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L’Art d’être différent : histoires de handicaps a reçu le prix handi-livre 2015.

  Le livre « l’Art d’être différent : histoires de handicaps » publié en janvier chez Erès a reçu mardi dernier le prix handi-livre 2015. Ce prix consacre le talent de Blandine Bricka. Paul K en parle parfaitement : "C'est un livre que je trouve vraiment remarquable, profondément humain et qui devrait contribuer à faire reculer les préjugés en matière de handicap. Cinq jeunes adultes (25 à 45 ans) atteints d’un handicap physique inné ou acquis s’entretiennent avec l’auteur, Blandine Bricka, et racontent à tour de rôle leur parcours de vie sans éluder aucune question, même les plus difficiles. C’est passionnant et ça se lit comme un (très bon) roman. Sans aucun pathos et loin de tout registre compassionnel, il y a là un témoignage intelligent, sensible et d’une grande authenticité sur le handicap, la souffrance, la peur et la violence du regard (des autres et de soi) qu’il suscite. Mais aussi, et peut-être surtout, il s’agit d’un livre optimiste, généreux, qui montre les incroyables ressources d’énergie et d’inventivité déployées par ces cinq personnes attachantes pour ne pas se laisser réduire à leur handicap et vivre, en dépit de tout, des vies pleines, riches, et même heureuses. C'est un livre que je recommande à tous !"(Paul K…) L’ouvrage a reçu le Prix de la meilleure œuvre 2015 dans la catégorie « biographie », attribué dans le cadre de la 10e édition du Prix littéraire Handi Livres à Beaubourg. L'Art d'être différent : histoires de handicaps

By | 2017-03-13T11:24:35+00:00 29 novembre 2015|Fiches de lecture|0 Comments

Le projet de Schéma de coopération intercommunale nous a été dévoilé ce soir.

La Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) s’est réunie ce lundi soir 12 octobre, dans les locaux de la Préfecture à Alençon, sous la présidence de Madame le Préfet. L’objet de cette réunion était la présentation du projet de Schéma de coopération intercommunale de l’Orne (SDCI). Il sera maintenant soumis pour avis aux communes, EPCI et syndicats mixtes qui auront un délai de 2 mois pour se prononcer. C’est à l’issue de cette consultation que la CDCI aura à délibérer sur le schéma. Voici le plan qui nous a été remis.  

By | 2017-03-13T11:24:41+00:00 12 octobre 2015|Collectivités Locales, Orne|0 Comments

France, que fais-tu de tes enfants ?

Hier, nous traitions de l’expatriation qui a augmenté de 40% chez les hauts revenus, suite à l’article paru dans Challenges. Cet après-midi, c’est Le Figaro qui publie un autre article pour souligner combien l’hémorragie frappe notre jeunesse puisque 28% d’entre elle envisage son avenir professionnel à l’étranger. Après et avant d’autres collègues parlementaires, j’avais essayé, alors que le mal était moins profond, de connaitre le profil des expatriés puisqu’ils doivent tous, avant de partir, remplir un « exit » fiscal. Il n’a jamais été possible d’atteindre la transparence, ce qui montre combien nos pouvoirs publics d’hier comme d’aujourd’hui refusent de regarder la réalité en face. Le discours politique classique, hypocrite jusqu’à l’extrême, consiste à stigmatiser ceux qui partent. Comme s’il s’agissait de mauvais français. Egoïstes. Inciviques. Presque traitres à la patrie. Mais, serait-il irrespectueux de demander si le problème n’est pas surtout que nous avons de « mauvais gouvernants » ? Comment ne parviennent-ils pas à s’interroger sur leur performance, puisque leur ressource humaine jeune, formée et dynamique quitte le Pays pendant que, massivement, entrent clandestinement une autre qui ne trouve pas d’accueil ailleurs ? Voilà longtemps qu’avec d’autres, je plaide contre la bureaucratie, l’absence de liberté d’entreprendre, le gaspillage massif d’argent public, l’excès d’impôts et de charges, le harcèlement administratif. Au prix d’être mal vu par les partis qui vénèrent leurs saints. Rien n’y fait. Je n’adhère pourtant à aucune idée extrémiste qui, de droite comme de gauche, s’abandonne à des solutions totalement irréalistes et pire encore que celles offertes par les partis dits de gouvernement. Au plus sincère de moi-même, je pense que le cancer de notre Pays, c’est la démagogie des politiques et la crédulité complice de ceux qui les écoutent. A la vérité, ils n’ont rien compris, ou n’ont pas voulu comprendre, la nouvelle donne mondiale en cours de distribution. Si nos [...]

By | 2015-08-25T11:12:39+00:00 7 août 2015|Politique|1 Comment

Les gouvernements sont irrémédiablement fâchés avec leurs dettes.

  La dette publique… ou l’histoire d’un éternel recommencement C’est une constante de l’histoire, depuis que les gouvernements existent : ils sontirrémédiablement fâchés avec leurs dettes. Tous les Etats ont connu des problèmes de dette publique. Pis, quelle que soit la région du monde, les défauts de paiement des Etats endettés sont plus fréquents statistiquement que le remboursement à la date prévue ! S’agissant de la Grèce, elle a été, depuis son indépendance en 1830, plus d’une année sur deux en situation de défaut et de rééchelonnement de sa dette. Elle a connu six défauts souverains. En observant l’histoire, le défaut grec actuel apparaît cependant singulier car les pays développés ne faisaient plus défaut depuis les années 1980.Ce funeste privilège étant réservé aux pays en développement, notamment en Amérique latine (songeons à l’Argentine, qui totalise cinq défauts depuis 1982) ou aux pays les moins avancés, en Afrique ou en Amérique du Sud. Pour lire l'histoire des dettes publiques : cliquez ci-dessous. La dette publique ou l'éternel recommencement lundi 27 juillet

By | 2015-08-02T13:42:47+00:00 28 juillet 2015|Economie & Finances, Europe|1 Comment

S’interdire que la Grèce devienne le 2ème Munich de l’Europe.

  Les atermoiements de la Grèce pour accepter un accord avec ses créanciers mettent à l’épreuve la capacité de l’Europe à affirmer son autorité pour faire respecter les règles qu’elle s’est fixée. Céder au chantage des Grecs, au motif que leur défaut pourrait entrainer une nouvelle crise systémique, constitue un encouragement à la flibuste, une prime au passager clandestin, une invitation à l’aléa moral. Il se trouvera de nombreux experts pour expliquer qu’une sanction infligée à la Grèce pénaliserait toute l’Europe. Probablement. Mais l’inverse serait pire encore. Quel système financier pourrait survivre à un comportement irresponsable de l’un de ses membres dans une relation de solidarité ? Quand un emprunteur augmente sciemment sa prise de risque avec le sentiment que ses garants n’auront pas d’autres solutions que de le couvrir, sauf à s’enfoncer eux-mêmes, il est urgent de l’exclure, quel qu’en soit le prix. A défaut, les prêteurs de tous les autres ne croiront plus dans la fiabilité du système comme organisation responsable. Du reste, la seule parade à l’aléa moral, lors de la création de l’Euro, a été le pacte de stabilité. En neutraliser l’application serait démontrer son caractère virtuel. Pour avoir été rapporteur au Sénat de l’instauration de l’Euro, je me souviens parfaitement de ce point essentiel. Tout système de solidarité indéfinie, tacite ou réel, impose une discipline individuelle sans concession. A défaut il se délite. Le talon d’Achille de l’Europe est son introuvable gouvernance. Y ajouter une autorité évanescente serait un incommensurable danger. Les dirigeants qui auront demain à décider des mesures à prendre feraient bien de méditer les leçons des accords de Munich en 1938. Certes, la situation était bien différente, et ce n’était pas la monnaie qui était en jeu, mais la paix. Nous l’avons voulue à tout prix cette paix. Nous avons eu la guerre. [...]

By | 2017-03-13T11:24:58+00:00 21 juin 2015|Economie & Finances, Europe|0 Comments

In memoriam Egidio Fumagalli.

  Jeudi matin, nous avons accompagné jusqu’à sa dernière demeure notre ami Egidio Fumagalli, ancien Maire de Cerisé et Vice-président de notre Communauté urbaine d’Alençon. Mes collègues élus et notamment Patrick Cousin, Maire qui lui a succédé, m’ont proposé de prononcer l’éloge que nous avons souhaité lui rendre en témoignage de notre attachement, de notre affection et de notre fidélité. Egidio avait été d’un soutien précieux lorsqu’il avait fallu avoir l’audace de transformer notre district urbain en communauté urbaine. La solidité inébranlable de sa personnalité et la confiance absolue que je lui portais m’avait conduit à lui confier une délégation générale de signature. Il en avait résulté pour lui 173.100 signatures. Scrupuleux jusqu’à la perfection, il les comptait, tant il en mesurait l’importance. Il accomplit cette lourde tâche avec une délicieuse bonne humeur. Il était un homme profondément intègre, juste et équitable. La droiture de son caractère nourrissait l’estime et l’affection qu’on lui apportait. L’œuvre d’Egidio, cette page de l’histoire de Cerisé et d’Alençon écrite à l’encre de sa bienveillance, de son humanité, nous guidera et nous encouragera longtemps sur le chemin de l’avenir. Vous pourrez lire ici son éloge : Eloge à la mémoire de Egidio Fumagalli version 30-04-2014

By | 2017-03-13T11:25:02+00:00 2 mai 2015|Communauté Urbaine|0 Comments

Les Maires, les dotations et les dépenses d’Etat.

Acteurs publics, l’un des meilleurs organes d’information des relations financières entre l’Etat et les collectivités locales, nous informe que le Premier Ministre a laissé peu d’espoir aux représentants de l’Assemblée des Maires de France pour obtenir une atténuation des mesures annoncées en matière de baisse des dotations des collectivités locales. Je n’en suis pas surpris car, depuis le début, je n’ai pas le sentiment qu’il s’agisse d’une décision vraiment choisie, mais plutôt d’une décision incontournable. La quasi-totalité des dépenses de l’Etat est parvenue à un niveau de rigidité tel que le choix politique se résume à la manière de communiquer. Comme le gouvernement ne se décide pas à s’attaquer aux dépenses de transfert aux ménages, il agit sur les transferts aux collectivités, puisque celles-ci ne votent pas. Ou elles ne voteront pas d’ici les prochaines élections sénatoriales. Les précédentes ont d’ailleurs renversé la majorité socialiste à la Haute Assemblée. Par nature indépendant dans mes analyses et mes propositions, je ne considère toujours pas que la bataille pour les dotations soit la plus prometteuse, car il est toujours facile d’accuser les collectivités de dépenser trop, dans un contexte où la présentation des comptes ne permet pas de savoir qui décide de la dépense locale. Et le seul combat qui vaille, et c’est celui que je m’épuise à mener, bien seul, depuis 10 ans est d’obtenir enfin une analyste précise, auditable et auditée des relations financières entre l’Etat, la protection sociale et les collectivités locales, afin de pouvoir mettre en œuvre le principe du « qui commande paie » ! Alors, les rendez-vous à Matignon prendraient une toute autre orientation, il ne serait plus question d’aller supplier le Premier Ministre pour lui demander s’il veut bien nous faire la faveur de ne pas réduire nos dotations, mais nous viendrions lui présenter la [...]

By | 2017-03-13T11:25:14+00:00 5 mars 2015|Collectivités Locales|0 Comments

Je me sens imprégné de la même audace qu’il y a 20 ans.

"La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline" disait John Fitzgerald Kennedy. Chacun se réjouit aujourd’hui que nous soyons en Communauté urbaine. Peu se souviennent dans quelle condition elle est née. La lecture du procès-verbal du conseil de district en date du 12 décembre 1996, décidant de sa transformation en communauté urbaine, en traduit fidèlement les tourments. Ce rappel n’a pas d’autre but que de nous demander, en conscience, si nous aurions la même audace aujourd’hui ? Je n’en suis pas sûr. Et pourtant ! La période d’incertitudes, de doutes, d’hésitations que nous traversons doit être celle des audacieux. C’est pendant ces époques qu’il faut oser. Avoir l’audace des sommets. En nous interdisant les visions frileuses et chétives. C’est ce qui aiguise mon envie dans cette élection départementale. Je me sens imprégné de la même audace qu’il y a 20 ans. Plus encore peut-être, tant l’expérience éclaire sur les risques inutiles à éviter, et sur ceux féconds qui méritent d’être pris. Inventer de nouvelles alliances. Unir des territoires communs. Mutualiser les fonctions. Réaliser des économies d’échelle, au lieu d’additionner des distances qui éloignent les habitants des centres de décision les concernant. Lever le rideau de l’avenir, dessiner le futur, voilà le job des élus modernes. Transmettre le pouvoir aux générations montantes afin de leur permettre d’écrire leur propre histoire. Les accompagner le temps nécessaire. Oui, la politique est noble lorsqu’elle consiste à ce que les familles aiment à faire pour leurs enfants. Rejoignez-nous dans cette vision, et les 22 et 29 mars prochains un nouveau conseil départemental audacieux naitra. Cliquez là pour lire le Procès-verbal de la séance de district du 12 décembre 1996. Et merci de réagir à la vidéo en ligne.  

By | 2017-03-13T11:25:15+00:00 25 février 2015|Orne|0 Comments

Des élections pour décider de l’avenir des départements.

Nous sommes à 26 jours des élections, désormais dénommées « élections départementales ». Elles décideront de l’avenir de nos départements. Leur suppression voulue par le gouvernement, combinée avec l’élargissement des régions, signerait la dissolution de notre territoire dans un vaste ensemble qui l’engloutirait, sans que les Ornais puissent faire entendre leur voix. Nous avons besoin d’un Conseil Général fort pour faire le poids dans les choix cruciaux à venir. Je m’engage à fond dans cette bataille pour résister, combattre, partir à la conquête des projets qui nous sont dus. Puis, je veux aussi transmettre à la jeune génération le beau legs que nous avons constitué tous ensemble depuis un quart de siècle. Car notre département a été bien géré et solidement équipé.    

By | 2017-03-13T11:25:16+00:00 24 février 2015|Orne|1 Comment

Attentat au siège de Charlie Hebdo : Une lâcheté indicible.

  Indignation et soutien aux familles. Nous sommes tous choqués, indignés, révulsés par cet attentat dont le siège de Charlie Hebdo a été la cible. Si la liberté, la démocratie sont ainsi bafouées, pensons aussi aux familles des victimes, et exprimons-leur notre soutien et notre solidarité. Cet acte terroriste est d’une lâcheté repoussante. D’une violence inqualifiable. Aucun de nous ne doit manquer pour défendre les valeurs de la République et les droits fondamentaux qui en sont le fondement. Sans liberté de la presse il n’est pas de démocratie. Les repères qui assurent la stabilité et la continuité de notre République doivent plus que jamais être affirmés et défendus. Le combat pour la liberté est celui de tous. Les drapeaux de notre collectivité seront en berne demain 8 janvier 2015.

By | 2017-03-13T11:25:18+00:00 7 janvier 2015|Réflexion|2 Comments

Vœu pour une année de la simplicité

  S’il est un vœu communément partagé par tous les Français, c’est celui d’un Pays plus simple, moins technocratique, moins bureaucratique. Promettons-nous de ne jamais renoncer, tout au long de l’année, à maintenir la pression pour en finir avec le déluge de normes qui s’abattent sur nous, chaque jour davantage. Il n’existe aucune fatalité pour que la France reste un Pays engoncé dans la complexité. Mon rêve, pour cette année 2015, annoncée comme si rude, serait d’en faire l’année de la simplicité. De nombreux handicaps tiennent à la conjoncture, à l’histoire, à la géographie, aux tourments du monde. Mais personne ne nous oblige à compliquer ce qui pourrait être simple. Nous savons que l’Etat de droit est précieux pour la société. Mais nous ne voulons plus que cela devienne le seul et unique but de la vie de nos collectivités. Nous n’avons pas assez d’amour pour le droit, les arrêtés, les circulaires, et autres productions normatives pour en oublier la vie de nos familles, de nos entreprises, de nos communes. S’il fallait un jour devoir choisir entre le droit et la survie de notre civilisation, mon choix, pour ma part, est fait. Il ne sera pas celui de devenir un robot téléguidé par des technocrates en mal d’occupation. En toute chose, il faut savoir raison garder. En ce domaine comme dans tous les autres, c’est pourquoi je maintiens mon vœu de faire de 2015, l’année de la simplicité comme premier remède à la crise.  

By | 2017-03-13T11:25:19+00:00 3 janvier 2015|Politique|0 Comments

Audition par la Commission du développement durable du Sénat

La commission du développement durable du Sénat, par la voix de son Président le sénateur Hervé Maurey, m'a sollicité pour être auditionné en tant que Président du Conseil national d'Evaluation des Normes afin de rappeler l'histoire de la CCEN et du CNEN, et les pistes qui me paraissent indispensables à suivre afin de freiner la machine normative française. S'agissant du traitement du stock de normes, le CNEN ne peut, à lui seul, réaliser cette action. C'est pourquoi, j'ai préconisé une procédure de déclassification des normes existantes, réalisée par les administrations elles-mêmes. Je reviendrai plus longuement sur cette mesure à l'occasion d'un prochain billet. Par ailleurs, un bon exercice sur l'évaluation consisterait en la systématisation d'évaluations ex-post, par exemple à partir des études d'impact annexées aux projets de loi ou aux textes réglementaires soumis au CNEN, afin de repérer des écarts de prévision et les marges d'amélioration de ces évaluations préalables. Enfin, je me réjouis que mes anciens collègues sénateurs aient soulevé la question du principe du prescripteur-payeur sans lequel les administrations centrales continueront à prescrire des règles dont les dépenses qu'elles engendrent s'imputent dans les comptes des collectivités locales et non dans leurs propres comptes. Je me réjouis que le Sénat, et plus particulièrement la Délégation aux collectivités territoriales aient fait de ce sujet une priorité à l'occasion du Congrès des maires et me réjouis d'avance de la collaboration et du travail que nous allons pouvoir entreprendre ensemble. Retrouvez ici le compte-rendu de l'audition ainsi que l'interview réalisé par Public Sénat.  

By | 2014-12-16T12:41:17+00:00 15 décembre 2014|CNEN|0 Comments

Notre réforme territoriale inquiète même nos voisins !

    La France s’est inscrite au concours mondial des réformes ingénues. Habituellement, ce sont les affreux conservateurs qui sont réputés s’opposer à toute réforme. Parmi eux, et au premier rang, on compte bien entendu les collectivités locales, et pire encore, les élus locaux. La géniale réforme territoriale, pourtant conçue dans les laboratoires les plus savants au cœur de Paris mais concernant la France rurale, ne faisait pas en France l’objet d’applaudissements nourris, à la surprise de l’intelligentsia technocratique. C’est vrai, notre élite ne méritait pas un Peuple aussi frustre. Pas de chance, cette réforme inquiète même nos voisins allemands ! Un comble. Les lander allemands expriment leur inquiétude au regard du redécoupage des régions françaises nous révèle Acteurs Publics. Cela étant, on peut les comprendre puisqu’il existait des liens de proximité et des échanges transfrontaliers bâtis entre territoires limitrophes. Alors gageons que ces Teutons n’ont vraiment rien compris ! Nous, en France, on ne réforme pas pour faire mieux, mais souvent pour faire pire ! C’est un choix. Original en plus. Les autres n’y avaient jamais pensé. Nous, nous avons l’élite la plus intelligente du monde. Plus intelligente que toute l’intelligence du monde. C’est donc le monde qu’il faut changer ! En attendant qu’il s’y mette enfin, continuons notre chemin de croix de la réforme territoriale, inspirée des œuvres du Sapeur Camembert. Vous dépensez trop. Qu’a cela ne tienne, nous allons vous changer de comptes. Vous émargiez sur le compte des départements, vous émargerez désormais sur le compte des régions. Cela changera quoi ? Rien, mais au moins nous aurons fait une réforme. Puis comme le mot est un peu usé, nous l’appellerons « réforme structurelle ». Quel beau mot me disait mon voisin. C’est fou ce qu’ils sont instruits. Oui. Dommage qu’ils ne soient pas compris. Il est vrai que nous non plus, nous [...]

By | 2014-11-27T05:00:16+00:00 26 novembre 2014|Collectivités Locales|0 Comments

Faire des élections cantonales un référendum pour ou contre les départements.

  Malgré des propos apaisants, sans doute pour endormir notre vigilance, le gouvernement poursuit imperturbablement son chantier de destruction de nos départements. Seul le Parlement pourra l'arrêter. A défaut, il faudra saisir le Conseil Constitutionnel pour qu'il le fasse. L'examen par le Sénat de la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale en est un bel exemple. L'exposé des motifs n'a pas varié d'un iota, il comporte la mention « un débat pourra s’engager sereinement sur les modalités de suppression des conseils départementaux à l’horizon 2020, pour aboutir à une révision constitutionnelle avant cette date » Ensuite, les articles organisent la fameuse "dévitalisation" annoncée en retirant aux départements les missions qu'ils ont si bien accomplies, depuis les lois de décentralisation, en matière de réseau routier, de collèges, de transports ou autres, Tant sur le fond que sur la forme, cette méthode est inacceptable et le Parlement a le devoir de la rejeter. Le vote de chaque parlementaires sera d'ailleurs à scruter à la loupe. Sur le fond, la collectivité territoriale départementale est la matrice de vie en société sur 90 % du territoire métropolitain. Elle doit donc être préservée. Si les 10% qui n'en veulent plus souhaitent un régime particulier, donnons-le leur ! A noter que le mythe métropolitain est un leurre démocratique puisqu'il ne s'agit nullement d'une collective dotée de ses attributs démocratiques mais d'un simple établissement public. Entre les 36.000 communes et les 13 nouvelles régions, comment peut-il être sérieusement envisagé de créer un vide démocratique aussi sidéral ? Entre 36.000 corps électoraux et 13, un invraisemblable vide démocratique est creusé. Qu'on se le dise : toutes les autres structures intermédiaires, dont on nous rebat les oreilles, ne sont pas des collectivités disposants de droits constitutionnels établis. Avec des droits démocratiques éprouvés au bénéfice des citoyens. Enfin, les familles [...]

By | 2017-03-13T11:25:19+00:00 25 novembre 2014|Collectivités Locales|0 Comments

La réforme territoriale pourrait finir en désastre.

  La France doit démontrer qu’elle est capable de réaliser des réformes. Il n’a jamais été attendu d’elle qu’elle s’enfonce, pour ce faire, davantage encore dans le puits sans fond des dépenses publiques et qu’elle s’étouffe définitivement dans le carcan kafkaïen ficelé par sa bureaucratie parisienne. L’Etat est devenu l’homme malade de l’action publique. Voilà qu’il se mêle de vouloir réorganiser les collectivités locales, alors qu’il n’est même plus capable d’être présent activement sur leur territoire. Il les livre à la vindicte alors qu’il les accable de normes et d’obligations ruineuses. Dans sa précipitation, le gouvernement en oublie la Constitution, coupe, retranche, recolle, et répand l’incertitude. Partie comme elle est, la réforme territoriale pourrait finir en désastre. Comme le pire n’est jamais sûr, il est sans doute encore possible d’imaginer l’éviter. Cela suppose de restaurer d’urgence un dialogue sincère, une confiance mutuelle, et surtout ramener chacun à une grande humilité pour reconnaitre que certaines orientations n’étaient pas bonnes, parce que trop couteuses, et pour certaines contraire à l’intérêt général. Il reste peu de temps pour remettre cette réforme sur de bons rails. L’article intitulé « La réforme territoriale peut finir en désastre » s’y essaie. Cliquez-là ! Vos commentaires seront les bienvenus. La réforme territoriale peut finir en désastre

By | 2017-03-13T11:25:20+00:00 2 novembre 2014|Collectivités Locales, Non classé|1 Comment