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Revenir aux sources.

Le vote des Français n’est pas réellement surprenant, même si la communication politique moderne, par son pouvoir de manipulation, pouvait laisser penser qu’il en serait autrement. La réalité d’aujourd’hui s’éclaire en observant la leçon constitutionnelle donnée par le fondateur de la 5ème République, le Général de Gaulle. Il dit clairement que l’esprit de notre Constitution visait à mettre un terme au régime des partis. À empêcher que la République, l’Etat, soient à la discrétion des partis. A éviter qu’au prétexte de l’élection du Président de la République, les partis se ré-emparent de l’Etat et de la République. Pour conjurer ce risque, il insistait sur la nécessité que le Chef de l’Etat n’appartienne pas aux partis et ne soit surtout pas délégué par eux. Qu’il soit là pour le Pays tout entier. Pour ce qui est commun à tous les Français, au-dessus des partis. C’est-à-dire l’intérêt commun national. Selon lui, le Chef de l’Etat a été institué pour empêcher que la République ne retombe à la discrétion des partis. A défaut, il prédisait clairement que « l’on n’aurait rien fait du tout » ! Et qu’on en reviendrait au gouvernement des partis, c’est-à-dire à une catastrophe nationale. Pour avoir voulu ignorer ces sains préceptes, lesdits partis sont ce soir KO. Eliminés. Renvoyés. Mais la stature historique et personnelle du Général de Gaulle ne s’improvise pas. C’est pourquoi nous avons besoin d’évaluer la prise de conscience ou non de la classe politique du séisme qui vient de la balayer. Si elle repart avec les mêmes intentions, le prochain quinquennat sera la copie conforme de celui s’achève. Avant de l’élire, exigeons les clarifications nécessaires sur la fonction du Président. Nous relirons ensemble, dans les jours qui viennent, ce que dit la Constitution sur ce point, comme sur le rôle du Gouvernement et du [...]

By | 2017-04-24T11:42:40+00:00 24 avril 2017|Politique|0 Comments

La démocratie à Colin-maillard !

L’obligation de présentation du programme de stabilité en Conseil des Ministres, la semaine passée, pouvait laisser espérer que la presse économique et financière contraigne enfin les candidats à la Présidentielle à présenter leur propre programme, comparé à celui adopté par le Gouvernement. Silence généralisé ! Comme s’il ne s’agissait pas des engagements de la France et non ceux de François Hollande. Comme si l’exercice était inutile ou incompréhensible. Comme si le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’UEM n’existait pas. Comme si, en 2012, François Hollande n’avait pas été obligé de contourner la révision constitutionnelle, pour l’inscrire dans une Loi Organique du 17 décembre 2012. Comme si le mécanisme de sanction pour non-respect n’existait pas. Bref, à l’image des enfants de l’école maternelle, ladite presse nous a laissé jouer à une démocratie à Colin-maillard, les yeux bandés, dans l’espoir incertain d’approcher la vérité. Ce document est pourtant le seul qui permette de connaitre ce qu’un candidat envisage de faire, durant cinq ans, avec la bourse commune des Français. C’est le seul document qui trace les dépenses, les recettes, et le solde prévu pour les comptes publics des Français ! C’est le seul document qui révèle la croissance sur laquelle table le candidat, année après année, et la dette qu’il envisage de laisser à ses successeurs ! Et cela semble n’intéresser personne. Les pseudos experts préférant s’écharper sur l’impossible chiffrage de mesures annoncées exclusivement pour le marketing électoral. Mais de la facture finale, nous ne saurons rien ! Alors, essayons de nous débrouiller seuls. Et laissons le soin aux équipes des candidats de corriger nos oublis ou erreurs que nous corrigerons immédiatement et bien volontiers. Evidemment, nous utiliserons la monnaie courante, celle que nous avons dans notre poche ou sur notre compte en banque, et non les ratios de PIB si chers [...]

By | 2017-04-19T09:19:07+00:00 18 avril 2017|Politique|0 Comments

La Présidentielle à la roulette russe !

Défavorable depuis toujours à l’élection présidentielle au suffrage universel, l’édition 2017 achève de me convaincre de la nécessité d’en sortir, tant elle révèle des failles impossibles à colmater d’une logique constitutionnelle détruite par des révisions successives qu’il s’agisse du quinquennat, de l’inversement du calendrier des législatives, l’invention des primaires ou autre. La sortie du régime des partis s’est commuée en allégeance à ce régime La cinquième République voulue par le Général de Gaule visait à sortir la France du régime des partis. Le système des primaires revient à leur confier l’exclusivité des candidatures, ce qui confine à l’incongruité. Les Français, en tâtonnant, ont semblé voulu y remettre bon ordre en offrant une prime aux candidats ayant refusé de s’y soumettre. Au diable les primaires dont le sort semble donc tranché pour le futur. En revanche, le folklore entourant habituellement cette élection bat son plein. Les meetings se succèdent dans un délire de slogans, d’invectives, de critiques, de promesses et de griseries ne trompant que leurs acteurs. Les militants zélés s’invectivent, les foules dupées parviennent laborieusement à dominer leurs âmes. Les passions dénient à autrui les libertés dont chacun se prévaut sans complexe. Ceux qui adhèrent à des opinions différentes sont des « ennemis » de la France. L’empire de la raison parvient difficilement à réguler la violence irrationnelle des passions tristes ou exagérément joyeuses. La garantie de préserver notre liberté de jugement dans la libre République devient presque suspecte. La tolérance cède le pas face à une forme de fanatisme militant relevant autant de la superstition coléreuse, changeante et capricieuse que d’un raisonnement réfléchi. Oubliant que la fin de la politique reste le « bien-vivre ensemble ». L’enthousiasme raisonné doit s’imposer devant les fantaisies conduisant parfois à des extravagances. « La raison doit rester notre dernier juge et notre dernier guide en toute chose. » L’utilisation [...]

By | 2017-04-18T09:51:55+00:00 17 avril 2017|Politique|0 Comments

Sérum de vérité ou coup de pied de l’âne ?

Le présentation mercredi prochain en Conseil des Ministres du programme de stabilité pour la période 2017-2020 constitue un rendez-vous redoutable pour les présidentiables, à une dizaine de jours du 1er tour. Le concours de promesses électorales pourrait tourner au cauchemar lorsqu’il va s’agir pour ces candidats de rentrer l’édredon dans la valise ! Afin de ne pas rendre l’exercice trop cruel, nous nous contenterons d’examiner leur trajectoire en dépenses. Et nous le ferons dans la langue usuelle des électeurs, c’est-à-dire en euros courants. Et en prolongeant l’exercice sur la durée du quinquennat soit jusqu’en 2022. Les articles publiés par l’Opinion nous serviront de base de données, et les équipes de campagne des candidats pourront corriger les chiffres, autant qu’ils le voudront, afin d’affiner leur exercice de transparence. A noter que dans le programme de stabilité 2016, la dépense publique a été exprimée en valeur, ce qui n’autorise pas les candidats à chercher à nous « balader » en volume, en ratios de PIB et autre méthode incompréhensible pour le commun des mortels. Le calendrier s’avère un piège redoutable pour ces candidats qui vont devoir dire s’ils s’inscrivent ou pas dans la stratégie de finances publiques de la France, telle qu’exprimée par le Président sortant, et révéler de manière transparente et non équivoque leur propre agenda d’assainissement de nos comptes publics. C’est d’autant plus important que le rétablissement de nos finances publiques s’appuie en priorité sur la maitrise des dépenses. C’est probablement aussi pour François Hollande, empêché de se représenter, la dernière occasion de passer les candidats à sa succession au sérum de vérité ! A moins qu’il ne choisisse au passage de « donner un coup de pied de l’âne », en particulier à son ancien collaborateur. D’un rapide coup d’œil, les deux seuls candidats qui se sont pliés à l’exercice sont François Fillon et Emmanuel [...]

By | 2017-04-10T21:11:48+00:00 10 avril 2017|Politique|1 Comment

l’Opinion, seul journal à informer les Français des programmes de finances publiques des candidats à la présidentielle !

Le programme de stabilité est le seul document qui rassemble chaque année, au mois d’avril, la stratégie et la trajectoire des finances publiques de chaque Pays de l’Union européenne. La France devra envoyer cette information à Bruxelles, le 15 avril prochain. Aucun media n’a pensé à demander aux candidats à la présidentielle de remplir ce document, s’ils étaient Président … sauf le journal l’Opinion qu’il faut féliciter et remercier pour sa lucidité et son exigence démocratiques. Mieux, le journal a imposé aux 3 principaux candidats d’accomplir cet exercice, non pas en points de PIB comme c’est la tradition, mais en euros ! C’est-à-dire dans la monnaie utilisée chaque jour par les Français. C’est la seule manière de démasquer le mensonge, car l’incohérence saute immédiatement aux yeux. Je partage entièrement les analyses faites par Raphael Legendre, le journaliste en charge de l’enquête. Je le félicite au passage pour son opiniâtreté, car obtenir ce genre d’aveu d’un candidat est aussi difficile que faire chanter un sourd-muet. Les 3 candidats ayant répondu sont, par ordre alphabétique François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Autant dire tout de suite que Marine Le Pen n’a pas sérieusement répondu, ce qui révèle le caractère totalement improvisé de son programme présidentiel et son inapplicabilité. Il ne s’agit pas d’un procès d’intention à son endroit, mais d’un simple constat. Certains candidats n’hésitent pas, en effet, à improviser et promettre aux Français des actions qu’ils savent ne pas pouvoir tenir, ce qui relève du mensonge, de l’irresponsabilité ou de l’imposture pure et simple. Pour avoir été un praticien quotidien de la matière, je prolongerai l’analyse de Raphaël de la manière suivante : • S’agissant de la dette, aucun candidat ne fait de sa maîtrise la priorité. Marine Le Pen l’explose, François Fillon et Emmanuel Macron se résignent à la [...]

By | 2017-04-07T09:31:24+00:00 7 avril 2017|Politique|0 Comments

Morin, triste clown.

Des USA où je me trouve en famille, un Président débile mental devient presque banal. Entre Trump et Morin, la parenté éblouit d'évidence. Sots, infatués d'eux-mêmes, méchants, vulgaires, ils transpirent la haine recuite. Des lourdauds pathétiques. Dédions-leur comme prix d'excellence la chanson de Georges Brassens : "Quand on est c**on est c**" ! Car ils franchissent chaque jour le mur du "çon". Maintenant Président retraité, après 35 ans de vie publique, ayant siégé à tous les niveaux, local, régional, national et international, je me rends compte n’avoir jamais rencontré un turlupin comme Morin. Les tartarinades du Tartarin d'Alphonse Daudet sont de doux euphémismes comparées aux morinades de Morin. Les siennes sont tristes. Négatives. Destructrices. Bouffies de ce "Moi" qui l'obsède. Paranoïaque, il se croit tellement supérieur à tous qu'il ne voit pas les moqueries cruelles qu’il suscite dans son dos. Il nous fait honte ! Et personne n'ose lui dire. S'agissant du Haras du Pin, il n’y siège jamais, il oublie même qu'il a donné son accord au projet qu’il cherche maintenant à démolir. En 2 ans, il n'a toujours pas pu réaliser l'aire de pique-nique qui devrait être sa seule et grand œuvre ! On lui dédiera son nom. Dans 4 ans, nous serons enfin débarrassés de ce « mauvais cheval ». Naufragé, lors des dernières élections, par des déclarations irresponsables, nous l'avions sauvé par humanité. A tort ! La prochaine fois, nous l’engloutirons. Bien profondément, dans le fin fond du « trou du c** du monde » dont il a gratifié notre département. Quant à l'élection du Président du Haras, il semble ignorer qu'un Préfet n'a pas le pouvoir de l’annuler ! Seul le Juge peut le faire. Et il sera simple de s'entendre sans fracas. Une fois encore, il aura spéculé sur le négatif. Triste clown. la dernière morinade en cours dans Ouest-France.      

By | 2017-04-02T02:38:22+00:00 1 avril 2017|Politique|8 Comments

Présidentielle : Sortir de l’impasse, vite !

Les effets secondaires imprévus du processus des primaires. La droite française, et le Centre sont dans une impasse politique qui fait courir les pires dangers à la démocratie. Pas plus que la gauche, ils n’ont été en mesure de maitriser les effets secondaires du processus des primaires. La gauche n’a pas sélectionné son meilleur candidat, aux yeux de l’ensemble des Français. Les ennuis du candidat de la droite se sont révélés après les primaires. Aucun des arguments avancés n’est totalement convaincant Aucun des arguments avancés par les uns et les autres n’est totalement convaincant. Chacun s’accroche à sa propre lecture des faits et des interprétations, sans jamais tenir compte des conséquences électorales. Le destin des candidats semble avoir pris le dessus sur le destin de la France. Pour les uns, ce sont les primaires qui comptent, voire les affluences aux meetings, les partis, mais pas les élus, pour les autres, ce sont les sondages. Retourner aux sources de notre Constitution Un élément substantiel de la Constitution, qui seule régit vraiment la présidentielle, mériterait être davantage mis en avant. Pour être candidat à la Présidentielle, il faut d’abord être « présenté ». Cette « présentation » des candidats (couramment appelée parrainage ou signature) est une procédure par laquelle les candidats sont « présentés » auprès du Conseil Constitutionnel par des élus. Ceux qui peuvent signer sont plus de 40.000. Proposer aux élus autorisés à "présenter" les candidats de trancher Pour arbitrer l’embrouillamini de la droite qui mène tout droit à son élimination au 1er tour, la solution ne consisterait-elle pas à proposer aux 40.000 élus de trancher le différend ? François Fillon dispose déjà largement des 500 signatures nécessaires, cela ne lui porterait donc pas préjudice. En revanche, il serait intéressant de savoir si un autre candidat, par exemple Alain Juppé, recueillerait plus, voire beaucoup plus de « présentations » ou [...]

By | 2017-03-13T11:23:26+00:00 5 mars 2017|Politique|0 Comments

Primaire : réfléchir posément avec une vision positive.

Le journal Ouest-France, en commentant mon billet posté hier, me donne l’occasion de poursuivre notre réflexion sur cet objet très nouveau qu’est la primaire. D’abord, pour souligner que ce n'était qu'une question de ma part et non une affirmation.  Mais aussi pour dire que mon soutien à Alain Juppé n'est pas en cause. Je reste fidèle à ma pensée qu'il a le meilleur profil pour le job. Mais il me semble ne servir à rien de se crever les yeux, de négliger de regarder lucidement les résultats. Les électeurs de dimanche dernier ont préféré nettement François Fillon, je crains qu'il soit vain de vouloir se convaincre du contraire, contre toute évidence. 4 millions de Français sont allés voter Il reste cependant de nombreux motifs de satisfaction qui ne sont pas suffisamment mis en valeur dans la communication politique de cette semaine. Au lieu d’opposer les deux candidats arrivés en tête, commençons par nous réjouir du niveau de la participation. Quatre millions de votants se sont déplacés pour marquer leur volonté de participer à la construction du futur de notre Pays. En matière de vitalité démocratique, cette démarche comporte des mérites incontestables dont nous devrions nous réjouir davantage. L'enjeu est la présidentielle et non la primaire Sur l’opportunité ou non d’un second tour, la vraie question est de savoir si elle favorise les chances de la droite et du centre d’emporter la présidentielle. Avant d’être pour François Fillon ou Alain Juppé, je suis d’abord pour l’alternance. Et il me semble plutôt utile et même sain de nous poser la question de savoir ce qui est le plus favorable à l’objectif principal que nous poursuivons. En veillant à ce qu'il ne soit pas manqué à cause d'une primaire trop dévastatrice. Ne pas empoisonner le futur quinquennat Pour ma part, je ne suis pas idéologue, et je n'essaie même [...]

By | 2017-03-13T11:23:31+00:00 22 novembre 2016|Politique|1 Comment

Primaires – Faut-il vraiment s’obliger à un 2nd tour ?

Un décalage horaire de 7 heures, avec un recul de 10.000 kilomètres, permet de prendre le recul nécessaire, pour analyser les résultats d’un scrutin avec sérénité et unique souci de l’intérêt général, avant de céder au sentiment personnel des candidats ou de leurs soutiens. L’idéal politique doit nous appeler, chaque fois que nous en avons la force, à dominer nos préférences, nos réflexes de compétiteurs, pour en revenir à l’essentiel : l’intérêt de la France. Les primaires ne sont pas la présidentielle Nous ferions bien de méditer que les primaires ne sont la présidentielle. Et que c’est la présidentielle qu’il faut gagner pour redresser la France ! Nous pouvons céder au goût du sport électoral, et nous épuiser dans des primaires, en nous divisant jusqu’au divorce. Mais si c’est au prix de perdre la présidentielle, rien ne serait pire. Or, un 2nd tour, focalisant la confrontation entre deux candidats, ne fera qu’exagérer nos divisions, voire nos seules nuances, au risque de nous affaiblir lors du seul combat qui vaille, celui de la présidentielle. Le résultat semble donner une indication non ambiguë Or, le résultat d’hier semble délivrer une indication non ambiguë. La préférence pour François Fillon semble incontestable. J’aime le vocable de « préférence », précisément pour ne pas blesser les autres candidats et leurs soutiens, afin que chacun se sente respecté. Aussi pour rendre hommage aux mois d’efforts qu’ils viennent d’accomplir. En rester au stade de la « préférence » me semblerait préférable, dans l’esprit de rassemblement, plutôt qu’aller jusqu’à la victoire des uns contre les autres. Alors qu’il faudra tout faire pour gagner ensemble dans quelques mois. La capacité de la droite et du centre à gouverner ensemble pour conduire des réformes ambitieuses reste l’enjeu principal de la présidentielle Ne nous faisons aucune illusion, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle [...]

By | 2017-03-13T11:23:31+00:00 21 novembre 2016|Politique|4 Comments

Pourquoi je soutiens Alain Juppé !

Une amitié fidèle et de longue date nous unit. Élu Rapporteur Général du Budget au Sénat, lui étant Premier ministre, je l’ai souvent rencontré, et nous nous sommes liés d’amitié. En toute simplicité. Sans calcul ni stratégie. Uniquement dans l’esprit de servir notre pays du mieux que nous pouvons. Et nous ne nous sommes jamais perdus de vue. Je l’ai même reçu à Alençon, comme collègue, lorsque nous étions ensemble présidents de nos communautés urbaines. L’homme privé est bien différent de l’homme public. Ce qui me surprend toujours, malgré nos 20 ans de connaissance mutuelle, c’est la différence entre l’homme privé et l’homme public. L’homme privé est chaleureux, simple, respectueux et fidèle en amitié. L’homme public paraît parfois rigide, distant. Ma conviction est qu’il est d’une pudeur excessive. Il n’aime pas se livrer en public. Je le comprends. La communication politique moderne conduit au déshabillage un peu indécent pour l’intégrité de la personnalité des élus. À mon très modeste niveau, je l’ai vécu tant de fois. Pour exister entre Trump et Poutine, la France doit jouer son meilleur atout. Dans la période dangereuse que traversent le monde, l’Europe et la France, Alain Juppé est, de loin, le plus expérimenté de tous les candidats. Il a été Premier ministre, ministre des Affaires Étrangères, ministre de la Défense. Il restera dans l’histoire aussi comme un grand maire de Bordeaux. Il connaît les affaires publiques du bas jusqu’en haut. Oui, pour exister entre Trump et Poutine, la France doit jouer son meilleur atout. Ne l’opposons pas à François Fillon. Depuis quelques jours, la presse et les sondeurs habituels nous rebattent les oreilles d’une concurrence entre Alain Juppé et François Fillon. Ils sont, certes candidats, tous les deux. Légitimement. Ce sont deux personnes éminemment respectables. Personnellement, si l’un des deux n’avait pas été candidat, [...]

By | 2017-03-13T11:23:32+00:00 17 novembre 2016|Non classé, Politique|0 Comments

Présidentielles : vite de la transparence pour garantir la sincérité !

Lors de la dernière élection présidentielle de 2012, François Bayrou m’a proposé de rejoindre son équipe de campagne afin de lui apporter, en binôme avec mon ami Jean Peyrelevade, mon conseil dans la préparation de la stratégie de finances publiques de son quinquennat, s’il était élu Président de la République. Même si son élection ne figurait pas parmi les probabilités, nous étions convenus, en total accord avec lui, et c’était une des conditions de mon engagement, de nous obliger à un exercice exigeant de sincérité, au milieu de cette kermesse médiatique en forme de concours de promesses aussi fallacieuses que mensongères. Dans la solitude la plus déprimante, j’avais suggéré que tous les candidats présentent un graphique de leurs prévisions pour le quinquennat à venir illustrant ainsi, de manière compréhensible par tous, lesdites prévisions de chacun, afin que leurs engagements soient vérifiables, année après année. Nous fûmes seuls à le faire. Le billet que j’avais posté le 9 avril 2012 sur mon blog n’eut qu’un très modeste succès d’estime. Il était pourtant un exercice minimal et indispensable d’éthique démocratique. Examinons, ce qu’il en résulte quatre ans et demi après l’élection. Les graphiques ci-dessous vont permettre la pédagogie indispensable si nous voulons progresser sur le chemin de la sincérité, du redressement et de la responsabilité financière ; c’est à dire le chemin de la vraie démocratie. Et non ce qui en tient lieu, comme actuellement.   Les prévisions du Programme de stabilité sont révisées chaque année, alors que celles émanant des candidats ont été établies pour les 5 ans en 2012 S’agissant des dépenses, celles mirobolantes annoncées par le Président élu François Hollande, comme généreuses promesses de campagne, n’ont pas été intégralement tenues, Dieu-merci ! Puisqu’il a dépensé au 31 décembre 2016, 64 milliards d’euros de moins que ce qu’il avait [...]

By | 2017-03-13T11:23:32+00:00 4 novembre 2016|Economie & Finances, Politique|0 Comments

Terrorisme : Non, je ne me laisserai pas culpabiliser !

Modéré n'oblige pas à être naïf D’un naturel modéré, du moins, le croyais-je, en particulier en ces domaines sensibles du racisme, de l’antisémitisme de la xénophobie, j’avoue ne plus supporter les tartufferies de bons sentiments qui nous sont servies dans les radios, les télés et les journaux à longueur de journée. Un terroriste est un criminel quelle que soit son origine Un terroriste est un criminel dont les actes sont tout aussi abjects, que ses actes soient commis par un auteur issu de l’immigration ou non, se revendiquant d’une idéologie religieuse ou non. Qu’elle différence ? L’un aurait-il plus de circonstances atténuantes que l’autre ?  La peine maximale est la seule qui soit adaptée. Le fait qu’ils ressortent rarement vivants de leur monstrueuses opérations constitue chaque fois un soulagement. Des semaines d'incroyables confusions de la pensée Nous sortons de plusieurs semaines d’incroyables confusions de la pensée. Afin de ne pas stigmatiser les confessions (musulmanes) dont se réclament ces assassins, c’est la hiérarchie de la confession principale victime (catholique), qui s’est trouvée obligée de monter au front, pour apaiser les esprits, et éviter des règlements de compte, au sein de notre société. Comble du ridicule, le Cardinal de Paris diffusant un message de pardon et de miséricorde, s’est fait tancer pour avoir inséré quatre mots pouvant laisser transparaître son avis sur le mariage pour tous. Au diable le prêtre égorgé, les victimes du Bataclan et autres, la censure bien-pensante entendait dire elle-même le bien et le mal. La bruyante indignation s’est vite tue, lorsqu’il a été mesuré que sans la parole de l’église catholique, le pire devenait possible. Les positions actuelles de l'Eglise ne sont pas toutes celles de ses fidèles S’agissant de l’Eglise, je le dis tout net, tout en m’en reconnaissant membre, je ne partage pas toutes ses positions actuelles, sur toutes ces questions. Autant, [...]

By | 2017-03-13T11:23:56+00:00 20 août 2016|Politique|3 Comments

Après la dérive djihadiste, la dérive compassionnelle.

La compassion n’est pas une réponse crédible Que les gouvernants ne s’y trompent pas, l’organisation régulière de cérémonies compassionnelles ne peut tenir lieu de réponse crédible aux abjects attentats qui se perpétuent en France. Gouverner c’est exercer une puissance et une force Gouverner ne consiste pas à s’ornementer en Grand Chambellan des services funèbres pour victimes innocentes d’odieux attentats. 0n ne sait plus ce que ces cérémonies compassionnelles cachent de négligence, d’indécision, d’évanescence, de cynisme ou même de manipulation. Gouverner, c’est d’abord une volonté. Une volonté d’exercer des prérogatives de Puissance publique, pour mettre en œuvre tous les moyens qu’un Etat digne de ce nom doit se donner, pour assurer la sécurité de ses citoyens, de son territoire. C’est utiliser cette Puissance en Force publique, en utilisant avec discernement la police, la gendarmerie, la douane, les forces armées. C’est oser utiliser la contrainte en exerçant un pouvoir souverain, en particulier sur tous ceux qui le défient. C’est prendre ses responsabilités, en acceptant l’impopularité qui ne manque jamais d’accompagner l’exercice de l’autorité. Sans sécurité, pas de démocratie Les Français croient encore, mais pour peu de mois, en la capacité de l'Etat et de ses dirigeants à garantir leur sécurité. Mais ils savent aussi qu’il ne s'agit là que d'une simple fiction, d'une croyance civique à laquelle ils se soumettent par devoir, afin de puiser la force nécessaire pour croire encore au "vivre ensemble". A l'instant où cette croyance s'éteindrait, la panique générale gagnerait immédiatement le Pays. Un sauve-qui-peut, un embrasement général surviendraient. La mystique républicaine, qui sert de stabilisateur automatique à la société, menace elle-même de s'effacer devant tant d'inertie, afin de préserver son droit à renaître ultérieurement. La population n'en peut plus de s'indigner, de se rendre à de permanentes obsèques nationales, quand elle sent que les célébrants préparent déjà les suivantes. [...]

By | 2017-03-13T11:24:01+00:00 17 juillet 2016|Politique|2 Comments

Quel droit pour arracher le terrorisme ? Et conjurer la colère du Peuple qui monte

S’il convient pour les gouvernants de se prémunir des effets de l’émotion, de la tentation de vengeance ou d’une pulsion d’autorité pour obéir à la raison, il serait tout autant dangereux de ne pas sentir monter la colère glacée qui monte d’un Peuple indigné face au terrorisme barbare. Le temps est venu de clarifier vite le droit applicable à cette folie djihadiste. Ces fous ne sont ni des délinquants ni des combattants. Ce sont des barbares dont l’élimination devient une urgente nécessité. Ce ne sont pas des délinquants car ils ne craignent pas la mort. Ils la souhaitent même semble-t-il, au motif qu’elle serait glorieuse et leur apporterait un invraisemblable salut. Le délinquant habituel la craint au contraire. Le voleur veut jouir de son butin. Le violeur veut continuer à pouvoir le faire. La menace de la peine de mort d’antan ou de la réclusion à perpétuité peut dissuader. Tout le système pénal traditionnel repose sur cette logique. Pour les djihadistes ceinturés de bombes notre droit pénal devient dérisoire. Ces terroristes djihadistes ne sont pas davantage des combattants. Ceux qui se tiennent aux conventions internationales relatives au droit de la guerre. Qui, tout en s’octroyant le droit de tuer, admettent de devoir se soumettre à une forme de loyauté. Cette dignité qui n’imagine pas de s’en prendre à des personnes désarmées, sans uniforme. Ce droit de la guerre consiste à reconnaître dans le combattant de l’autre camp un « juste ennemi », un alter ego. Dans cette logique, le combat, même tragique, obéit à des règles. Le terroriste djihadiste n’est pas ce combattant-là, lui qui tire sur des femmes, des enfants, des personnes sans défense, qui les achève tandis qu’ils gisent et supplient, et qui se fait exploser lâchement, lorsque le moment du combat survient. N’essayons surtout pas de faire [...]

By | 2017-03-13T11:24:02+00:00 16 juillet 2016|Politique|4 Comments

Le « foutage de gueule » c’est maintenant ?

Le Président de la République François Hollande, en clôture du 99e congrès des maires, annonce la réduction de moitié de la baisse des dotations au bloc communal en 2017. De quoi répondre parait-il à l'inquiétude des maires ? Peut-être. Mais de quoi aussi rendre fous furieux les Conseils Régionaux et Départementaux qui sont parfois les mêmes élus ! « J’ai décidé de diminuer de moitié l’effort demandé aux communes et intercommunalités en 2017 », aurait déclaré le chef de l’Etat. Sans doute lui-a-t-il échappé que cela relevait du domaine du Législateur et non du pouvoir du Président. L’an prochain, la baisse des dotations au bloc communal ne serait donc que d’un milliard d’euros au lieu de deux. Le montant resterait inchangé pour les départements et les régions. Si le changement avant, c’était maintenant, le « foutage de gueule » du coup c’est vraiment maintenant ! Cette annonce, outre qu’elle ignore la Constitution, voire la piétine, constitue un nouvel épisode des facéties du sapeur Camembert, tant les finances des communes, intercommunalités, départements et régions sont enchevêtrées.  Ce qui sera pris dans la poche des départements et des régions sera retiré de la poche des communes et intercommunalités. Mais François Hollande a également réservé d’autres surprises aux élus locaux. « La gestion du FCTVA est aujourd’hui entièrement manuelle et emploie 3000 personnes. L’automatisation sera mise en œuvre dès 2017″. Il n’y a pas de quoi se vanter de mettre fin à une situation ridicule et humiliante pour un Pays qui s’affirme grand, comme la France. La gestion est manuelle parce qu’elle s’avère un joli tripatouillage. Gare à la mise en informatique du système ! On sait maintenant que nous aurons 3.000 contrôleurs de plus. Voilà l’effet garanti de l’annonce ! « Il faut faire en sorte de dire que nous avons ensemble réduit les déficits de comptes publics », aurait conclu François [...]

By | 2017-03-13T11:24:10+00:00 2 juin 2016|Collectivités Locales, Politique|0 Comments