Politique

Quand le mythe de la réforme envoûte l’action politique.

Le baume magique supposé tout guérir et notamment les Etats impécunieux se nomme « réforme ». Et le gouvernement semble vouloir en faire un usage accéléré.
Si les réformes sont dans la nature des choses, elles sont d’autant plus efficaces qu’elles s’accomplissent en continu. Croire qu’elles puissent tenir lieu de « grand soir » purifiant les Etats cigales de toutes leurs turpitudes pendant des décennies, est bien naïf.
La France, incapable de réduire ses déficits, incapable de stabiliser ses dépenses publiques, a besoin de claironner sa volonté réformatrice en tous domaines. Le Gouvernement semble d’ailleurs vouloir réformer tout ! Sauf ce qui est placé directement sous son autorité, c’est-à-dire l’Etat.
Or, c’est pourtant l’Etat, dans notre Pays, qui est à la source des problèmes les plus cruciaux ; il produit un droit truffé de normes infernales qui bloquent l’économie et l’emploi ; il engage des dépenses qu’il impute dans tous les comptes, sauf les siens ; il diffuse de l’incertitude, de l’anxiété,  et de la défiance.
Hélas, sa « réforMythe » frénétique accentue encore le risque de blocage du Pays. D’abord il existe un vrai danger à s’enivrer des réformes comme d’un « mythe ». La vie réelle n’a rien à voir avec ces croyances aveugles, de nature presque divine, consistant à ériger ce mot « réforme » en totem, à la manière des sociétés permissives invoquant les mânes célestes. Toutes les réformes ne sont pas bonnes ! Autant donc commencer par celles qui le sont.
Celles qui sont inspirées à la France par les institutions internationales comme l’OCDE, le FMI, la Banque mondiale, méritent au moins un examen critique préalable, afin d’éviter des erreurs d’appréciations manifestes déjà survenues.
Prenons l’exemple du 4ème opérateur téléphonique. Il était une préconisation forte de l’OCDE. La France, en élève docile a donc obtempéré. Aujourd’hui, elle ne sait plus qu’elle fusion inventer pour revenir à trois opérateurs, sans compter […]

Trancher le faux débat sur la prétendue austérité.

La question de l’austérité, que l’on appelait la rigueur, dans les années 80, n’est pas nouvelle. Elle revient en boucle, à peu près tous les dix ans, lorsque le cycle économique est défavorable. Elle est sans solution, en dépit d’un foisonnement d’analyses. Une ligne de fracture impossible à réduire existe au sein de la communauté des économistes, entre les tenants de l’école keynésienne et les autres. La vérité est qu’il n’est pas possible de déterminer l’efficacité d’une politique de relance et qu’il est, de toute manière, inenvisageable pour un pays de la mener sans coordination, tant les économies nationales sont aujourd’hui interdépendantes. Dans ce contexte où les économistes ne sont pas capables d’apporter des certitudes, voilà que les décideurs politiques s’emparent de ce débat pour alimenter et justifier leurs contradictions. Il en résulte une navigation à vue, une perte de temps, et le report de la question de savoir quelle génération paiera la dette.

Puisqu’il n’existe pas de vérité économique incontestable, il convient de trouver une solution politique. Depuis plus de 30 ans, le choix de l’Europe a été fait. C’est le seul raisonnable. Même si la gouvernance européenne est loin d’être à la hauteur des enjeux.

En 1983, François Mitterrand imposa le « tournant de la rigueur » ! Dans un contexte d’attaques contre le franc, il lui était impossible de poursuivre la politique de relance engagée en 1981, sans sortir du système monétaire européen. Il dut revenir sur ses engagements de début de mandat et créa un grand désarroi dans l’électorat de gauche.

Dix ans plus tard, en 1992, il dut faire face à une nouvelle crise monétaire, suite au rejet par le Danemark par Référendum du Traité de Maastricht, la campagne difficile pour le référendum français, et la défense de la parité nominale de notre monnaie face au mark. […]

Construire l’avenir de l’Orne tous ensemble !

Ne pas subir, mais construire notre destin, telle est la philosophie qui nous rassemble et qui ne doit jamais cesser de nous mobiliser tous au service de notre département de l’Orne.

Des déclarations et prises de position nombreuses mettent en question l’avenir des départements ou des conseils généraux, selon leurs auteurs.

J’invite les Ornaises et les Ornais, leurs élus, leurs responsables politiques, économiques, sociaux, culturels et sportifs, à ne pas se laisser distraire ou intimider par ces débats institutionnels confus qui pourraient nous faire croire que notre avenir ne dépend pas de nous !

À la vérité, il ne dépend que de nous ! Avec les communes, les Départements sont les plus anciennes institutions locales de la République. Ce sont celles qui touchent au plus intime de l’humain, aux besoins les plus vitaux de nos concitoyens les plus fragiles.

On peut changer leur nom, les associer, prétendre les supprimer, les faire renaître, quel que soit le tour de magie inventé, les besoins auxquels ces institutions répondent devront toujours être satisfaits. Et notre seul devoir est de nous organiser pour accomplir nos missions dans l’unique souci de l’intérêt général, au meilleur rapport coût / efficacité. C’est aussi notre meilleure chance d’avenir.

C’est ce à quoi notre Conseil Général de l’Orne s’applique. Il le fait en étroite et confiante coopération avec le Conseil Régional, avec les Communautés et les Communes ornaises, dans un esprit d’équipe et de solidarité que beaucoup nous envient. Une convention importante, je le rappelle, nous lie à la Région. Nous venons, par ailleurs, de créer une Agence Technique Départementale, au service des communes et des intercommunalités.

Comme vous le voyez, nous n’avons donc pas besoin de lois pour nous inciter à nous écouter, à nous respecter, nous encourager mutuellement, nous pousser à l’entraide, nous secourir les uns les autres. Et les lois qui pourraient être […]

Réforme territoriale : peut-on espérer y travailler en confiance, un jour, en France ?

Une sorte de malédiction flotterait sur la France : l’allergie aux réformes ! Pour ne pas croire à cette légende, je pense au contraire que ce ne sont pas les réformes qui inquiètent les Français ou leurs représentants, c’est la manière dont elles sont conduites. Et la balourdise de l’Etat en est probablement l’origine principale.

RéformesS’agissant de la réforme territoriale, il en est question depuis janvier 2008, elle a donné lieu à de nombreuses lois, plus encore de règlements, et un nombre incalculable de travaux mobilisant des régiments entiers de hauts fonctionnaires et d’élus locaux. Découpages et redécoupages, modes de scrutins, n’ont cessés d’être en perpétuels mouvements Si une estimation était faite du coût déjà engendré par tous ces chantiers, les Français en seraient édifiés.

Une nouvelle réforme nous est annoncée de manière martiale. Comme les précédentes, elle émane du sommet et vise soi-disant à répandre la joie et le bonheur terrestre dans les contrées les plus éloignées de nos belles provinces. Lesquelles en doutent, à la lumière de l’expérience, non sans raison.

Le plus désagréable, pour tous ceux qui cherchent en sincérité à comprendre l’objectif visé, est de se voir accusés, avant toute chose, du soupçon de conservatisme. Le droit à réfléchir et comprendre n’est même plus accordé. Nous sommes nombreux à vouloir améliorer le fonctionnement du service public, et sommes totalement prêts à adopter les voies et moyens pour y parvenir, y compris ce qui pourrait aboutir à la suppression de nos fonctions. Que l’échelon central du Pays cesse de nous soupçonner de peur du changement, de corporatismes, et autres gracieusetés. De ce point de vue, nous n’avons aucune leçon à recevoir de l’Etat qui est probablement, dans le monde,  le plus rétif au changement. D’où son ardeur d’ailleurs à vouloir changer les […]

La réforme territoriale – Commencer par le début.

Les commentaires, réactions, soutiens, oppositions, vont bon train à propos des annonces faites par le Premier Ministre et confirmées par le Président de la République, sur la réforme territoriale. Afin d’éviter de nombreux malentendus, des conflits larvés, des manœuvres dilatoires, la première précaution serait de clarifier l’objectif visé.

Un premier sujet doit être préalablement tranché : s’agit-il d’une réforme des collectivités territoriales ou une réforme de l’administration territoriale de la République ? Car la méthode ne sera pas la même. L’administration territoriale n’est nullement assurée que par les collectivités territoriales mais également par les services déconcentrés de l’Etat. L’enjeu semble donc de couvrir l’ensemble des activités publiques répondant aux besoins d’intérêt général de la population. Revoir l’organisation pour la rendre plus efficiente et d’un meilleur rapport coût/efficacité suppose donc logiquement d’embrasser l’ensemble des personnes publiques (Etat, collectivités territoriales, établissements publics, etc.) qui accomplissent ces activités.

Réforme territoriale3

Il y aurait quelque paradoxe à ce que l’Etat prétende mettre de l’ordre dans la gestion des autres acteurs en faisant l’impasse sur sa propre gestion dont chacun constate la grave dégradation sur l’ensemble du territoire. Ce serait par ailleurs violer le principe constitutionnel de libre administration. Et feindre d’ignorer le fait majeur que l’empêcheur principal de gérer efficacement est précisément l’Etat lui-même, dépourvu de moyens mais affairé à s’occuper de tout, prescrivant quotidiennement des complexités et des dépenses nouvelles, tout en regrettant bruyamment leur montant. Les doublons les plus criants ne sont pas entre les collectivités elles-mêmes, mais entre l’Etat et ces collectivités. Il suffit pour s’en convaincre de comparer le compte rendu d’activité des services de l’Etat dans un département avec celui des services du Conseil Général pour constater qu’ils s’occupent exactement de la même chose, hors compétences régaliennes.

L’une des maladies de la gestion publique est précisément l’absence de déconcentration. Depuis […]

Administrations : apparence ou réalité du pouvoir ?

On m’a demandé récemment si j’avais les administrations centrales dans le collimateur. Aucunement. Je m’intéresse simplement aux questions de pouvoir, et je sais parfaitement que celui-ci a horreur du vide. Les administrations exercent en France des prérogatives excessives depuis des décennies, puisque le pouvoir politique leur a abandonnées.

imageCela dit, ce serait une grave erreur de penser que cette question essentielle se résume au seul rapport entre le pouvoir politique et lesdites administrations. C’est d’abord et avant tout une question majeure de démocratie.

Les Français choisissent librement leurs élus, leur Président, leurs représentants, et leur confèrent, à eux seuls, la souveraineté qui leur appartient.

Le pouvoir politique est le seul dépositaire de l’autorité et de la confiance publiques qui y sont attachées. Pas les administrations ! Elles bénéficient de délégations de signatures mais elles ne sont titulaires d’aucun pouvoir propre.

Ceci étant rappelé, il n’est cependant pas inutile de rechercher la cause des dérives progressives d’appropriation du pouvoir par les administrations.

Lorsqu’on préside la CCEN, en écoutant les administrations centrales présenter leurs textes, lesquels traitent à longueur d’année de la mise en œuvre de politiques publiques, pourtant totalement transférées aux collectivités territoriales, un sentiment de malaise démocratique nous envahit. Ces administrations ne cachent même plus le « pouvoir administratif » qu’elles jugent légitime d’exercer sur les administrations locales.

La transmission tacite ou réelle d’un pouvoir politique à l’administration, alors que son rôle ne devrait être que dans l’exécution, constitue une atteinte grave à la démocratie. Elle instille l’idée qu’une légitimité technocratique s’imposerait en surplomb de la légitimité démocratique.

La 5ème République a pourtant, dès 1958, clarifié les choses en posant dans la Constitution, pour la 1ère fois dans l’histoire, un principe de subordination de l’administration au Gouvernement. Comme celui-ci est de plus en plus composé de technocrates, nous sommes, […]

Réunir trois échelons territoriaux en un ! Pour un département métropole !

Non le mille-feuille territorial n’est pas fatal. A condition de laisser vivre l’innovation territoriale. Et permettre à chaque territoire de choisir la formule d’association correspondant a sa configuration propre et à ses choix.

Depuis des décennies, il est obstinément recherché à marier horizontalement, et contre leurs grés, des territoires contigus. Ce qui aboutit, en zone peu peuplée, à éloigner toujours plus les centres de décisions de ceux qu’ils sont supposés servir. Pourquoi n’a-t-on jamais imaginé de procéder à des alliances verticales ? En rassemblant de nombreuses collectivités qui agissent presque concurremment sur un même territoire ?

L’Orne est un bon exemple. Le département compte pour un peu moins de 300.000 habitants, pas moins de 505 communes, 29 intercommunalités, un nombre incalculable de syndicats intercommunaux et un conseil général, sans compter les services de l’Etat et les administrations sociales. Soit environ 600 entités publiques.

Et si l’Orne devenait département métropole  ? Un peu à l’image du département du Rhône avec Lyon, mais avec une ambition plus haute encore. Puisqu’il ne s’agirait pas de laisser cohabiter une collectivité départementale avec une métropole mais précisément de faire du département lui-même l’aire métropolitaine.

L’Orne constituerait dans son ensemble une collectivité à statut particulier au sens de l’article 72 de la Constitution, dénommée « Département-ville-métropole de l’Orne », par regroupement et donc en lieu et place de toutes les communes et les intercommunalités du département et dans les limites territoriales de celui-ci. Elle s’administrerait librement dans les conditions actuelles des lois régissant les communes, intercommunalités et départements. Le Préfet continuerait d’exercer les mêmes fonctions qu’aujourd’hui. Le Conseil du « Département-ville-métropole » remplacerait le Conseil général actuel et serait composé des Présidents d’intercommunalités. Les Présidents d’intercommunalités […]

Projet de décret portant abrogation du Code des Marchés Publics

Il ne suffit pas de gémir, pleurer, prier, mais de proposer. De prendre des initiatives. De rédiger des textes martyrs pour obliger chacun à se mettre au travail, à apporter sa contribution. La France étouffe, la France est asphyxiée sous un déluge de textes qui la conduisent à l’infarctus mortel. Tout le monde le dit, mais rien n’y fait ! Cette situation devient tragique pour l’économie, la croissance, l’emploi, et pour … les finances ! Les prescripteurs de règles vivent dans un monde étranger au milieu auquel leurs décisions s’appliquent. La prééminence de l’intérêt général s’est transformée en concours de parapluies. La règle bureaucratique doit désormais se simplifier pour répondre aux attentes des Français, lever les dysfonctionnements au lieu d’en créer. Le droit administratif doit favoriser l’exercice par les citoyens de leurs responsabilités et non de les tenir dans un état d’assistés ou d’incapables juridiques. Les agents publics ne doivent plus être infantilisés avec des procédures interminables, coûteuses et inefficaces.

Code des marchés publics copieDécidons que la norme administrative sera désormais porteuse de progrès au lieu de contraintes ! Le déblocage est possible et même facile. Il doit émaner d’une volonté politique indéfectible et historique. Aucune question ne doit rester taboue. Celle des marchés publics qui coûtent si cher à la France doit être traitée avec l’urgence et la simplicité requises.

Excédé par les textes interminables, bavards, inaccessibles et inintelligibles, je me suis appliqué à rédiger un un projet de décret portant abrogation du Code des Marchés Publics d’une concision et d’une simplicité permettant à chaque citoyen élu ou fonctionnaire de comprendre sans aucune difficulté l’objectif visé. Le droit communautaire qui régit la commande publique suffit largement à protéger la France des initiatives malheureuses en la matière. L’accumulation de textes actuellement en vigueur n’est pas jetée […]

L’appel conjoint de JL. Borloo et F. Bayrou peut-il servir de plan B pour sortir de l’impasse ?

Comme toutes les initiatives non conventionnelles, celle prise conjointement par Jean-Louis Borloo et François Bayrou fera l’objet de beaucoup de bruyantes critiques. Elles ne seront rien au regard d’innombrables espoirs silencieux qu’elle fera naître. Notamment chez ceux qui, faute d’alternative, finissaient pas céder secrètement aux illusions populistes.

Tant de Français n’en peuvent plus du dialogue de sourds entre le PS et l’UMP. Ils savent intuitivement que l’urgence et la dangerosité des problèmes appellent à dépasser leur horizon partisan pour ouvrir un périmètre de consensus dédié à l’intérêt supérieur du Pays. Aucun des deux partis ne semble prêt à s’y résoudre. Ils sont minés de l’intérieur par des querelles de chapelles indépassables. C’est ainsi quand on ne sait plus vivre qu’entre soi. Et qu’au fil du temps on perd le sens initial de son existence.

planbCe qu’il y a de rafraîchissant et de séduisant dans ce « plan B », c’est qu’il se libère, et nous libère en même temps, de cette loi irréfragable de la politique française qu’elle se résumerait à deux partis et deux partis seulement. Il est vrai qu’il n’y a constitutionnellement que deux candidats possibles au 2ème tour de la présidentielle. Mais la France n’est pas une monarchie scénarisée en séquences de cinq ans et réservée au monopole des deux acteurs principaux. D’autres idées, d’autres expériences, d’autres expérimentations méritent d’être exposées, débattues, honorées d’un débat démocratique serein et respectueux.

Attendons-nous cependant à un déluge de quolibets, caricatures, regards méprisants du clergé et des thuriféraires des deux grands partis, lesquels nous rappelleront aux règles les plus orthodoxes de pureté des seules idées voire des seules intentions autorisées et dont la non observance serait suspecte. Puis, il y a ceux qui pratiqueront la dérision. Les blasés de la politique, ceux qui sont revenus de tout […]

F. Hollande : l’impossible quinquennat ! Ou les impossibles quinquennats ?

Dans son article du Nouvel Observateur, Serge Raffy, évoque l’hypothèse où le Président de la République ne croirait pas aux vertus du quinquennat ! Qu’il qualifie d’impossible !

Dans le livre que je viens de publier « Déficits publics, la démocratie en danger », j’affirme la conviction qu’il faut en finir avec le quinquennat. Mais plus encore qu’il faut aussi en finir avec l’élection du Président de la République au suffrage universel ! J’explique pourquoi. Outre la réduction du mandat présidentiel, l’inversion du calendrier, la mise sous tutelle du Parlement, la dégradation du Premier Ministre, cette élection au suffrage universel direct est devenue le handicap principal au redressement du Pays. Une sorte de piège. Une kermesse médiatique aux enchères de paroles politiques aussi fallacieuses que mensongères. Donnant  lieu à des danses télévisuelles rituelles destinées à chasser nos peurs en nous étourdissant d’un espoir nouveau aussi irraisonné que démesuré. Entrainant les pires déceptions et dépressions quand la fête est finie, que les lumières s’éteignent et que la démocratie se réveille avec la gueule de bois. J’insiste sur l’urgence à rendre au Premier Ministre son autorité et sa responsabilité, en ne demandant rien de plus que le respect de la Constitution.

Je vous propose un débat de fond sur le sujet en le dépersonnalisant de François Hollande. Aucun Président élu pour un quinquennat n’a, à ce jour, été renouvelé, ni Jacques Chirac qui ne l’a pas demandé, ni Nicolas Sarkozy qui n’y est pas parvenu. Quant à François Hollande, il n’y parviendra pas sans dissolution.

On organise un débat pacifique tous ensemble sur cet important sujet ? En attendant lisez le livre  ;-)

livre page photo

 

 

http://www.armand-colin.com/livre/497320/deficits-publics.php

Faire gagner l’Orne est mon seul but

J’étais, ce samedi 26 octobre, l’invité de La Voix est libre sur France 3, Basse-Normandie. Avec Frank Besnier, j’ai évoqué mon ouvrage, Déficits Publics, la Démocratie en danger et la nouvelle mission qui m’a été confiée par le Président de la République avec Martin Malvy (Président de la région Midi-Pyrénées) sur la modernisation de l’action publique. Ce combat contre notre addiction à la dépense et les normes ruineuses, je le mène sans relâche depuis des années, il en va de la compétitivité de notre pays et de l’avenir de nos enfants et petits enfants !

Il a été question, entre autres, de l’emploi dans l’Orne, du paysage politique national mais aussi, naturellement, du redécoupage cantonal et de ma candidature aux cantonales de 2015. La réponse est dans la vidéo que je vous invite à regarder mais je n’en ai jamais fait mystère, ma priorité est de faire gagner l’Orne…

Le Centre doit en appeler au cœur des Français avant que les extrêmes ne s’emparent de la rue !

La réconciliation entre Jean-Louis Borloo et François Bayrou, de leurs partis, les Centres, peut faire basculer l’histoire de la 5ème République. La prise de conscience qu’ils ont ainsi affiché est plus grande qu’eux ! Elle réalise un rêve tant de fois déçu : réconcilier les Français qui s’épuisent en divisions à l’intérieur même de leurs familles politiques, lesquelles ne servent plus qu’elles-mêmes. S’accrochant de manière pathétique aux dernières illusions d’un pouvoir qui leur échappe.

Oui, l’incapacité du corps politique à comprendre le réel de la vie du Peuple conduit tout droit à la révolte. Elle pourrait se traduire sous des formes multiples, imprévisibles, mais au bénéfice de forces qui n’ont d’autres buts que semer plus encore la discorde pour s’emparer d’un pouvoir sans partage.

Les Centres qui, depuis l’avènement de la 5ème République et plus encore depuis le mode d’élection du Président de la République fracturant le Pays en deux, n’avaient d’autres utilités que faire l’appoint. Cette condition d’assujettis les a pulvérisés en autant de chapelles qu’ils avaient de leaders. La crise économique, sociale et sociétale qui traverse le Pays a fragilisé l’édifice démocratique et les extrêmes ont fait monter les enchères. Le pire reste à venir. L’UMP ne sait plus à quel saint se vouer. Quant au PS, le désordre s’installe jusqu’au sein du gouvernement. Leur ticket, à l’un comme à l’autre, ne semble plus valable et leur déclin nous expose aux extrêmes.

C’est le moment où le cœur raisonnable et responsable de la France doit se rassembler, se lever, prendre la parole et appeler au sursaut. Borloo et Bayrou qui incarnent des valeurs identiques avec des choix différents avaient le « devoir d’Etat » de montrer l’exemple. Ils l’ont fait. Bravo et merci.

Maintenant, nous devons les aider. Car il faut très vite faire basculer le conformisme du déclin en sursaut d’espérance. C’est à une révolution […]

RT 2012 Passer de la réglementation à la recommandation !

Le seul moyen de sortir de l’impasse dans laquelle a été engagée la RT 2012 au moyen d’un texte d’une complexité invraisemblable et d’une longueur disqualifiante  est de transformer la partie technique du document en « recommandation » par différence avec le mot de « réglementation ». Ce texte a pris le nom impropre de « réglementation » ce qui le soumet à des exigences constitutionnelles de clarté et d’intelligibilité qu’il viole délibérément. Il ignore le guide de légistique, crée des risques d’insécurité juridique et technique, engendre des coûts disproportionnés par rapport au but poursuivi à raison d’une rédaction désastreuse. Au surplus, l’Union Européenne vient concomitamment de publier une nouvelle version de la norme NF EN 15603 qui donne le cadre de référence pour évaluer la consommation globale d’énergie d’un bâtiment. La rédaction française n’est pas concordante avec la rédaction communautaire. C’est insensé ! Vraiment la seule solution pour éviter le ridicule et la ruine, notamment du secteur du bâtiment si porteur d’emplois, est de qualifier les règles de calcul récemment instaurées de « recommandation » par différence voire par opposition au vocable de « réglementation ». Ainsi les entreprises sauront qu’elles doivent continuer à travailler sur le sujet pour atteindre l’objectif fixé dans les meilleurs délais, tout en se préparant à respecter la norme communautaire plutôt que celle française aussi kafkaïenne que contestable.

A défaut, un nouveau contentieux devrait être engagé. Il est encore évitable !

RT 2012 : une erreur majeure qui va marginaliser la France en Europe

Décidément, certaines administrations centrales en France ont le génie pour engager la France dans l’impasse. En l’espèce, la DHUP (Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages) s’est empressée d’élaborer une réglementation dite RT 2012 dans un charabia inaccessible. Le Gouvernement précédent s’est laissé éblouir par ce texte incompréhensible.

drapeau_europeAu présent Gouvernement de mettre fin à cette erreur majeure, au moment où la CCEN a émis un avis défavorable à cette réglementation et plus encore au moment où l’Union Européenne vient de publier une nouvelle version de la norme européenne de référence. Cette norme NF EN 15603 donne un cadre de référence pour évaluer la consommation globale d’énergie d’un bâtiment. Elle offre une méthode européenne commune pour calculer la valeur de performance énergétique d’un bâtiment en kw/heure par m² et par an. A terme, l’utilisation de la norme européenne NF EN 15603 servira à inscrire la France dans le marché européen.

Maintenir la RT 2012 en contradiction avec la NF EN 15603 risque de marginaliser la France en Europe. Le pouvoir politique doit reprendre la main sur la production normative de l’Etat.

Affaire Tapie : emballement médiatique

BFM TV m’a interrogé sur le fait de savoir si j’avais été saisi de l’affaire Tapie quand j’étais Ministre du Budget.

J’ai répondu la seule vérité possible, la vraie. Oui il m’en a été parlé. Une fois, en effet, en 2002 par Jean-Louis Borloo, lequel n’avait d’ailleurs pas été insistant, mais m’avait fait savoir que l’intérêt  de l’Etat serait sans doute de transiger.

bernard-tapie

Ayant consulté l’administration, le contraire m’ayant été affirmé, cette question a été close pour moi.

Les Ministres du Budget sont en permanence sollicités par des contribuables aisés qui s’estiment mal traités. Parfois, ils le sont d’ailleurs.

Cela étant, dans l’affaire Tapie qui fait tant de bruits, l’essentiel me semble dans la traçabilité de la décision. Une décision quelle qu’elle soit est bonne ou mauvaise. Quand elle est bonne, elle ne manque pas d’inventeur. Quand elle est mauvaise, elle reste orpheline.

Celle de l’arbitrage semble dans ce cas.

Or, la traçabilité vise précisément à savoir qui a décidé quoi.

C’est probablement ce que la justice permettra d’apporter comme éclairage. Attendons donc qu’elle le fasse dans l’indépendance et la sérénité.

Pour ma part, je m’en suis tenu à répondre à la question qui m’était posée sans plus.

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