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CUA/ville d’Alençon : Respectons les fondamentaux.

Les querelles politiques sont désastreuses pour les élus, leur image comme celle de leurs fonctions et sont destructrices pour les Institutions. Et pourtant elles dominent dans l’opinion publique les vrais enjeux et supplantent l'attention sur les dangers qui menacent directement notre population. Personne ne peut cependant se permettre de donner la moindre leçon, puisque chacun se trouve pris, un jour ou l’autre, dans la spirale du ridicule. Pour ce qui concerne l’actualité relative à la santé de nos concitoyens, à la présence médicale, j’insiste pour préciser que je me refuse totalement à m’immiscer dans les affaires internes de la majorité municipale. Il y aurait beaucoup à dire sur le fonctionnement des majorités dans de nombreuses assemblées. Je m’éviterai donc l’incongruité de mettre mon grain de sel, là où je ne siège pas. Si je suis intervenu dans la presse Ouest-France Alençon, c’est pour témoigner solennellement des principes fondateurs de la Communauté Urbaine. Je me crois légitime pour le faire puisque c’est moi qui les ait posés. Ces principes sont comme une Constitution pour une Nation. Ils sont la garantie que le consentement, l’adhésion des communes à un moment de l’histoire n’a pas été viciée par des engagements qui seraient non tenus ensuite. Je publie à l’appui de cette introduction les débats de la transformation du District Urbain en Communauté Urbaine. La création de celle-ci était une chance inouïe. Nous n’avions que peu de jours pour en décider. Certaines communes étaient réticentes de voir, par cette transformation, la ville d’Alençon recevoir des pouvoirs qui ne lui avaient pas été consentis lors de la fondation du District. Pour vaincre les résistances ou les hésitations, je m’étais personnellement engagé pour que « Jamais » la ville centre ne puisse imposer seule ses vues au sein de notre Communauté Urbaine. Ne pas respecter cet engagement [...]

By | 2018-10-23T15:23:31+00:00 23 octobre 2018|Alençon, Communauté Urbaine|0 Comments

L’éloge de la simplicité

Après avoir labouré le champ de la gentillesse, puis celui de l’humilité, jetons notre regard sur la simplicité, tant ces trois qualités constituent entre elles une trilogie d’humanité. N’est pas simple qui veut. Encore moins celui qui fait semblant. La simplicité est une forme de grâce naturelle inspirée de l’humilité et qui s’appuie sur une réelle solidité personnelle, une forte maturité, et une grande lucidité. Elle permet d’observer le théâtre de la vie comme il est, sans s’enivrer d’attentes impossibles, d’ambitions démesurées ou désespoirs inconsolables. Elle rend paisible, car celle ou celui qui la possède en est le premier bénéficiaire. Elle révèle une forte capacité à s’adapter à toutes les situations, à s’accepter dans ses limites, à rester fluide pour laisser se projeter sa spontanéité. L’apparence joue un rôle important car immédiat mais durable. Une personne simple ne se dissimule pas derrière un décor trop raffiné ou à l’inverse déconcertant. L’habit doit ressembler au moine :) Plus substantiellement, la simplicité doit aussi être celle de la pensée. Le bon sens ou le « sens commun » doivent chasser les tentations de la sophistication, pour paraître savant. Elle implique un regard neutre et objectif de la réalité. Elle se méfie de ses certitudes pour rester ouverte à d’autres points de vue. Elle est douée d’une expression orale directe et simple. Précise mais attentive à ses effets. Elle tisse naturellement un lien avec les autres, en leur accordant le même respect qu’elle s’accorde à elle-même. Elle veille à considérer équitablement les plus puissants et les plus modestes. Elle les accorde en assurant l’ajustement. Elle est généreuse en accueillant avec sincérité et joie la réussite des autres. Elle sait trouver les mots pour adoucir les maux. Elle fait société. Chacun peut gagner beaucoup à travailler sa simplicité car elle aide à assumer ce que nous sommes. À être [...]

By | 2018-10-23T14:29:22+00:00 23 octobre 2018|Réflexion|0 Comments

1ère séance particulière du CNEN depuis son 10ème anniversaire !

Se tenait ce matin la 1ère séance du Conseil National d’Evaluation des Normes #CNEN depuis son 10ème anniversaire célébré le 13 septembre dernier. La séance s’est déroulée sous forme numérique, puisque je l’ai présidée de Singapour où je suis en déplacement actuellement. Nous avons ainsi mis immédiatement en pratique le souhait du Gouvernement d’accélérer le processus de transition numérique. Le #numérique est un enjeu déterminant pour l’avenir de notre société. S’il est à l’évidence un moteur économique et industriel puissant pour notre pays, il irrigue aussi l’ensemble de la vie publique et privée de nos concitoyens. Il est tout autant un enjeu majeur de la réforme de l’Etat. C’est pourquoi notre Conseil National d’Evaluation des Normes a souhaité donner l’exemple de sa capacité à s’adapter immédiatement, en ayant prévu, dans son règlement intérieur, les séances numériques. Totalement ou partiellement. S’agissant des textes que nous avons examinés leur variété est toujours aussi large ; nous avons traversé des sujets aussi divers que - les éco-organismes de la filière des déchets d’emballages ménagers, - la prévention des maladies vectorielles transmises par les insectes, - la mise à jour permanente des tarifs et des valeurs locatives des locaux professionnels, - l’obligation de publicité des emplois vacants sur un espace numérique commun aux trois fonctions publiques, - les aires de grand passage pour les gens du voyage, - l’innovation technique et architecturale des bâtiments, - la modification du code de l’énergie relative à l’accès régulé à l’énergie nucléaire historique, - le traitement de données à caractère personnel provenant des caméras individuelles des agents de la police municipale, ou - le reclassement au profit des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l’exercice de leurs fonctions. Comme vous le voyez les questions sont complexes et d’une variété extrême. Un remerciement tout particulier aux « moines-soldats » élus qui, chaque mois, veulent bien siéger sur des questions [...]

By | 2018-10-12T21:15:35+00:00 12 octobre 2018|CNEN, Normes|0 Comments

Éloge de la gentillesse !

Ayant oublié à Paris un périphérique informatique, alors que je suis ici à #Singapour, je me suis rendu chez une grande marque mondiale pour acheter l’accessoire exactement adapté. Quelle expérience ! Une qualité personnalisée de l’accueil, un soin attentif consacré à vérifier que l’outil serait exactement adapté à mon système, et une franche invitation à revenir en cas de difficulté. Cela m’a fait immédiatement réfléchir. Ressentir soudain de la gentillesse J’y ai ressenti de la gentillesse ! Cette sensation simple et naturelle, de plus en plus rare, quand l’on prend soin de votre problème, qu’il est tranquillement identifié pour y trouver une solution, sans brusquerie, impatience ou désobligeance. Un panneau informait d’ailleurs clairement les clients qu’ils devaient se comporter de même à l’égard du personnel, sauf à être invités à changer de fournisseur :) Un déclencheur de conscience Cela a été pour moi comme un déclencheur de conscience que le secret de l’efficacité moderne serait probablement, tout simplement : la gentillesse ! Une évidence oubliée Cela semble une évidence humaine et sociale. Pourtant, ce n’est pas le ressenti qui nous est le plus familier, ni même celui que nous nous efforçons de diffuser nous-mêmes aux autres. L’ingrédient majeur de l’efficacité est la gentillesse Pourtant les plus grands experts du management, statisticiens, chercheurs, sociologues, psychologues organisationnels et ingénieurs nous révèlent que l’ingrédient principal de l’efficacité d’une équipe de travail est : la gentillesse ! Les meilleures équipes sont celles où les gens sont gentils les uns envers les autres. Un besoin de sécurité psychologique Chaque être humain ressent de plus en plus, dans le monde moderne, un besoin de « sécurité psychologique », c’est-à-dire un sentiment qu’il doit pouvoir, au sein d’une équipe, prendre des risques en toute sécurité, en confiance, sans crainte d’être rejeté où même d’être fustigé. Il doit [...]

By | 2018-10-11T03:33:46+00:00 10 octobre 2018|Réflexion|0 Comments

L’investissement des collectivités territoriales

Audition ce matin à l' Assemblée nationale par la Mission flash de la Délégation de l’Assemblée nationale aux collectivités territoriales sur « l’investissement des collectivités territoriales » dont les co-rapporteurs sont : - Christine Pirès-Beaune - Rémy Rebeyrotte Avec l’excellente équipe de l’Assemblée des Départements de France, nous avons répondu aux questions qui nous ont été posées sur l’importance de l’investissement local. Nous avons souligné l’importance de l’échelon départemental pour soutenir l’investissement local, en rappelant que les collectivités territoriales participent à hauteur de 70% à l’investissement public civil toutes collectivités publiques confondues. D’où l’importance d’en tenir compte dans la définition des financements des collectivités territoriales. S’agissant des Départements, nous avons insisté sur leurs contraintes en matière de solidarités. Tel le financement des AIS. Le reste à charge des AIS s’est élevé à 9.3 milliards d’euros en 2017 ; le coût de la prise des MNA à 1.3 milliards d’euros vs. Une participation financière de l’Etat est seulement à hauteur d’environ 13%. Les Investissement des collectivités locales ont progressé en 2017 de 6.8%. L’investissement des Départements en prévision pour 2018 est en augmentation de plus de 5% doit environ 9,5 milliards. À titre personnel, je pense fondamentalement que l’investissement local est une obligation morale et économique : • Morale, au regard des générations futures dont les intérêts ont été sacrifiés, au bénéficie des générations présentes, • Economiques, car c’est le socle de l’activité économique, le moteur de la prospérité, le pourvoyeur d’emplois, et la principale garantie de l’indépendance et la liberté de la Nation pour le futur. - C’est une des missions cardinales de l’action publique : incitatrice, régulatrice, stratège, et exemplaire (par exemple au titre du développement durable) - A raison des finances de l’Etat, submergé par le fonctionnement, le rôle des collectivités territoriales est essentiel. L’investissement local ne peut être seulement maintenu, [...]

By | 2018-10-05T12:21:52+00:00 5 octobre 2018|Départements|0 Comments

De helper à entrepreneur ! le fabuleux destin de Nilu Tea

Délicieux WE passé en accueillant Nilushika Silva Jayaweera et de son époux Roshan Jayaweera #Nilu est une exception dans la vie, bien résumée dans l’article de journal joint qui qualifie son expérience de « Fabuleux destin de Nilu Tea" : Elle était « helper » à Singapour et elle est devenue entrepreneuse ! C’est chez nos enfants installés là-bas (à #Singapour) que nous avons eu la chance de la connaître. TEDx qui décèle les talents ne s’y était pas trompé : Elle a créé son entreprise au Sri-Lanka en portant de toutes ses forces ses valeurs de qualité, d’authenticité, de foi, de sincérité auxquelles nous savons que vous adhérez. Maintenant il vous reste à acheter son thé  ???? Voici le lien : Nilu tea L’égalité des chances, voilà le combat de notre famille, plus que l’illusion d’égalité de résultat qui ne stimule pas l’initiative. Nous passons un moment délicieux avec des personnes qui feront le monde de demain ????

By | 2018-09-30T22:22:16+00:00 30 septembre 2018|Courage & Convictions, Non classé|0 Comments

Fierté de l’Orne innovante avec CetteFamille

L'Assemblée des Départements de France dans son dernier Flash-infos met en valeur CetteFamille, notre start-up Ornaise œuvrant dans le domaine de l'économie sociale et solidaire, et plus particulièrement de l'accueil familial. Fierté de cette reconnaissance nationale. En son temps, le Conseil départemental de l'Orne avait soutenu l'initiative de CetteFamille, de Paul-Alexis R-j et Agathe Pommery. Bonheur de voir de nombreux départements leur faire confiance. C'est dans l'innovation au service de l'humain que l'Orne gagnera la bataille du futur.

By | 2018-09-28T23:49:04+00:00 28 septembre 2018|Orne, Social|0 Comments

10ème anniversaire du CNEN et Remise du rapport de la Mission Lambert-Boulard

Grosse journée aujourd’hui au Sénat, où se sont déroulés deux évènements en une seule cérémonie : le dixième anniversaire du Conseil National d’Evaluation des Normes (CNEN) et la remise officielle au Premier Ministre du rapport de la Mission qui nous avait été confiée avec le regretté Jean-Claude Boulard sur l’évaluation et l’allègement des normes. Nous tenions à cet événement car les Institutions utiles ont besoin de marquer d’une solennité, un événement, un souvenir, un rappel de son histoire. Savoir d’où l’on vient pour mieux nous souvenir du but jamais totalement atteint de notre mission au service de l’intérêt général. Il était symbolique que cette journée se tienne au Sénat, car cette maison a porté, dès l’origine, l’ambition de la création de notre institution. Au cours de ces dix dernières années, nous avons avancé. En devenant CNEN, notre institution a vu ses prérogatives s’étendre et, en plus du flux, a été instaurée compétente sur le stock des normes, en vue de proposer des suppressions ou modification. Egalement, certaines petites victoires vont dans le sens que nous défendons. Toutefois, nous – membres du collège des élus du CNEN et issus de nos territoires-, nous avons la lucidité de constater que les victoires ne sont pas assez nombreuses. Et que tous les jours, de nouvelles prescriptions s’ajoutent aux anciennes. Tous les jours, nous sommes confrontés aux obstacles normatifs empêchant de pleinement nous saisir de notre libre administration locale. Tous les mois, au sein du CNEN, nous sommes saisis de plus d’une trentaine de textes en moyenne –soit 1 par jour ! Et nous nous confrontons aux résistances des administrations centrales qui, malgré nos recommandations, produisent des textes bien trop détaillés, bien trop contraignants pour qu’ils puissent être appliqués de manière rationnelle par nos collectivités. Le fléau normatif est bien réel. Avec cette journée, c’est un [...]

By | 2018-09-13T11:13:27+00:00 13 septembre 2018|CNEN, Normes|0 Comments

Quand le Sénat s’oppose à la simplification.

Personne n’est parfait et l’erreur est humaine. Et j'aime trop le Sénat pour le dénigrer. Et selon la formule, "sans liberté de blâmer, il n'y a pas d'éloge flatteur". Mais s’agissant de la Haute Assemblée, très engagée dans la simplification du droit, grâce à son Président Gérard Larcher et à sa Délégation aux Collectivités Territoriales, dont le Président est Jean-Marie Bockel, il est difficile à comprendre que la Commission saisie au fond du projet de loi ELAN ait pu émettre un avis défavorable à une simplification sollicitée par le Conseil National d’Evaluation des Normes et proposée par amendement par l’un de ses membres, le Sénateur Arnaud Bazin. Cet amendement visait à supprimer certains diagnostics techniques, comme la performance énergétique, l’état de l’installation du gaz et de l’électricité, lorsque l’immeuble vendu est destiné à la destruction. La réponse négative de la rapporteure est stupéfiante d’invraisemblance. Il s’agirait, selon elle, d’une simplification pouvant avoir pour effet que l’acquéreur fasse une fausse promesse de destruction pour éviter une dépense au vendeur. Même Kafka n’y aurait pas pensé ! Comment survivre dans un droit de défiance systématique ? Comment le Parlement compte-t-il être crédible dans le combat pour la simplification, s’il se laisse dicter des réponses aussi sottes par des bureaux parisiens étrangers à toute réalité. Supprimer des parlementaires ne servira à rien, si on ne supprime pas, à due concurrences, les hauts fonctionnaires qui les inspirent et même écrivent leurs textes. Voir le texte de l’amendement. Voir la vidéo de la séance :

By | 2018-07-28T13:30:31+00:00 28 juillet 2018|CNEN, Normes, Sénat|0 Comments

Le désastre du juridisme.

Un Pays est toujours soumis à de nombreux périls. Le pire est quand il s’en crée un grave à lui-même. C’est le cas du juridisme dans lequel nous nous enfonçons chaque jour davantage. Qu’est-ce-que le juridisme ? Sinon d’abord cette croyance folle dans la règle de droit comme solution à tous les problèmes de la société. Sinon ériger ensuite cette dévotion en dogme infaillible. Sinon enfin nous dispenser d’être intelligents et même nous interdire un minimum de discernement. Dans la réalité, le droit actuel est infecté d’un virus mortel, celui d’une totale incompatibilité entre la lettre bavarde et absconse des textes et le but qu’ils poursuivent. D’où l’avalanche de dysfonctionnements, d’incohérences et de désordres devenus insolubles. L’absence de culture légistique des rédacteurs aggrave ce fléau. A défaut d’un aggiornamento immédiat, le droit connaîtra le sort des saintes écritures : l’abus de son interprétation et son utilisation par quelques absolutistes illuminés au prix d’entraîner le Pays dans un chaos généralisé. Les excès du Juridisme Français sont connus et reconnus par toutes les autorités politiques comme une calamité grave. Et pourtant rien ne change ! La mission historique et fondatrice du droit est détournée par la conjonction de deux incessantes pressions, la prolifération des textes, et la sclérose qui en découle mécaniquement. La situation est devenue telle que chaque nouvelle règle soulève plus de difficultés qu’elle n’en résout, la rédaction par sa confusion la rend de plus en plus inapplicable, et elle sème le désordre au lieu de l’ordre. Les producteurs de droit se révèlent totalement coupés de la réalité, de la vie, oubliant le service de ceux auprès desquels ils sont placés. Ils se sont créés un monde hermétique, peuplé d’abstractions bouffies de logiques formelles et abstraites, un monde devenu étranger au concret de la vie quotidienne des Français. L’absence de réalisme [...]

By | 2018-07-22T20:57:01+00:00 22 juillet 2018|Collectivités Locales|0 Comments

Gouvernement – Élus locaux : la réconciliation est possible !

Le dialogue peut être rétabli. Il faut confier cette mission aux politiques et laisser les technocrates au vestiaire. L’article du Monde de ce soir « Macron et les élus locaux, histoire d’une rupture » signé par Patrick Roger résume bien les nombreux malentendus progressivement accumulés depuis l’an dernier. Comme le Président du Sénat Gérard Larcher dans son allocution. En même temps, il est presque éblouissant de voir qu’il ne s’agit pas d’un dialogue mais de monologues entre des institutions qui ne s’écoutent pas et ne peuvent donc se comprendre. Appartenant à l’univers des élus, et attaché au principe de fidélité, je me garderai bien de les critiquer. En même temps, le souci d’être utile et de favoriser un rapprochement me conduit à ne pas vouloir attribuer tous les torts à un seul camp. Durant toute cette année, depuis le 17 juillet 2017, je me suis trouvé au cœur des travaux menés par le Gouvernement, qu’il s’agisse des finances, au sein de la Mission Richard-Bur, ou qu’il s’agisse des normes et donc du droit qui régit les collectivités territoriales, au sein de la Mission avec le regretté Jean-Claude Boulard, Maire du Mans. Et je puis attester de la volonté sincère du Président de la République et du Gouvernement de nous donner les moyens de lever les nombreux malentendus empilés depuis 10 ans. Cependant ma conviction est faite : la technocratie fait tout pour envenimer des relations déjà traditionnellement tendues. Pourtant, la France ne pourra pas sortir de son impasse sans un pacte historique de confiance entre l’Etat, les Collectivités Territoriales et la Sécurité Sociale. Ces trois sous-secteurs d’administrations publiques ont des liens tellement enchevêtrés qu’il est strictement impossible que l’Etat s’en sorte sans l’appui des deux autres. Or, sa posture de « souverain d’apparence » au dépend des deux autres est [...]

By | 2018-07-12T23:31:29+00:00 12 juillet 2018|Politique|0 Comments

Ils ont dit… Luc Ferry et Jean-Jacques Aillagon

Dans le cadre de la sénatoriale 2018 : L’expérience acquise grâce au temps, aux fonctions exercées successivement et surtout aux personnes rencontrées est irremplaçable. J’ai eu l’immense de rencontrer des personnalités exceptionnelles pour lesquelles l’amitié et la fidélité sont des valeurs essentielles. Défendre les intérêts d’un territoire à Paris est plus facile quand le réseau relationnel est établi. Pouvoir compter sur des amitiés sincères et des personnalités affutées à l’exercice politique national est un atout précieux que je cultive avec  grande reconnaissance. A leurs cotés, j’ai grandi. Avec vous, je veux faire grandir notre département. "Nous sommes entrés au Gouvernement le même jour, le 8 mai 2002. Nous ne nous connaissions ni de près ni de loin. Alain était  Ministre du Budget, moi de l’éducation, de la recherche et de la jeunesse et c’est peu dire qu’un Ministre de  l’éducation n’a en général guère de sympathie  pour celui qui lui demande de supprimer des postes, de faire des économies, de serrer les dépenses… Au départ, notre relation n’était que professionnelle, finalement assez classique : méfiante, mais malgré tout loyale. Alain était si droit, si soucieux de l’intérêt général, si cordial et finalement si humain et amical que nous sommes assez rapidement devenus des amis, des vrais, ce qui n’arrive pratiquement jamais dans ce monde là. Alain est un homme étonnamment cultivé, curieux de tout ce qui touche à l’intelligence, ultracompétent, toujours soucieux des autres. Il n’a dans ses fonctions qu’un seul et unique objectif : servir le bien commun. Impossible de ne pas éprouver de l’estime, de l’amitié, mais il faut bien le dire aussi, de l’admiration pour quelqu’un qui représente au fond ce qu’il y a de plus rare et de plus précieux en politique" Luc Ferry, Ancien ministre de l'éducation, homme politique, philosophe et politologue   " Alain Lambert et moi, [...]

By | 2018-06-28T09:05:45+00:00 28 juin 2018|Sénatoriale 2018|0 Comments

Ils ont dit … Michel Pébereau

La force d’un parlementaire a d’autant plus de poids qu’elle est reconnue par le milieu économique français et étranger. Pour cela, rien ne remplace l’expérience acquise grâce au temps, aux différentes fonctions exercées et surtout aux personnes rencontrées. Michel Pébereau est Inspecteur Général des Finances, Président honoraire de la Banque BNP-Parisbas, banque à rayonnement mondial, Président de la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, auteur d’un rapport célèbre sur la dette en France, et membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il est Grand Officier de la Légion d’Honneur. Nous nous connaissons bien et il a bien voulu nous faire part de son avis sur ses qualités de parlementaire. "Alain Lambert est un extraordinaire défenseur du bien commun. Je l’ai découvert comme rapporteur général, puis Président de la Commission des Finances du Sénat. A ces postes, j’ai admiré son œuvre, qui a une dimension historique. L’élaboration puis l’application d’une nouvelle loi organique pour les finances publiques, qu’il a établie en complet accord avec son alter ego à l’Assemblée Nationale, Didier Migaud, et qu’ensemble ils ont su faire voter à l’unanimité par les deux assemblées. Mais j’ai pu apprécier sur un plan plus personnel sa compétence et son sens des responsabilités à l’occasion de la Commission sur la dette créée par le Ministre Thierry Breton, que je présidais et à laquelle il avait  accepté de participer. Ses avis, tout au long des travaux étaient toujours pertinents et féconds. J’ai particulièrement apprécié sa contribution aux passages relatifs aux collectivités locales. Il a su nous proposer des formules adaptées, susceptibles d’éviter toute polémique inutile, pour des passages assez critiques dont il approuvait le fond. Sa contribution à nos travaux a été précieuse."  Michel Pebereau, Haut fonctionnaire, Inspecteur général des Finances, Président honoraire de la BNP, Président de la fondation ARC et auteur du rapport [...]

By | 2018-06-25T11:29:00+00:00 25 juin 2018|Sénatoriale 2018|0 Comments

Ils ont dit…François Baroin, Dominique Bussereau et Stéphane Perrin

Dans le cadre de la sénatoriale 2018 : Le combat pour défendre les libertés et les intérêts de nos collectivités locales appelle à rassembler toutes les bonnes volontés, toutes les forces et tous les acteurs, sans aucun sectarisme entre sensibilités politiques. Face aux normes absurdes asphyxiant la libertés des élus, le CNEN est un rempart qui fait face courageusement au flux incessant et insensé de contraintes décidées par les administrations centrales. Heureusement, je peux compter sur les esprits disruptifs et aguerris à l'exercice des membres du Conseil. Parmi eux, Stéphane Perrin, représentant les Régions de France, rapporteur général du budget de la région Bretagne, est un soutien fidèle très fin juriste. Ma collaboration avec lui montre, à nouveau, que ce combat est celui de tous, sans distinction partisane. Je suis fier du travail que nous accomplissons ensemble pour nos collectivités et déterminé à ne rien lâcher. Pour l’Association des Maires de France, François Baroin, son Président, et pour Assemblée des Départements de France, Dominique Bussereau, son Président, ont bien voulu également souligner la qualité du travail accompli tous ensemble. "Je siège au titre de Régions de France au Conseil National d’Evaluation des Normes (CNEN), présidé par Alain Lambert. Bien que de sensibilité politique différente, je partage avec lui un attachement profond à la décentralisation et la libre administration des collectivités locales. J'ai pu constater son engagement tenace et exigeant pour protéger les collectivités de l'inflation normative, reflet du poids excessif de la technocratie française face aux élus du suffrage universel. J'ai apprécié son expérience et son autorité, d'ailleurs reconnues par les gouvernements successifs qui l'ont missionné, avec le regretté Jean-Claude Boulard, pour lutter contre la prolifération normative. Au-delà de nos appartenances politiques, nous nous retrouvons dans le combat pour un droit raisonnable pour nos collectivités et adapté aux réalités du terrain." Stéphane Perrin, Conseiller [...]

By | 2018-06-24T17:44:22+00:00 19 juin 2018|Sénatoriale 2018|0 Comments

Skin in the game !

C’est l’expression choisie par le grand essayiste Nassim Nicholas Taleb pour définir l’intelligence, comme le rapporte Idriss Aberkane dans le Point d’une semaine passée. On ne peut mieux définir la panne dans laquelle la France comme notre continent se trouvent. Une élite trop savante nous assène des vérités absolues qu’elles sont bien incapables de réaliser elles-mêmes. Or, M. Taleb affirme que personne ne sera plus apte à prendre une décision risquée que celui qui en subira les conséquences. Il va plus loin en disant que même si l’auteur de la décision est supposé illégitime pour la prendre, il est plus sage de la lui confier, à lui, s’il est prêt à « risquer sa peau ». Car il sera, de ce fait, plus malin qu’un Prix Nobel n’ayant jamais à payer les conséquences de ses erreurs. L’essayiste encourage les citoyens à mesurer chez leurs décideurs, en premier, leur degré de « skin in the game » en rappelant le sage précepte du psychologue Soufi Idries Shah : « ne prête aucune attention à ce que les gens disent, regarde juste ce qu’ils font » ! L’action publique est peuplée de gens qui ne paient jamais les conséquences physiques de leurs erreurs, de gens qui ne jouent ni leur place ni leurs économies. Taleb ose les nommer « Intellectual Yet Idiot  », « intellectuels mais idiots ». Et il insiste en prévenant : « Si vous ne prenez aucun risque dans vos opinions, vous n'êtes personne. » Ajoutant : « Rien ne signale mieux quelqu'un qui joue sa peau que le fait qu'il ait des cicatrices », ce qu'il signifie comme la pathemata mathemata : apprendre par la douleur. Or, lorsqu’on observe bien la sphère publique, elle semble totalement épargnée de cicatrices, puisqu’à l’évidence elle se refuse par principe à toute prise de risque. Nos bibliothèques sont emplies de sottises, comme ce rapport de 1995, qui annonçait qu’Internet ne [...]

By | 2018-06-16T21:58:48+00:00 16 juin 2018|Réflexion|0 Comments