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Johnny rassemble les générations.

Sans le vouloir, Johnny Hallyday avait incarné « l’idole des jeunes », symbole flamboyant des baby-boomers, traduisant le rock, le twist, se révélant une voix supérieure à quasi toutes les autres. Traversant les générations dans un fracas permanent mais survivant à tous les excès. Une personne timide presque embarrassée d’être traitée en héros. Il est parti sobrement, emporté par la maladie malgré un combat de géants. La cérémonie de ses obsèques aurait pu basculer dans la démesure. Elle a été parfaite. Elégante. Emouvante. Digne. Mariant le profane et le sacré avec tact. Voilà bien longtemps que les Français n’étaient pas allés si nombreux à la messe, en même temps. Les textes, les célébrants, clercs ou laïques ont été plus qu’à la hauteur. Le message d’amour et de paix a dominé tout à long. Belle réponse à tous les absolutistes criminels qui ensanglantent la planète. La leçon visible de « l’au revoir » de Johnny est qu’il reste une immense capacité de rassemblement du Pays. Une envie refoulée de dépassement. Une disposition naturelle et partagée à l’émotion collective pourvu qu’elle soit positive et qu’elle fasse sens. Qu’elle dépasse les clivages traditionnels. Les croyances. Les classes sociales. Les goûts. L’autre leçon est qu’il faut maintenir éveillée et productive la génération des « teenagers » devenus « thirdagers ». Elle est la 1ère à vivre plus longtemps que toutes les précédentes. Elle doit transmettre et tendre la main aux générations suivantes. Veiller à laisser place tout en accompagnant. Sans lâcher prise, lorsqu’il s’agit de l’essentiel. Notre Johnny a su rester en surplomb sans créer d’ombre mais au contraire en faisant germer de jeunes pousses qui, si nombreux, lui rendaient hommage aujourd’hui. Il nous arrive de nous désespérer de nous-mêmes. Aujourd’hui, nous pouvions être fiers. Merci à la famille et aux organisateurs de cette belle et impressionnante émotion nationale. Elle invite à [...]

By | 2017-12-09T21:41:00+00:00 9 décembre 2017|Orne|0 Comments

Très agréable rencontre en Avignon avec les élus de Vaucluse

À l’invitation du Préfet de Vaucluse, Jean-Christophe Moraud, j’ai eu la joie cet après-midi de rencontrer de nombreux élus de Vaucluse sur les sujets de simplification dans le cadre de la Conférence Nationale des Territoires. Ces rencontres avec les élus du territoire sont précieuses, car leurs questions se présentent de manière différente voire inverse à celle avec laquelle nous les abordons à Paris. Puis la France est d’une diversité merveilleuse qu’il serait fou de vouloir réduire dans un moule bureaucratique unique. Cela m’a donné l’occasion de voir Maurice Chabert, Président du Conseil Départemental, également Président des plus beaux villages de France ce qui lui fait bien connaître Saint Céneri. Il était Maire de Gordes, une autre merveille. Le Président de l’association départementale des Maires Jean-François Lovisolo. Cela m’a permis de revoir mon ami Alain Dufaut Sénateur et de faire connaissance avec les députés Jean-François Cesarini et Jean-Claude Bouchet, députés et de nombreux maires dont les villes ou villages ravissent nos papilles, rimant avec Châteauneuf du Pape, Gigondas, Vacqueyras, ou Beaumes de Venise... Merci à tous pour leur accueil. C’est tous ensemble que nous parviendrons à simplifier l’action locale pour le bien de nos concitoyens. Le Vaucluse est un département surprenant, il existe une enclave de quelques communes sans continuité territoriale avec l’ensemble du département. Comme quoi les règles les plus intransigeantes peuvent connaitre des exceptions.  

By | 2017-11-27T23:10:42+00:00 27 novembre 2017|CNEN, Normes|0 Comments

Le Sénat et son bâtiment modulaire !

D’importants travaux de rénovation étaient nécessaires au Sénat. Ils sont entrepris d’une manière magistrale. Hier samedi, je suis allé rendre visite au Sénateur Sébastien Leroux, j’y ai aussi croisé Nathalie Goulet, comme quoi nos sénateurs travaillent le week-end ! Cela m’a donné l’occasion de visiter le bâtiment modulaire de plus 4.000 m² implanté dans la Cour d’Honneur. Ce bâtiment temporaire est constitué de 184 modules assemblés. D’une surface totale de 4 086 m², l’édifice offre un espace de travail de 134 bureaux de 18 m² destinés aux élus et à leurs collaborateurs. Sébastien Leroux y est logé. Et je trouve le lieu incroyable. Pour réduire les nuisances liées au chantier et ne pas altérer la cour pavée, les fondations du bâtiment reposent sur 200 pieux métalliques vissés à même le sol et enfoncés à 6 mètres de profondeur. Ce recours à la construction industrialisée « est un atout de taille qui allie rapidité d’installation et respect de l’environnement. Le confort est surprenant. Au cœur du bâtiment, une verrière de 9 m x 9 m est installée en toiture, au-dessus du patio central « pour créer un espace agréable baigné de lumière ». Côté pratique, deux ascenseurs desservent les étages de bureaux. L’esthétique du bâtiment modulaire est également très soignée : les façades sont entièrement recouvertes d’un adhésif polymère, dont l’impression en trompe-l’œil reprend les codes architecturaux haussmanniens des édifices du Sénat. L'adhésif, réalisé sur-mesure en impression numérique, laisse filtrer la lumière grâce à une micro-perforation prévue à l'endroit des vitrages pour assurer le confort des usagers. Bref, cela vaut le déplacement !

By | 2017-11-27T11:38:00+00:00 27 novembre 2017|Sénat|0 Comments

Collectivités / Gouvernement : Pas ça et pas comme ça !

Le Monde publie un article relatif aux relations financières entre l’Etat et les Collectivités Territoriales à partir d’un rapport qu’il dit s’être procuré relatant l’avis intermédiaire d’une Mission présidée par Alain Richard et Dominique Bur. Mission à laquelle j’appartiens. Sauf que ce rapport ne reflète pas fidèlement la réalité complète. Puisqu'il est omis de préciser les motifs pour lesquels j’ai refusé de l’approuver. Je considère que la mission devrait être élargie à une approche « toutes APU », toutes administrations publiques confondues (tout en se déterminant exclusivement sur les administrations publiques locales), pour apprécier les efforts menés respectivement par chacun des sous-secteurs. Les nombreux flux financiers entre ces sous-secteurs APU rendent nécessaires une utilisation de la comptabilité nationale exprimée en euros et non en ratios de produit intérieur brut, pour l'ensemble des administrations publiques, nécessité qui n’est pas prise en compte dans la loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022. Je persiste à considérer que la mission pourrait emporter, à terme, le soutien non ambigu des associations nationales d'élus à la condition essentielle et déterminante d'une transparence complète qui n'est pas atteinte à ce stade intermédiaire. C’est précisément parce que la transparence reste antinomique aux méthodes des gouvernements français que les collectivités territoriales ne peuvent pas leur faire confiance !

By | 2017-11-22T21:59:46+00:00 22 novembre 2017|Collectivités Locales|0 Comments

La société de confiance ne se décrète pas, elle se mérite !

La presse s’est largement fait l’écho de la longue délibération du Conseil National d’Evaluation des Normes (CNEN) du jeudi 9 novembre sur le texte du Gouvernement relatif au « Projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance » Sans forcer les mots, je pense que si le Secrétaire Général du Gouvernement, Marc Guillaume, ne s’était pas déplacé pour le présenter et le soutenir avec force, l’avis aurait défavorable. Le CNEN n’est pas politisé au sens partisan du terme, il est pragmatique et il connait en profondeur le fonctionnement du Pays, dans ses contrées parfois les plus retranchées du territoire national, hexagonal ou outre-mer. Le texte part d’une excellente idée ; il était né sous le joli nom de « droit à l’erreur » ; le voilà aujourd’hui baptisé autrement. La confiance est le meilleur projet que peut nourrir un Gouvernement. Rétablir cette confiance perdue dans l’Etat serait son meilleur atout. Encore faut-il qu’il comprenne que ses administrations centrales sont souvent son pire ennemi. Elles vivent pour elles-mêmes. Le centralisme comme principe fondateur de l’organisation de l’Etat n’est plus une forme de gouvernement, mais devenu plutôt une cristallisation administrative centrale dont les racines remontent profondément à travers les siècles. A part quelques pays ne répondant pas aux critères de démocratie, elle est devenue le seul Pays développé fonctionnant ainsi. Le pouvoir administratif central persiste à s’affirmer comme le seul et unique garant de la sécurité nationale et de l’égalité territoriale. Le pouvoir politique n’assurant plus que des fonctions représentatives plus ou moins influentes selon les personnalités. Une uniformisation d’acier s’applisue à briser systématiquement toutes les résistances que représentent les élus de la Nation ou ceux des collectivités territoriales, afin de vaincre tout particularisme local et culturel. Comment, dans ces conditions, bâtir une société de confiance ? Puisqu’elle [...]

By | 2017-11-21T08:26:13+00:00 20 novembre 2017|CNEN|0 Comments

CO2 : L’Europe décadente !

Au risque de me mettre tous mes amis à dos, je veux dire mon désaccord absolu sur l’absence de courage dont l’Europe fait preuve pour enfin prendre la mesure de l’enjeu de la lutte contre les effets mortifères des gaz à effet de serre. C’est précisément, parce que nous voulons préserver notre économie et nos emplois que rien n’est plus urgent qu’oser trier parmi les activités, celles dont la modernisation permettrait de réduire nos émissions de dioxyde de carbone (CO2). Certaines industries, l’agriculture, l’habitat vont continuer inévitablement à émettre. Voilà pourquoi, nous ne devons pas tarder à changer d’urgence de paradigme pour l’automobile. La presse nous rapporte que Bruxelles cèderait au lobby automobile. Comment comprendre ? Nous avons la chance d’avoir les constructeurs les plus puissants du monde. Leurs laboratoires de recherche et de développement détiennent des potentiels de progrès incommensurables. Allons-nous nous offrir le ridicule de les voir aller produire et vendre leurs modèles hybrides et électriques en Asie, en continuant ainsi à user jusqu’à la corde, en Europe, leurs chaines de production de diesel et d’essence ? La ritournelle de devoir amortir d’abord leurs investissements en ce domaine nous est chantée depuis des décennies ! je l’entendais déjà quand j’étais rapporteur général du Budget, il y a plus de 20 ans, ça suffit ! L’approche française et européenne de l’automobile est devenue ridiculement désuète et ruineuse. Cessons de faire de cet engin un symbole d’une réussite sociale. Ce n’est qu’un objet pour nous déplacer. En détenir la propriété et l’usage exclusifs n’a plus aucun sens. C’est à l’économie collaborative de prendre le relais. Et le passage, au moteur électrique, en même temps s’impose. Rien ne sert d’attendre, sauf à vouloir précipiter notre dégringolade en 2ème division mondiale. Nos constructeurs sauraient parfaitement s’adapter. Pour l’heure, ils n’y ont financièrement tout simplement pas [...]

By | 2017-11-13T18:57:17+00:00 13 novembre 2017|Non classé|0 Comments

CNEN – une session exceptionnelle

Hier, se tenait au Sénat, une réunion du Conseil National d’Evaluation des Normes (CNEN). Cette séance était exceptionnelle au sens où, pour la 1ère fois depuis 9 ans le Secrétaire Général du Gouvernement, Marc Guillaume, accompagné des Directeurs généraux d’administrations centrales concernées, est venu présenter lui-même le nouveau texte sur la société de confiance. Les débats ont été de bon niveau. Le collège des élus ne souhaitait pas s’opposer frontalement à un texte, lequel poursuit des objectifs incontestablement louables. Il lui fallait cependant marquer sa claire opposition à des dispositions inacceptables pour les collectivités territoriales. Un « gentleman agreement» a été trouvé. D’une part, pour ne pas émettre un message négatif sur un texte qualifié de « société de confiance ». D’autre part, les élus locaux ont préféré faire entendre leur voix et faire prendre en compte leurs préoccupations dans le nouveau texte. Je tire le sentiment que le dialogue direct et mensuel entre le Gouvernement et les représentants des associations nationales d’élus est la clé d’une action publique coordonnée et efficace, au moyen d’une confiance retrouvée entre les administrations centrales et les administrations décentralisées. Puisque les parlementaires ne peuvent plus être titulaires d'Exécutifs, le Gouvernement doit prendre conscience qu'il a besoin d'avoir des interlocuteurs de terrain. En un mot, on échouera ou on réussira ensemble !    

By | 2017-11-10T20:37:20+00:00 10 novembre 2017|CNEN|0 Comments

Sentiment d’appartenance au territoire. L’exemple de Damigny.

Cet article du journal Ouest-France a retenu mon attention, même de Singapour. D’abord parce qu’il traite de la vie à Damigny, le canton dont je suis élu, au Conseil Départemental de l’Orne. Mais aussi parce que de l’univers mondialisé dans lequel je vis actuellement, je mesure combien le sentiment d’appartenance à un territoire est essentiel pour la stabilité du monde. Nous avons besoin que les humains se reconnaissent d’une identité. Qu’ils se souviennent du sens des lieux qu’ils ont occupés, là où ils sont passés ou là où ils sont présents. Cela contribue à l’indispensable construction de leur patrimoine identitaire géographique. Qui ne souvient pas de son village d’origine ? De ses premières joies d’enfant ? Comment oublier ? Pourquoi chercher à s’en détacher ? Il ne s’agit pas de nostalgie, mais de comprendre et retrouver le sens de notre vie. Le sentiment d’appartenance à un territoire figure parmi les plus importants référents identitaires. Même si notre identité se transforme, se métamorphose tout au long de notre vie, selon les contextes, les moments de notre cycle de vie. C’est l’agencement de tous nos souvenirs qui forment notre patrimoine personnel. J’en suis convaincu depuis bien longtemps. Moi le mayennais, né à Alençon, ayant tourné dans la Mayenne, la Sarthe, l’Orne. Et dont les enfants et petits-enfants sont éparpillés partout dans le monde. Nous sommes mondiaux et locaux. En même temps. Et le jour où nous ne serions que mondiaux, nous serions dans un univers artificiel. Et quand nous sommes trop locaux, nous sommes myopes voire fermés ou étrangers face au monde qui change et qui sera celui de nos descendances. Voilà pourquoi J’ai aimé cet article qui traite de la conjugaison des travaux menés par l’ancien directeur et une ancienne salariée, ayant ouvert leurs archives personnelles, pour apporter leur concours à l’association « histoire et patrimoine » [...]

By | 2017-10-26T15:45:47+00:00 26 octobre 2017|Canton de Damigny|0 Comments

L’autopartage des voitures électriques : l’Orne département pilote en France !

Le journal Le Monde salue dans sa rubrique Smart Cities, l’initiative du Conseil Départemental de l’Orne de mettre sa flotte de voitures électriques à la disposition de la population moyennant une participation financière symbolique. Le développement durable, le respect de notre environnement n’est pas pour nous un discours à la mode, c’est une pratique que nous voulons partager avec tous. Nous invitons tous les Ornais à utiliser ce nouveau service, car il est exemplaire de modernité, de d’anticipation, d’usage partagé. Parvenons à en faire une épidémie de bonnes pratiques, par l’exemple. Pour s’inscrire cliquez ici. Et comme nous ne faisons rien sans aller au bout de notre logique, nous avons réservé dans notre parking des emplacements privilégiés pour les voitures électriques de nos visiteurs.

By | 2017-10-24T14:56:57+00:00 24 octobre 2017|Énergie, Orne, Transports|0 Comments

Tisser de la confiance pour repartir de l’avant.

Lors de la primaire de la droite, avec tous les collègues qui soutenaient la candidature d’Alain Juppé dans l’Orne, nous avions invité Edouard Philippe à Alençon, plus exactement à Cerisé, chez notre ami Patrick Cousin. La soirée avait été très réussie et les amis qui soutenaient Bruno Lemaire nous avaient apporté fort gentiment leur aide. La nouvelle donne nous appelle à prendre nos responsabilités. C’est pourquoi je travaille du mieux que je peux auprès du notre Premier Ministre Edouard Philippe. Je souhaite sa réussite. Oh, je sais combien son parcours est jonché d’obstacles, pour ne pas dire de dangers mortels. Mais, il nous appartient aussi dans la vie d’accepter nos risques pour sortir des impasses dans lesquelles on nous a emmenés.   S’agissant des normes, je n’ai aucun doute sur sa volonté d’en finir avec cette logorrhée législative et réglementaire qui paralyse le Pays.   S’agissant des relations financières avec les collectivités locales, j’observe et participe avec attention aux travaux qui sont menés, notamment dans la mission qui vient d’être lancée. Mon optimisme est plus prudent, car l’appareil technocratique qui le forme est disproportionné par rapport aux élus. Comme il n’est guère dans ma nature d’être intimidé, j’entends bien exprimer mes convictions avec toutes leurs forces, et essayer de sortir de l’enlisement dans lequel on est. S’agissant des départements, je connais le sujet par cœur et je m’y sens à l’aise. C’est plus compliqué pour d’autres échelons.   Au congrès des départements de France, à Marseille, vendredi dernier Edouard Philippe a été fidèle à sa nature : sincère, et soucieux de trouver des solutions équilibrées. Je m’appliquerai à faire en sorte que le Conseil Départemental de l’Orne conserve les moyens de son action auprès des Ornaises et des Ornais.

By | 2017-10-23T11:54:27+00:00 22 octobre 2017|Orne|0 Comments

Si les départements n’existaient pas il faudrait les inventer !

N’ayant plus la charge de l’Exécutif, je me sens libre d’exprimer mon opinion à la veille du 87ème congrès des Départements de France qui se tiendra du 18 au 20 octobre à Marseille. À l’heure du bilan du grand chambardement territorial, survenu au cours de la décennie passée, un constat simple s’impose. D’une composition issue de la longue marche des siècles, notre paysage territorial était clairement compris par les Français. La technocratie française, qui a toujours détesté et cherché à neutraliser le pouvoir local, appelait cela le mille-feuille. Sans bien se rendre compte qu’il ne s’agissait que de quelques feuilles bien fines, comparées aux inonbrables batteries de silos verticaux érigés depuis le sommet parisien jusqu’au pauvre citoyen perdu dans le fond de sa campagne. Une architecture d’Etat tellement irréformable qu’on en est à la énième version de réforme. Et que finalement, seule une plate-forme numérique parviendra probablement à rendre enfin horizontal, ce qui est actuellement d’une rigidité verticale jusqu’à la caricature. Incapable de se réformer lui-même, l’Etat a donc cherché à réformer les autres ! C’est-à-dire les collectivités territoriales. Organisant une pagaille monumentale aboutissant à ne plus savoir qui fait quoi, qui paie quoi et qui est responsable !!! La folie des grandes régions s’avère un gouffre financier. C’était couru d’avance ! Sauf que cela devait faire 25 milliards d’économie ! Celui qui avait ce calcul, et proposé cette prévision devrait démissionner de la fonction publique. Et avoir l’honnêteté intellectuelle de se révéler. La théorie des blocs de compétences a démontré son inanité, voire sa perversion, car les fonctionnaires d’Etat passent leur temps à chercher comment empêcher l’action publique locale d’être menée, au fallacieux motif du respect de la théorie des compétences. Dans un monde moderne, ce n’est pas la loi qui peut fluidifier, assouplir, donner de l’agilité, c’est le contrat ou la [...]

By | 2017-10-18T04:00:44+00:00 17 octobre 2017|Assemblée des Départements de France|0 Comments

Santé : mettre les points sur les I !

Le journal Ouest-France mène actuellement une enquête sur la démographie médicale, les pôles de santé et autres initiatives visant à préserver un accès aux soins digne de ce nom pour tous les Ornais. Selon une ligne éditoriale qui est propre au journal, tous les acteurs sont interrogés, sauf le Conseil Départemental de l’Orne qui est la collectivité qui investit le plus d’argent en ce domaine. On peut lire dans les articles des points de vue assez baroques dont on peut se demander si les auteurs ont la moindre connaissance du sujet sur lequel ils s’expriment. À les lire, il semblerait que les élus ne fassent rien ! Pour ma part, je peux témoigner que mon prédécesseur Gérard Burel, mon successeur Christophe de Balorre, et moi-même pendant bientôt 10 ans, nous avons tous les trois, avec le soutien de notre assemblée unanime, fait le maximum ! Et souvent au-delà de nos capacités contributives. Et que nous aurions aimé être plus souvent écoutés et soutenus. S’agissant des pôles de santé libéraux, comme des maisons de santé, était-il besoin de les régir d’un carcan bureaucratique aussi compliqué ? Comment les administrations centrales ont-elles pu être assez éloignées des réalités pour complexifier encore plus la vie des élus locaux ? Lesquels doivent aussi mettre les professionnels de santé d’accord entre eux, ce qui n’est pas toujours le sport le plus facile. Bref, le bon sens et le minimum de l’esprit de responsabilité serait que la controverse cesse et que chacun balaie devant sa porte. Ainsi tout le monde s’y retrouverait. S’agissant du Conseil Départemental de l’Orne, sous l’autorité de son Président Christophe de Balorre, il ne perd pas son temps dans des polémiques aussi inutiles que dissuasives. Il choisit d’agir et d’ouvrir des surfaces de cabinets médicaux et assimilés, sans chercher à courir le marathon de toutes les [...]

By | 2017-10-17T13:47:20+00:00 17 octobre 2017|Orne, Santé|0 Comments

L’Orne pionnière dans la location de voitures électriques.

Notre service de locations de voitures électriques Autofree61 connaît un grand succès. Il résulte de la volonté conjointe partagée avec Christophe de Balorre, président du Conseil Départemental de l’Orne et Jérôme Nury, vice-président, et votre serviteur. Devant le succès constaté, nous avons décidé de faire l’acquisition de 44 voitures électriques. Deux Zoé, dont l’autonomie atteint les 300 kilomètres en été et 220 kilomètres en hiver, ont été présentées au cours de la Semaine de l’électromobilité. Le Département disposera, d’ici à fin 2018, de 70 véhicules électriques qui représenteront 30% de la flotte berline et utilitaire, répartis dans tout l’Orne. Autofree61 est un service accessible à tous, économique pour les usagers et qui s’est avéré utile dès son lancement. Notre volonté de répondre aux besoins des Ornais fait partie de nos préoccupations au quotidien. Dans une interview que j’ai accordée à Radio Sweet FM, je rappelais à quel point notre engagement dans le développement durable se voulait exemplaire, afin d’encourager les Ornaises, les Ornais et les autres départements à nous suivre dans cette voie.

By | 2017-10-17T11:10:14+00:00 17 octobre 2017|Énergie, Orne, Transports|0 Comments

Audition du Président et du Bureau du CSN depuis Singapour par visioconférence.

Ce mardi, j’ai eu le plaisir et l’honneur d’être auditionné par le Président Didier Coiffard et le Bureau du Conseil Supérieur du Notariat, sur les questions de neutralité technologique dans la transition numérique souhaitée par le Gouvernement, pour l’ensemble de l’action publique. Ce qui concerne tout naturellement le service public de l’authenticité dont les notaires sont les dépositaires. C’était un heureux moment de retour en arrière, car j’avais pris une part active dans la 1ère loi numérique, celle de mars 2000, afin d’insérer dans la loi, l’acte authentique électronique. Cette initiative a profité après à tous les actes publics, ceux de l’Etat civil, ceux de la justice judiciaire qui ont utilisé ensuite le support électronique, comme le Notariat l’avait souhaité, et aussi essuyé les plâtres de l’usage des nouvelles technologies, dans des domaines aussi sensibles. Depuis plusieurs semaines, nous travaillons en groupe avec des Présidents Honoraires du CSN qui ont vécu l’époque de l’entrée du notariat dans l’ère numérique pour transmettre les acquis de nos expériences et suggérer quelques pistes nouvelles inspirées du vécu. Ces questions sont passionnantes pour des juristes, car le but est de parvenir à ce que la technologie ne vienne pas transformer l’exercice des fonctions régaliennes. La technologie est un moyen et non une fin. Les technophiles ont trop tendance à vouloir utiliser des outils comme des humains sous forme d’humanoïdes. Même si je sais que l’intelligence artificielle va développer des fonctions insoupçonnables, il me semble que la 1ère belle révolution numérique est la tranformation par la préservation de ce qui est humainement quasi-sacré. Que l’utilisateur de l’outil soit notaire, magistrat, médecin, enseignement, ou militaire, l’essentiel est dans la décision humaine, d’agir ou non, d’évaluer les risques et les avantages, de prendre ses responsabilités, d’observer une déontologie exigeante, tout en profitant de la performance de la [...]

By | 2017-10-12T09:21:45+00:00 10 octobre 2017|Notariat|0 Comments

Quand on sème le vent on récolte la tempête

La lecture de Ouest-France de ce matin illustre avec limpidité l’effet boomerang qui attend tout élu se livrant à une improvisation mal maîtrisée en séance  publique. L’effet loupe de la presse frappe de plein fouet. La plume de Daniel Miette est fine. Claire. Elle découpe avec la précision d’un scalpel les arguments mal ficelés de ceux qui cherchent à l’instrumenter. Suivant le déroulement de la séance sur le Web, à raison d’obligations à Paris, je me doutais qu’il y avait beaucoup d’imprudence à se prononcer contre l’avis d’une commission, sur la foi d’une seule déclaration, inspirée par d’autres considérations locales. Le sujet n’avait en fait aucune importance. Il aurait été plus habile de suggérer d’ajouter au rapport qu’il serait demandé une participation à la commune, laquelle l’aurait accepté probablement sans la moindre hésitation. Vouloir régler des comptes personnels en séance publique n’est pas une manière appropriée. Y participer quand on ne connait pas l’histoire locale est imprudent. Suivre les recommandations souriantes de la minorité est naïf. Autant je n’ai jamais été partisan des majorités « régiments », autant il ne me semble pas opportun de se mettre en mode « colonies de vacances » car les plus ingénus pourraient, à leur tour, un jour se trouver fort dépourvus. Pour les débutants le mieux est de suivre l’intuition du Président.  

By | 2017-10-03T18:11:19+00:00 3 octobre 2017|Orne|0 Comments