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Primaire : réfléchir posément avec une vision positive.

Le journal Ouest-France, en commentant mon billet posté hier, me donne l’occasion de poursuivre notre réflexion sur cet objet très nouveau qu’est la primaire. D’abord, pour souligner que ce n'était qu'une question de ma part et non une affirmation.  Mais aussi pour dire que mon soutien à Alain Juppé n'est pas en cause. Je reste fidèle à ma pensée qu'il a le meilleur profil pour le job. Mais il me semble ne servir à rien de se crever les yeux, de négliger de regarder lucidement les résultats. Les électeurs de dimanche dernier ont préféré nettement François Fillon, je crains qu'il soit vain de vouloir se convaincre du contraire, contre toute évidence. 4 millions de Français sont allés voter Il reste cependant de nombreux motifs de satisfaction qui ne sont pas suffisamment mis en valeur dans la communication politique de cette semaine. Au lieu d’opposer les deux candidats arrivés en tête, commençons par nous réjouir du niveau de la participation. Quatre millions de votants se sont déplacés pour marquer leur volonté de participer à la construction du futur de notre Pays. En matière de vitalité démocratique, cette démarche comporte des mérites incontestables dont nous devrions nous réjouir davantage. L'enjeu est la présidentielle et non la primaire Sur l’opportunité ou non d’un second tour, la vraie question est de savoir si elle favorise les chances de la droite et du centre d’emporter la présidentielle. Avant d’être pour François Fillon ou Alain Juppé, je suis d’abord pour l’alternance. Et il me semble plutôt utile et même sain de nous poser la question de savoir ce qui est le plus favorable à l’objectif principal que nous poursuivons. En veillant à ce qu'il ne soit pas manqué à cause d'une primaire trop dévastatrice. Ne pas empoisonner le futur quinquennat Pour ma part, je ne suis pas idéologue, et je n'essaie même [...]

By | 22 novembre 2016|Politique|0 Comments

Primaires – Faut-il vraiment s’obliger à un 2nd tour ?

Un décalage horaire de 7 heures, avec un recul de 10.000 kilomètres, permet de prendre le recul nécessaire, pour analyser les résultats d’un scrutin avec sérénité et unique souci de l’intérêt général, avant de céder au sentiment personnel des candidats ou de leurs soutiens. L’idéal politique doit nous appeler, chaque fois que nous en avons la force, à dominer nos préférences, nos réflexes de compétiteurs, pour en revenir à l’essentiel : l’intérêt de la France. Les primaires ne sont pas la présidentielle Nous ferions bien de méditer que les primaires ne sont la présidentielle. Et que c’est la présidentielle qu’il faut gagner pour redresser la France ! Nous pouvons céder au goût du sport électoral, et nous épuiser dans des primaires, en nous divisant jusqu’au divorce. Mais si c’est au prix de perdre la présidentielle, rien ne serait pire. Or, un 2nd tour, focalisant la confrontation entre deux candidats, ne fera qu’exagérer nos divisions, voire nos seules nuances, au risque de nous affaiblir lors du seul combat qui vaille, celui de la présidentielle. Le résultat semble donner une indication non ambiguë Or, le résultat d’hier semble délivrer une indication non ambiguë. La préférence pour François Fillon semble incontestable. J’aime le vocable de « préférence », précisément pour ne pas blesser les autres candidats et leurs soutiens, afin que chacun se sente respecté. Aussi pour rendre hommage aux mois d’efforts qu’ils viennent d’accomplir. En rester au stade de la « préférence » me semblerait préférable, dans l’esprit de rassemblement, plutôt qu’aller jusqu’à la victoire des uns contre les autres. Alors qu’il faudra tout faire pour gagner ensemble dans quelques mois. La capacité de la droite et du centre à gouverner ensemble pour conduire des réformes ambitieuses reste l’enjeu principal de la présidentielle Ne nous faisons aucune illusion, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle [...]

By | 21 novembre 2016|Politique|0 Comments

Pourquoi je soutiens Alain Juppé !

Une amitié fidèle et de longue date nous unit. Élu Rapporteur Général du Budget au Sénat, lui étant Premier ministre, je l’ai souvent rencontré, et nous nous sommes liés d’amitié. En toute simplicité. Sans calcul ni stratégie. Uniquement dans l’esprit de servir notre pays du mieux que nous pouvons. Et nous ne nous sommes jamais perdus de vue. Je l’ai même reçu à Alençon, comme collègue, lorsque nous étions ensemble présidents de nos communautés urbaines. L’homme privé est bien différent de l’homme public. Ce qui me surprend toujours, malgré nos 20 ans de connaissance mutuelle, c’est la différence entre l’homme privé et l’homme public. L’homme privé est chaleureux, simple, respectueux et fidèle en amitié. L’homme public paraît parfois rigide, distant. Ma conviction est qu’il est d’une pudeur excessive. Il n’aime pas se livrer en public. Je le comprends. La communication politique moderne conduit au déshabillage un peu indécent pour l’intégrité de la personnalité des élus. À mon très modeste niveau, je l’ai vécu tant de fois. Pour exister entre Trump et Poutine, la France doit jouer son meilleur atout. Dans la période dangereuse que traversent le monde, l’Europe et la France, Alain Juppé est, de loin, le plus expérimenté de tous les candidats. Il a été Premier ministre, ministre des Affaires Étrangères, ministre de la Défense. Il restera dans l’histoire aussi comme un grand maire de Bordeaux. Il connaît les affaires publiques du bas jusqu’en haut. Oui, pour exister entre Trump et Poutine, la France doit jouer son meilleur atout. Ne l’opposons pas à François Fillon. Depuis quelques jours, la presse et les sondeurs habituels nous rebattent les oreilles d’une concurrence entre Alain Juppé et François Fillon. Ils sont, certes candidats, tous les deux. Légitimement. Ce sont deux personnes éminemment respectables. Personnellement, si l’un des deux n’avait pas été candidat, [...]

By | 17 novembre 2016|Non classé, Politique|0 Comments

Présidentielles : vite de la transparence pour garantir la sincérité !

Lors de la dernière élection présidentielle de 2012, François Bayrou m’a proposé de rejoindre son équipe de campagne afin de lui apporter, en binôme avec mon ami Jean Peyrelevade, mon conseil dans la préparation de la stratégie de finances publiques de son quinquennat, s’il était élu Président de la République. Même si son élection ne figurait pas parmi les probabilités, nous étions convenus, en total accord avec lui, et c’était une des conditions de mon engagement, de nous obliger à un exercice exigeant de sincérité, au milieu de cette kermesse médiatique en forme de concours de promesses aussi fallacieuses que mensongères. Dans la solitude la plus déprimante, j’avais suggéré que tous les candidats présentent un graphique de leurs prévisions pour le quinquennat à venir illustrant ainsi, de manière compréhensible par tous, lesdites prévisions de chacun, afin que leurs engagements soient vérifiables, année après année. Nous fûmes seuls à le faire. Le billet que j’avais posté le 9 avril 2012 sur mon blog n’eut qu’un très modeste succès d’estime. Il était pourtant un exercice minimal et indispensable d’éthique démocratique. Examinons, ce qu’il en résulte quatre ans et demi après l’élection. Les graphiques ci-dessous vont permettre la pédagogie indispensable si nous voulons progresser sur le chemin de la sincérité, du redressement et de la responsabilité financière ; c’est à dire le chemin de la vraie démocratie. Et non ce qui en tient lieu, comme actuellement.   Les prévisions du Programme de stabilité sont révisées chaque année, alors que celles émanant des candidats ont été établies pour les 5 ans en 2012 S’agissant des dépenses, celles mirobolantes annoncées par le Président élu François Hollande, comme généreuses promesses de campagne, n’ont pas été intégralement tenues, Dieu-merci ! Puisqu’il a dépensé au 31 décembre 2016, 64 milliards d’euros de moins que ce qu’il avait [...]

By | 4 novembre 2016|Economie & Finances, Politique|0 Comments

Terrorisme : Non, je ne me laisserai pas culpabiliser !

Modéré n'oblige pas à être naïf D’un naturel modéré, du moins, le croyais-je, en particulier en ces domaines sensibles du racisme, de l’antisémitisme de la xénophobie, j’avoue ne plus supporter les tartufferies de bons sentiments qui nous sont servies dans les radios, les télés et les journaux à longueur de journée. Un terroriste est un criminel quelle que soit son origine Un terroriste est un criminel dont les actes sont tout aussi abjects, que ses actes soient commis par un auteur issu de l’immigration ou non, se revendiquant d’une idéologie religieuse ou non. Qu’elle différence ? L’un aurait-il plus de circonstances atténuantes que l’autre ?  La peine maximale est la seule qui soit adaptée. Le fait qu’ils ressortent rarement vivants de leur monstrueuses opérations constitue chaque fois un soulagement. Des semaines d'incroyables confusions de la pensée Nous sortons de plusieurs semaines d’incroyables confusions de la pensée. Afin de ne pas stigmatiser les confessions (musulmanes) dont se réclament ces assassins, c’est la hiérarchie de la confession principale victime (catholique), qui s’est trouvée obligée de monter au front, pour apaiser les esprits, et éviter des règlements de compte, au sein de notre société. Comble du ridicule, le Cardinal de Paris diffusant un message de pardon et de miséricorde, s’est fait tancer pour avoir inséré quatre mots pouvant laisser transparaître son avis sur le mariage pour tous. Au diable le prêtre égorgé, les victimes du Bataclan et autres, la censure bien-pensante entendait dire elle-même le bien et le mal. La bruyante indignation s’est vite tue, lorsqu’il a été mesuré que sans la parole de l’église catholique, le pire devenait possible. Les positions actuelles de l'Eglise ne sont pas toutes celles de ses fidèles S’agissant de l’Eglise, je le dis tout net, tout en m’en reconnaissant membre, je ne partage pas toutes ses positions actuelles, sur toutes ces questions. Autant, [...]

By | 20 août 2016|Politique|3 Comments

Après la dérive djihadiste, la dérive compassionnelle.

La compassion n’est pas une réponse crédible Que les gouvernants ne s’y trompent pas, l’organisation régulière de cérémonies compassionnelles ne peut tenir lieu de réponse crédible aux abjects attentats qui se perpétuent en France. Gouverner c’est exercer une puissance et une force Gouverner ne consiste pas à s’ornementer en Grand Chambellan des services funèbres pour victimes innocentes d’odieux attentats. 0n ne sait plus ce que ces cérémonies compassionnelles cachent de négligence, d’indécision, d’évanescence, de cynisme ou même de manipulation. Gouverner, c’est d’abord une volonté. Une volonté d’exercer des prérogatives de Puissance publique, pour mettre en œuvre tous les moyens qu’un Etat digne de ce nom doit se donner, pour assurer la sécurité de ses citoyens, de son territoire. C’est utiliser cette Puissance en Force publique, en utilisant avec discernement la police, la gendarmerie, la douane, les forces armées. C’est oser utiliser la contrainte en exerçant un pouvoir souverain, en particulier sur tous ceux qui le défient. C’est prendre ses responsabilités, en acceptant l’impopularité qui ne manque jamais d’accompagner l’exercice de l’autorité. Sans sécurité, pas de démocratie Les Français croient encore, mais pour peu de mois, en la capacité de l'Etat et de ses dirigeants à garantir leur sécurité. Mais ils savent aussi qu’il ne s'agit là que d'une simple fiction, d'une croyance civique à laquelle ils se soumettent par devoir, afin de puiser la force nécessaire pour croire encore au "vivre ensemble". A l'instant où cette croyance s'éteindrait, la panique générale gagnerait immédiatement le Pays. Un sauve-qui-peut, un embrasement général surviendraient. La mystique républicaine, qui sert de stabilisateur automatique à la société, menace elle-même de s'effacer devant tant d'inertie, afin de préserver son droit à renaître ultérieurement. La population n'en peut plus de s'indigner, de se rendre à de permanentes obsèques nationales, quand elle sent que les célébrants préparent déjà les suivantes. [...]

By | 17 juillet 2016|Politique|2 Comments

Quel droit pour arracher le terrorisme ? Et conjurer la colère du Peuple qui monte

S’il convient pour les gouvernants de se prémunir des effets de l’émotion, de la tentation de vengeance ou d’une pulsion d’autorité pour obéir à la raison, il serait tout autant dangereux de ne pas sentir monter la colère glacée qui monte d’un Peuple indigné face au terrorisme barbare. Le temps est venu de clarifier vite le droit applicable à cette folie djihadiste. Ces fous ne sont ni des délinquants ni des combattants. Ce sont des barbares dont l’élimination devient une urgente nécessité. Ce ne sont pas des délinquants car ils ne craignent pas la mort. Ils la souhaitent même semble-t-il, au motif qu’elle serait glorieuse et leur apporterait un invraisemblable salut. Le délinquant habituel la craint au contraire. Le voleur veut jouir de son butin. Le violeur veut continuer à pouvoir le faire. La menace de la peine de mort d’antan ou de la réclusion à perpétuité peut dissuader. Tout le système pénal traditionnel repose sur cette logique. Pour les djihadistes ceinturés de bombes notre droit pénal devient dérisoire. Ces terroristes djihadistes ne sont pas davantage des combattants. Ceux qui se tiennent aux conventions internationales relatives au droit de la guerre. Qui, tout en s’octroyant le droit de tuer, admettent de devoir se soumettre à une forme de loyauté. Cette dignité qui n’imagine pas de s’en prendre à des personnes désarmées, sans uniforme. Ce droit de la guerre consiste à reconnaître dans le combattant de l’autre camp un « juste ennemi », un alter ego. Dans cette logique, le combat, même tragique, obéit à des règles. Le terroriste djihadiste n’est pas ce combattant-là, lui qui tire sur des femmes, des enfants, des personnes sans défense, qui les achève tandis qu’ils gisent et supplient, et qui se fait exploser lâchement, lorsque le moment du combat survient. N’essayons surtout pas de faire [...]

By | 16 juillet 2016|Politique|4 Comments

Le « foutage de gueule » c’est maintenant ?

Le Président de la République François Hollande, en clôture du 99e congrès des maires, annonce la réduction de moitié de la baisse des dotations au bloc communal en 2017. De quoi répondre parait-il à l'inquiétude des maires ? Peut-être. Mais de quoi aussi rendre fous furieux les Conseils Régionaux et Départementaux qui sont parfois les mêmes élus ! « J’ai décidé de diminuer de moitié l’effort demandé aux communes et intercommunalités en 2017 », aurait déclaré le chef de l’Etat. Sans doute lui-a-t-il échappé que cela relevait du domaine du Législateur et non du pouvoir du Président. L’an prochain, la baisse des dotations au bloc communal ne serait donc que d’un milliard d’euros au lieu de deux. Le montant resterait inchangé pour les départements et les régions. Si le changement avant, c’était maintenant, le « foutage de gueule » du coup c’est vraiment maintenant ! Cette annonce, outre qu’elle ignore la Constitution, voire la piétine, constitue un nouvel épisode des facéties du sapeur Camembert, tant les finances des communes, intercommunalités, départements et régions sont enchevêtrées.  Ce qui sera pris dans la poche des départements et des régions sera retiré de la poche des communes et intercommunalités. Mais François Hollande a également réservé d’autres surprises aux élus locaux. « La gestion du FCTVA est aujourd’hui entièrement manuelle et emploie 3000 personnes. L’automatisation sera mise en œuvre dès 2017″. Il n’y a pas de quoi se vanter de mettre fin à une situation ridicule et humiliante pour un Pays qui s’affirme grand, comme la France. La gestion est manuelle parce qu’elle s’avère un joli tripatouillage. Gare à la mise en informatique du système ! On sait maintenant que nous aurons 3.000 contrôleurs de plus. Voilà l’effet garanti de l’annonce ! « Il faut faire en sorte de dire que nous avons ensemble réduit les déficits de comptes publics », aurait conclu François [...]

By | 2 juin 2016|Collectivités Locales, Politique|0 Comments

Création du Comité Alain Juppé pour Alençon et son agglomération.

Avec Christophe De Balorre, Christine Roimier, Françoise Mornet, nous sommes convenus de créer un Comité commun de soutien à la candidature d'Alain Juppé pour les primaires de la droite et du centre. Le périmètre de notre comité est celui correspondant à la Communauté Urbaine d'Alençon qui recouvre tout ou partie des 4 cantons.

By | 4 mai 2016|Politique|1 Comment

Philippe Bigot est un honnête homme et je ne laisserai personne mettre en doute sa probité.

La lecture de la presse ce matin relate le ridicule dans lequel se vautre jusqu’à l’absurde le droit français. Voilà un Maire qui accomplit scrupuleusement sa mission, veille à la construction dans sa commune de logements pour maintenir les écoles et les services publics. Au nom d’un droit qui fait rire toutes les assemblées d’élus, le voilà poursuivi par la justice. Il est vrai qu’un Maire est moins dangereux à poursuivre que les délinquants qui martyrisent actuellement les Français. Le processus décrit par la presse est hyper connu des élus, et notamment des Maires. Un texte mal rédigé, abscons, dangereux sur ce qu’il est convenu d’appeler « la prise illégale d’intérêts » peut amener à conclure que le salarié d’une entreprise pourrait se voir interdire l’exercice de ses fonctions de Maire, pour les contrats passés entre sa collectivité et l’entreprise pour laquelle il travaille. Quand bien même il ne détiendrait aucun mandat social dans ladite entreprise. Pire, les administrateurs désignés par leur assemblée dans un organisme se voient privés de voter aussi concernant les contrats intervenus entre l’assemblée et l’organisme concerné. A chaque session du Conseil Départemental, nous nous demandons combien vont bien pouvoir voter les délibérations, puisque chacun se trouve empêché pour un motif de droit de cette nature. Pierre Dac disait « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites » ! C’est le cas du droit qui régit les collectivités territoriales. Je suis bien placé pour en parler, car je préside, depuis 8 ans, le Conseil National d’Evaluation des Normes qui frappe les collectivités. Nous assistons à un festival permanent de textes invraisemblables, inapplicables, ridicules, ruineux, imbéciles. S’agissant de Philippe Bigot, il est possible que le procès-verbal de séance aurait pu préciser qu’il n’avait pas pris part au vote. Dès lors qu’il s’agit de votes à l’unanimité, on imagine mal [...]

By | 30 mars 2016|Orne, Politique|0 Comments

La question de la nationalité : hystérie médiatique ou désinformation organisée.

Je suis un fidèle de l’émission « C’est dans l’air ». Mais ce soir, j’ai entendu tellement d’inepties dans l’émission consacrée à la déchéance de nationalité que je finis par douter, pour les sujets que je ne maitrise pas, de la qualité de cette émission. Comme il se trouve que le droit de la nationalité relève pour partie du droit privé, et notamment du droit civil, je l’ai donc appris et pratiqué, et mon goût pour les affaires publiques m’a éveillé à la partie relative au droit public. Christophe Barbier et Roland Cayrol se sont livrés à un énoncé ininterrompu de contre-vérités invraisemblables pour combattre, ce qui est leur droit le plus strict, la déchéance. Comme ce sont, l’un et l’autre, des personnes très cultivées, on peut craindre la mauvaise foi ou la tentation de la désinformation. Il est rare de les voir prendre parti avec une telle hystérie. Les deux autres invités se sont comportés en informateurs précieux dans ce festival d’information déformée. Fonder les origines du droit de la nationalité dans les actes de la révolution française est totalement faux. Il était beaucoup plus présent sous l’ancien régime. Sous la période révolutionnaire, on parle de citoyens et non de nationaux. Et la qualité de citoyens est distribuée, dans certaines conditions, y compris aux étrangers présents sur le territoire. Dans la confusion générale, elle est même attribuée au Président Georges Washington qui ne la demandait pas. En fait, le droit de la nationalité apparait clairement en 1804 dans le Code Civil, relevant donc ainsi du droit privé. C’est d’ailleurs à cette époque l’affirmation triomphante du droit du sang, comme règle de détermination de la nationalité, conformément aux vœux de Tronchet, mais contre les vœux de l’Empereur lui-même. Ce n’est que par la loi de 1851 que la nationalité renoua avec le [...]

By | 28 décembre 2015|Politique|0 Comments

Hervé Morin 1er Président de Normandie depuis Guillaume le Conquérant ! ;-)

La soirée a été à suspens. Pendant plusieurs dizaines de minutes, des informations contradictoires nous sont parvenues, à mesure que tombaient les résultats. Un sondage à la sortie des urnes brouillait largement la lecture. La liste conduite par Hervé Morin l’a emporté. J’en suis profondément heureux pour lui, car je peux témoigner de l’incroyable marathon qu’il a mené depuis plus de 5 mois. Il a été résistant, patient aussi. Ce qui use les candidats, ce n’est pas forcément ce que l’on voit, mais davantage ce que l’on ne voit pas. Je suis fier et heureux de la contribution des Ornais à son résultat. Les scores du 1er tour m’avaient déçu. Hervé m’avait, dès lundi matin, demandé de lancer la mobilisation générale de tous les conseillers départementaux de la majorité pour qu’ils partent à la conquête des électeurs qui ne s’étaient pas déplacés au 1er tour. Si j’observe la différence de suffrages obtenus entre les deux tours, je constate une augmentation de plus de 16.000 suffrages supplémentaires. C’est le fruit d’une prise de conscience forte de nos concitoyens quant à l’importance de l’élection.  C’est la récompense de leurs élus de proximité qui sont allés à leur rencontre pour les inciter à aller voter. Ce soir, je suis donc fier de notre majorité départementale. Lorsqu’elle se mobilise, elle rend au scrutin sa dimension locale alors que la médiatisation de la politique nationalise trop les élections. Ce soir, le G6 est né ! C’est-à-dire le Groupe des 5 Présidents de Conseils départementaux et du Président du Conseil Régional. Ensemble, nous allons conduire la réalisation du projet de la Normandie conquérante. Les historiens savent que la Normandie n’a pas vraiment existé depuis des siècles. Nous avons donc à refonder l’identité normande, l’économie normande, le rayonnement en France et dans le monde de notre magnifique [...]

By | 14 décembre 2015|Politique|0 Comments

Les élections se gagnent dans les dernières 48 heures !

  Et ce sont les électeurs qui ont le dernier mot ! Ce ne sont ni les sondages, ni les « spin-doctors » ! Ce sont des citoyens, généreux, sans orgueil qui cherchent tout simplement à assurer le meilleur avenir possible à leurs enfants. Ils observent les campagnes électorales souvent avec accablement, tant la cacophonie qui les entoure relève plus du spectacle que de l’information et du débat démocratique. Pour ma part, je soutiens depuis le 1er jour la candidature d’Hervé Morin parce que je le connais, parce qu’il sait écouter, parce qu’il est de mes idées et parce que je sais qu’il travaillera main dans la main, en confiance mutuelle, avec notre Conseil Départemental de l’Orne. La réforme régionale pourrait s’avérer une catastrophe si les deux échelons régionaux et départementaux venaient à ne pas coopèrer, pour déterminer et conduire ensemble les destinées de notre Normandie : la Région pour la stratégie, les départements pour la proximité et la mise en œuvre au plus près des habitants. J’étais aux côtés d’Hervé Morin le jour du lancement de sa campagne le 27 juin dernier. Depuis, je me suis appliqué à travailler sur le fond des dossiers normands, à lui proposer des voies de gouvernance concrètes pour réussir le mandat, sans tapage ni invective. J’ai essayé d’agir en élu responsable. Nous approchons des dernières 48h. Mon message à tous ceux qui me feront l’amitié de lire ce billet est exactement le même qu’au 1er jour de la campagne. Le secret de la réussite est résumé dans la vidéo jointe que je vous invite à regarder. Oui, c’est à chacun de nous d’aller à la rencontre de nos concitoyens, de ceux qui nous font confiance, pour leur dire que nous nous proposons de consacrer toutes nos forces ensemble à la réussite de la grande [...]

By | 2 décembre 2015|Orne, Politique|0 Comments

Une montagne de dignité efface largement un trou de langage.

  Hervé Morin a commis une faute de langage. Avant de l'en blâmer, j'ai observé son analyse. Il a conscience d'avoir commis une erreur et il est désolé de l’interprétation qui en est faite. Il y a plus de dignité à reconnaître s'être mal exprimé que dans l'indigente spéculation politicienne qui en est faite. La morale de l'histoire est que les débats politiques sont devenus caricaturaux et au final plus piégeants qu'utiles. S'agissant de trous dans l'Orne, il y en a de magnifiques, je pense au précipice de 118 mètres de la Roche d'Oëtre. Hervé Morin l'a vu et est resté impressionné par la somptueuse beauté de cet endroit. Mais tout cela n'est rien au regard des trous financiers creusés par le pouvoir socialiste dans les comptes des départements. Revenons à l'essentiel : la Normandie, rien que la Normandie, et toute la Normandie. Et que la politique la serve et non l'inverse.   Voici le communiqué de presse que je viens de publier. Cliquer-là !

By | 27 novembre 2015|Orne, Politique|0 Comments

Dans les moments tragiques l’homme politique doit dire sa pensée.

Éclairer le chemin Il doit le faire avec mesure et humilité. Mais il doit la dire, car son statut n'est pas un refuge protecteur de tout risque politique. Bien au contraire, il lui commande d'éclairer le chemin, comme le premier de cordée essaie d'éviter à son équipe de dévisser. Si le temps du recueillement est indispensable, on ne peut cependant pas se réfugier dans le silence. D’horribles attentats ont été menés et nous en sommes tous bouleversés. Avouons d’abord que nous nous ne savons pas très bien quoi en penser. Même si on ne peut pas faire l’impasse sur une réflexion morale ou sur la philosophie morale de tels événements. C’est un défi à la pensée morale qui nous est lancé. Rien ne saurait justifier ce terrorisme odieux Certains sont tentés de cautionner cette idée du terrorisme par désespoir. D’en faire même un acte de dépassement du désespoir par le martyre. Cette tentation d’expliquer la violence d’aujourd’hui existe. On peut se demander si la morale commune, pour ceux-là, n’est pas dominée par un rousseauisme sociologique, ou une sociologie rousseauiste. Quand la violence surgit, elle ne s’imputerait pas à ceux qui la commettent, mais au système en général, sans que l’on sache très bien ce qu’est ledit système. Dans ces idées, nul mal humain ne viendrait de l’homme, mais d’une société artificielle qu’il faudrait changer. Donc le mal serait commis, en quelque sorte, par les victimes, et non par leurs auteurs qui expriment ainsi leur haine. Quand, dans cette approche, on ajoute à cette dimension de violence celle du martyre, alors le martyr apparaît comme le héraut, celui qui sacrifie sa vie parce qu’il est désespéré, d’où l’impossibilité morale dans laquelle nous serions de le condamner pour sa violence. Sortir d'un rousseauisme dépassé. Soyons lucides, s’il n’y a plus possibilité d’imputer [...]

By | 14 novembre 2015|Politique, Réflexion|1 Comment