qu’en ajoutant une approche systémique à l’approche analytique actuelle. Cette approche n’existe ni dans l’Exécutif, ni au Parlement, ni dans les Institutions, la Revue doit être le lien qui y veille au moment où nous n’avons jamais été aussi dépendants d’autres pays et au moment où en infra national, les enchevêtrements n’ont jamais été aussi complexes.
  2. Le 2nd vœux est que la Revue soit un exemple d’ouverture sur le monde afin qu’elle rayonne le plus largement possible et nous devons trouver les moyens de publier aussi en anglais la moitié de sa production, ce qui […]

Normes : revue de presse du 3 juin

D’où viennent les normes ? Qui les rédige ? Dans cette revue de presse que nous vous avons préparée avec mes équipes, vous saurez tout ou presque sur la petite fabrique à textes.

Nous attendons vos réactions et commentaires.

25 logements inaugurés et baptême de rues au nom de grands comiques français.

Ce Samedi 1er juin 2013, je me suis rendu à Tourouvre pour l’inauguration de 25 nouveaux logements sociaux (20 maisons individuelles et 5 appartements) d’Orne Habitat, l’office public de l’habitat de l’Orne, que le Département de l’Orne a soutenu financièrement.

Le beau temps était de la partie et la bonne humeur au rendez-vous.En effet,nous inaugurions, en présence des familles et proches des artistes disparus, les nouveaux noms de rue, des noms d’humoristes bien connus et chéris des Français : Francis Blanche, Bourvil, Coluche et Alphonse Allais.Cette très belle initiative du Conseil municipal de la commune et de son maire Guy Monhée est de nature à donner le sourire aux Ornais de naissance comme de cœur !

IMG_2632Les logements sociaux concernés, construits en briques et bois et classés BBC, ont une architecture proche du modèle bioclimatique (isolation renforcée, exposés au sud, chaudière à condensation…).

Situés dans le nouveau quartier Louis de Funès (inauguré le même jour), ces maisons individuelles sont une très belle opération de revitalisation de nos communes rurales dont mon ami Guy Monhée, maire de Tourouvre, président de la communauté de communes du Haut Perche, président d’Orne Habitat, conseiller général du canton de Tourouvre et vice-président du Conseil général a eu l’initiative.

Ce nouveau quartier est un bel exemple de la qualité de vie que nous avons dans l’Orne. Car si le logement n’est pas une de ses compétences obligatoires, le Département s’engage depuis très longtemps dans ce domaine qui touche tout autant à l’humain qu’au développement économique de nos territoires ruraux. Pouvoir proposer dans l’Orne une offre de logement de qualité, c’est enclencher une dynamique positive pour nos territoires ruraux que nous dotons de services publics d’excellence et de proximité.

La France et l’Europe : le syndrome du Titanic !

Les réactions outragées de la France suite aux recommandations de la Commission européenne font penser au naufrage du Titanic. Le signalement d’icebergs indiffère le Commandant. Nous sommons les blocs de glace dérivant sur la mer de s’éloigner, et de veiller pour l’avenir à ce qu’ils ne se détachent plus des glaciers polaires. Nous tenons pour négligeables les conditions climatiques, la météo du moment, la force du vent, l’agitation de la mer, rien ne doit retarder la volonté d’une traversée triomphale, ni perturber la belle musique anesthésiante jouée par l’orchestre sur le pont à l’oreille des passagers naïfs et candides. L’opérateur radio répond « Dégagez, taisez-vous ». Débranchez votre radio et dormez. Une voie d’eau importante est ouverte sous la ligne de flottaison, mais qu’importe puisque personne n’a à nous dicter ce que nous avons à faire.

Titanic

La Commission européenne, comme pour tous les autre Pays, ne fait que nous alerter sur l’équivalent des règles de sécurité maritime, elle nous signale que la vitesse de nos dépenses est trop rapide comparée à celle de nos recettes, que les conditions de navigation que nous nous étions fixées à nous-mêmes ne sont pas respectées et qu’il en résulte un risque de naufrage pour nos propres passagers mais aussi pour ceux des autres pays.

Nous nous drapons dans notre vaniteuse dignité en ignorant avec superbe les lois les plus élémentaires de la simple réalité. On peut croire que la calotte glacière financière rattrapera les nouveaux icebergs détachés, que le vent contraire de la croissance se retournera par peur de nos rodomontades, et que les recettes jailliront à la demande pour couvrir l’accroissement des dépenses que nous ne savons pas maitriser.

Mais on ne peut tout de même pas reprocher à la vigie que nous avons choisie de nous cacher les […]

Pour l’instauration d’un principe de « réglementalité » !

Oui, je sais vous me direz que le mot n’existe pas, que ce n’est pas sans raison, et qu’il va encore falloir assimiler un concept de plus.

Certes, mais si tout le monde sait ce qu’est la « réglementation » car ceux qui ne le savent pas ne peuvent pas être Français, il y aurait beaucoup d’avantages à ce qu’un principe de « réglementalité » soit institué pour précisément conjurer le mauvais sort fait à la France à cause d’une prolifération mortelle de réglementation.

imageNotons qu’il existe déjà le principe de constitutionnalité, celui de conventionalité, celui de légalité. Curieusement, celui de « réglementalité » n’existe pas. Le pouvoir réglementaire peut donc abuser de ses droits en permanence sans que personne ne puisse s’y opposer.

Ce risque n’est pas théorique, puisque c’est ce qui se produit tous les jours ! Les Préfets reçoivent 320 pages de circulaires par jour ouvré qu’ils doivent imposer aux collectivités locales et aux Français. L’état de droit ou la primauté du droit oblige toute personne publique ou privée à se soumettre au respect du droit, et en premier lieu « la puissance publique ». Oui, la puissance publique est soumise au droit, contrairement à ce qu’elle croit sans doute. Le respect de la hiérarchie des normes constitue l’une des plus importantes garanties de cet état de droit. Or, les compétences des différents organes de l’Etat doivent être précisément balisées et les normes qu’ils édictent ne sont opposables qu’à condition de respecter l’ensemble des normes de droit supérieures. Au sommet figure naturellement la Constitution, suivie des engagements internationaux, puis la loi. Cet ordonnancement juridique s’impose à l’ensemble des personnes juridiques. L’Etat pas plus qu’un particulier ne peut méconnaître ces principes sauf à encourir une sanction juridique notamment dans l’exercice de son […]

EHPAD de Putanges-Pont-Ecrepin : des valeurs et des êtres

Le Journal de l’Orne paru cette semaine fait état de l’avancée de la construction de l’EHPAD de Putanges-Pont-Ecrepin. Cet établissement est géré par l’association Pierre Noal.

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Je profite de ce coup de projecteur sur la maison de retraite de Putanges pour remercier et féliciter Jean-Pierre Blouet dont je connais la ténacité et la détermination et sans lequel nous n’y serions pas parvenus. Pour remercier son Conseil d’Administration et sa Présidente, toute l’équipe, les élus de Putanges et son Maire Jacques Martineau, et tous ceux qui ont permis que ce beau projet aboutisse. Dans un délai très court, volontés et énergies se sont rassemblées pour obtenir les financements nécessaires et mener à bien cette opération attendue depuis 20 ans par les habitants.

La maison de retraite de Putanges-Pont-Ecrepin qui prend forme, c’est l’engagement numéro 1 pris devant les habitants avant mon élection qui devient réalité. Après beaucoup d’autres, c’est une promesse tenue avec une ouverture prévue dès 2014.

Mais la maison de retraite de Putanges, ce sont aussi des valeurs ! Celles que nous a léguées le fondateur de l’association, le Docteur Pierre Noal. J’ai pour celui qui fut aussi mon beau-père la plus grande admiration et une profonde affection. En créant cette association, il a voulu donner toutes leurs chances aux territoires ruraux et prouver qu’ils pouvaient être l’écrin d’établissements de soins d’excellence, rivalisant avec ceux des grandes villes. Il a porté des idéaux d’exigence et de solidarité que nous avons tous en partage et cet EHPAD à naître leur est ô combien fidèle. La noblesse de la politique c’est quand elle laisse des traces profondes, fécondes et longues derrière soi.

Hommage à Guy Carcassonne

Guy Carcassonne nous a quitté si vite. Tellement trop vite. Nous n’avons pas eu le temps de lui dire assez combien il nous était précieux, par sa liberté, sa lucidité, sa simplicité. Son indépendance d’esprit dans un monde si convenu. Je conserve le souvenir d’un mail qu’il m’avait envoyé suite à une question où je l’invitais à me répondre confidentiellement par ne pas le gêner. Il m’avait répondu : « Je n’ai, rassurez-vous, aucun problème de confidentialité : ce n’est quand même pas contraire à la probité ou à l’honneur de réfléchir avec vous… ». C’était lui. 

Carcassonne Guy

Sa disparition si soudaine me crée soudain un remord. Il était venu, au Sénat, en 2005 me consulter avec mon ami Philippe Manière, alors DG de l’Institut Montaigne, sur son idée de créer « un Contrôleur Général des dépenses publiques ». J’avais exprimé des doutes sur le bien-fondé de cette création, estimant, à tort, à l’époque, que le corps politique saurait comprendre, à la veille de l’application de la LOLF, que la fuite en avant, face aux déficits et à la dette, finirait pas cesser. Je me suis trompé. La situation est aujourd’hui pire qu’en 2005 . Son idée était bonne. Avoir une autorité, placée auprès du Parlement -dont il aurait permis de revaloriser le rôle-, aurait réalisé un contrôle assidu sur les administrations sociales, locales et d’Etat, en complément de celui de la Cour, laquelle intervient ex-post. Cette idée garde donc toute son actualité et témoigne du caractère visionnaire de sa pensée.. En hommage à sa mémoire, vous pouvez la lire sur le site de l’Institut Montaigne. Guy nous lègue l’image d’un homme dont l’intelligence et l’imagination font vivre […]

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