Réflexion

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Racines chrétiennes de la France : passer de l’émotion à l’action.

Le sujet est inépuisable. Il donne souvent lieu à controverse. Le moment est pourtant venu de dépasser cette controverse pour donner un contenu à ce que nous appelons communément nos racines. Ne nous cachons pas derrière les mots. Pour les uns, la laïcité est indépassable, car elle reste l’unique rempart contre l’intégrisme religieux et la montée des communautarismes. Pour les autres, il s’agit d’une conception trop rigide et la rupture avec l’héritage chrétien de la France confine à une forme de concession au confort intellectuel d’un moment. Et pour d’autres encore, il s’agit d’une lâcheté devenue périlleuse dans le contexte actuel du terrorisme et de choc entre les civilisations. Ces points de vue sont respectables. Il ne sert à rien d’invoquer bruyamment nos racines chrétiennes comme rejet systématique d’autres croyances ou comme réflexe xénophobe mal maitrisé. Ce qui peut rassembler beaucoup de nos concitoyens de bonne volonté, se reconnaissant d’une culture judéo-chrétienne, c’est de vouloir faire vivre les valeurs de cette culture c’est à dire le respect des autres, la primauté de la personne humaine, la générosité et le souci d’humanité, et de vouloir les traduire dans la vie au quotidien. De toute manière, les événements que nous vivons nous appellent à passer de l’émotion à l’action. D’échanger nos idées, d’en débattre, de les traduire dans nos vies. Et notamment dans la vie politique qui semble avoir abandonné le terrain des idées pour s’abandonner aux querelles de personnes. C’est pourquoi, je propose à ceux qui me font l’amitié de suivre mes publications, de me faire savoir par message privé s’ils adhèrent à l’idée de constituer un rassemblement s’affirmant chrétien démocrate et s’ils se sentent prêts à en faire vivre les valeurs et les idées dans le débat politique. Selon votre retour, nous verrons comment animer tous ensemble une telle réflexion. [...]

By |20 novembre 2015|Réflexion|3 Comments

Dans les moments tragiques l’homme politique doit dire sa pensée.

Éclairer le chemin Il doit le faire avec mesure et humilité. Mais il doit la dire, car son statut n'est pas un refuge protecteur de tout risque politique. Bien au contraire, il lui commande d'éclairer le chemin, comme le premier de cordée essaie d'éviter à son équipe de dévisser. Si le temps du recueillement est indispensable, on ne peut cependant pas se réfugier dans le silence. D’horribles attentats ont été menés et nous en sommes tous bouleversés. Avouons d’abord que nous nous ne savons pas très bien quoi en penser. Même si on ne peut pas faire l’impasse sur une réflexion morale ou sur la philosophie morale de tels événements. C’est un défi à la pensée morale qui nous est lancé. Rien ne saurait justifier ce terrorisme odieux Certains sont tentés de cautionner cette idée du terrorisme par désespoir. D’en faire même un acte de dépassement du désespoir par le martyre. Cette tentation d’expliquer la violence d’aujourd’hui existe. On peut se demander si la morale commune, pour ceux-là, n’est pas dominée par un rousseauisme sociologique, ou une sociologie rousseauiste. Quand la violence surgit, elle ne s’imputerait pas à ceux qui la commettent, mais au système en général, sans que l’on sache très bien ce qu’est ledit système. Dans ces idées, nul mal humain ne viendrait de l’homme, mais d’une société artificielle qu’il faudrait changer. Donc le mal serait commis, en quelque sorte, par les victimes, et non par leurs auteurs qui expriment ainsi leur haine. Quand, dans cette approche, on ajoute à cette dimension de violence celle du martyre, alors le martyr apparaît comme le héraut, celui qui sacrifie sa vie parce qu’il est désespéré, d’où l’impossibilité morale dans laquelle nous serions de le condamner pour sa violence. Sortir d'un rousseauisme dépassé. Soyons lucides, s’il n’y a plus possibilité d’imputer [...]

By |14 novembre 2015|Politique, Réflexion|1 Comment

Pourquoi pas une seule intercommunalité par département ?

  La gazette des communes nous révèle aujourd’hui, à partir d’une étude de l’ADCF, que l’Etat voyait tout en grand, voire en très grand dans l’évolution de l’intercommunalité. Au point d’en constituer certaines de plus de 100 communes. On parle d’intercos XXL, voire de Mégafusions d’intercommunalités. Bref, BIG IS BEAUTIFUL ! Une sorte de course au gigantisme s’est déclenchée jusqu’à l’hystérie dans la sphère publique. Au moment où le monde de l’économie réelle réinvente la proximité, la prise en compte de chacun comme une personne et non un effectif, la réduction des distances, l’offre de services personnalisés et non plus banalisés, voilà que la sphère publique fait l’inverse. Comme d’habitude, elle suit les modes avec 20 ans de retard quand celles-ci sont passées. Pire, elle prend les choses totalement à l’envers. Ce qui fait la spécificité de la France, c’est son nombre de communes. Nous aurions eu tout intérêt à commencer par l’encouragement aux communes nouvelles sous la forme du volontariat. Très vite les intercommunalité seraient devenues ces nouvelles communes, lesquelles auraient constitué les relais des départements sur l’ensemble du territoire national. Le coup est parti totalement à rebours de ce simple bon sens. Les régions ont été élargies au point, pour certaines, d’en faire des monstres dont la gestion sera ruineuse et inefficace, tellement éloignées des citoyens que la démocratie locale en sera affectée. Ensuite on s’est attaqué aux départements, maintenant aux intercommunalités, et demain aux communes probablement. En matière de trouble de l’orientation spatiale, il pourrait être utile de faire examiner nos technocrates. Quant aux députés, c’est plutôt le trouble de l’autonomie qui les guette. Leur remplacement par des robots simplifierait d’ailleurs la vie des gouvernements qui n’auraient plus à perdre leur temps pour les faire obéir. Ce qu’ils finissent toujours par faire. Bon, puisque la mode est au [...]

By |29 octobre 2015|Humour, Réflexion|0 Comments

Oui, le droit continental vaut bien le droit anglo-saxon !

Un contre point utile à Doing Business Le droit français est bien coté par la Fondation pour le droit continental présidée par M. Jean-François Dubos, maître des requêtes honoraire au Conseil d'Etat. Elle a récemment publié son index de la sécurité juridique (ISJ). Voilà enfin une réponse de poids à l'indicateur de facilité de faire des affaires, publié depuis des années par le rapport Doing Business de la Banque Mondiale, et qui reléguait le droit continental - et donc français ! - au rang d'espèce en voie d'extinction. L'index est construit en agrégeant six domaines du droit (contrats, responsabilité, immobilier, travail, règlement des différends). La France apparaît en 3ème position, après la Norvège et l'Allemagne, alors que le Royaume-Uni occupe la 4ème position et les Etats-Unis la 12ème. La Fondation souligne donc que "les pays de droit continental, pris dans leur ensemble, et plus particulièrement les pays européens, offrent un système de droit relativement sûr". La meilleure note de la France se situe en droit des sociétés, et la pire (qui reste cependant raisonnable, à plus de 5/10), en droit des contrats - c'est donc sur ce point qu'il reste des progrès à effectuer. Le droit des contrats sera bientôt réformé... Mais par ordonnance ! Ce qui prive la souveraineté nationale du nécessaire débat démocratique sur une question aussi importante, le droit des contrats étant le support principal des affaires. Il est également un élément essentiel de l'autonomie de la volonté, source créatrice de droit, sans oublier que "les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites", en vertu de l'article 1134 du code civil. Un droit français tellement perfectible A la vérité notre droit national pourrait être mille fois meilleur, si le pouvoir législatif et réglementaire voulait bien mettre un terme à la prolifération [...]

By |16 octobre 2015|Normes, Politique, Réflexion|0 Comments

Attentat au siège de Charlie Hebdo : Une lâcheté indicible.

  Indignation et soutien aux familles. Nous sommes tous choqués, indignés, révulsés par cet attentat dont le siège de Charlie Hebdo a été la cible. Si la liberté, la démocratie sont ainsi bafouées, pensons aussi aux familles des victimes, et exprimons-leur notre soutien et notre solidarité. Cet acte terroriste est d’une lâcheté repoussante. D’une violence inqualifiable. Aucun de nous ne doit manquer pour défendre les valeurs de la République et les droits fondamentaux qui en sont le fondement. Sans liberté de la presse il n’est pas de démocratie. Les repères qui assurent la stabilité et la continuité de notre République doivent plus que jamais être affirmés et défendus. Le combat pour la liberté est celui de tous. Les drapeaux de notre collectivité seront en berne demain 8 janvier 2015.

By |7 janvier 2015|Réflexion|2 Comments

Les journalistes de RFI ont été exécutés par des … assassins !

Le temps est venu d’appeler les criminels par leur nom : des assassins ! La globalisation et l’instantanéité de l’information nous font perdre l’échelle de valeur des mots. Tant de crimes sont commis à chaque instant. En l’espèce, il serait pourtant salutaire que la profession de journaliste veille à qualifier ces actes par leur vocable exact. Les journalistes consacrent leur vie à la belle et noble mission d’informer les citoyens pour qu’ils puissent précisément s’élever au rang de citoyens sortant ainsi de leur condition de sujets, et qu’ils puissent accéder aux fruits de la démocratie, de la liberté, de la justice et de la sécurité. Dans leur deuil,  il leur appartient aujourd’hui d’expliquer la différence entre des soldats, des terroristes, des assassins, sans couvrir, pour autant, le champ lexical de toutes les abominations de la guerre. Les soldats accomplissement des missions qui leur sont confiées par des Etats et obéissent à des hiérarchies claires et sévères et s’exposent à des sanctions graves en cas de transgressions. La guerre qu’ils mènent est elle-même encadrée dans des règles internationales précises. Puis il y a les terroristes. Ceux qui ont le sentiment que le rapport de forces leur est trop défavorable pour se faire entendre et qui commettent des violences généralement contre des pouvoirs publics pour forcer ces derniers à tenir compte de leurs revendications. Enfin, comme à Kidal, il y a des assassins ! C’est-à-dire des criminels de droit commun qui procèdent à des mises à mort volontaires et préméditées souvent pour continuer à perpétuer paisiblement leurs sombres crimes et trafics en tous genres. Les titres, les manchettes doivent écrire : assassins ! Dans l’ambiance de compassion généralisée, les personnes candides finissent par confondre fin et moyen, victimes et assassins. Il ne s’agit pas de forcer les mots pour apaiser l’indignation des plus révulsés mais tout simplement de [...]

By |3 novembre 2013|Réflexion|2 Comments

Lettre à Léonarda

Chère Léonarda, Je ne te connais pas. Pourtant en quelques jours, tu es devenue le sujet unique d’articles dans la presse  et de débat entre les Français. Afin que tu ne te retrouves pas bien vite et de nouveau abandonnée à ton triste sort, je préfère te mettre en garde contre « le bal des faux culs de la bien-pensance » qui t’encense actuellement sans même avoir attendu les conclusions de l’enquête que justifient les conditions indélicates d’éloignement dont tu as fait l’objet. La France est mon étrange et bien aimé Pays. Celui dans lequel je suis né et auquel je dois beaucoup. Je regrette simplement qu’au nom de mon supposé bonheur, il m’ait criblé de dettes, enfoui sous les déficits, accablé d’impôts, tout en laissant se dégrader les biens et services publics, assujetti à une bureaucratie kafkaïenne, menacé la soutenabilité du financement de la protection sociale et de l’Etat de droit. Et que non content d’avoir ruiné le Pays, et n’étant plus capable d’investir dans le futur, il se fixe soudain d’ériger la bien-pensance en nouvel eldorado mondial créateur de richesse morale inépuisable qui viendrait remplacer tous les besoins de première nécessité dont l’accès serait garanti par la loi, à défaut de l’être dans la réalité. Sois prudente. Méfie-toi comme de la peste de ceux qui t’utilisent sans vergogne pour instaurer, inconsciemment, une forme de dictature de la bien-pensance, avec son cortège de totems, de tabous, ses indignation sélectives, son incapacité à traiter avec sagesse, dignité et justice les vrais sujets de notre société. Tu es l’otage d’une autre tyrannie que celle qui cherchera inévitablement à rationaliser les flux migratoires. La tyrannie des injonctions morales habillées de morale et d’émotion. Elle masque une nouvelle idéologie à laquelle chacun est tenu de souscrire, conformément à toutes les manipulations intégristes. Une grosse ficelle [...]

By |19 octobre 2013|Non classé, Réflexion|4 Comments

Le déclin de l’occident.

Décidément le 21ème siècle peinera à poursuivre sa marche sans pépin démocratique. Ce n’est pas de manque d’intelligence de leurs dirigeants dont les peuples se désespèrent, mais de leur irrésolution. La chronique syrienne en est une funeste illustration. Chacun sait qu’il n’a pas la compétence requise pour savoir si les frappes sont appropriées à la situation. Il faut à l’évidence avoir tous les renseignements nécessaires, la connaissance de l’histoire et des rapports de force en présence pour décider. Mais alors pourquoi les annoncer en les suspendant aussitôt à l’avis des Parlements ? Lesquels peuvent les refuser, comme en Grande Bretagne. Soit ce type d’action est constitutionnellement de la compétence du Parlement et les Exécutifs sont irresponsables en faisant des annonces fracassantes. Soit elles appartiennent à l’Exécutif et on attend d’eux qu’ils prennent leur responsabilité. Le Président américain ne s’est pas grandi dans son paso doble maquillé en acte de vaillance démocratique. Il s’agit tout simplement d’un « acte manqué » inquiétant quand il s’agit de la 1ère puissance du monde. Quant à la France, elle n’a pas résisté à s’engouffrer dans le vent dominant de la confusion. Les parangons de la vertu constitutionnelle en appelant aux pouvoirs du Parlement que la 5ème République, fort heureusement, ne lui a jamais confié. L’image de l’occident déjà fragilisée sous le regard du monde à cause de son vieillissement, de son renoncement aux réformes, de son égoïsme à l’endroit des générations futures, n’avait pas besoin de cet aveu d’impuissance. D’impuissance à décider et à assumer sa responsabilité. Ce n'est pas l'absence de frappes qui choque. C'est la fuite devant les responsabilité qui est toujours le signal ultime du déclin. Relisons Soljenitsyne ! Restons cependant optimistes mais exigeants !

By |3 septembre 2013|Non classé, Réflexion|0 Comments

La journée de la bienveillance.

La bienveillance est une disposition d'esprit  qui vise le bien et le bonheur des autres et qui permet d'atteindre son propre bonheur. Le vocable semble  inspiré du latin bene volens qui, par la suite, a aussi donné "bénévolence". Le bouddhisme en a promu les vertus plus que d'autres religions moins pacifiques. La bienveillance s'interdit la condescendance et requiert la gratuité, le désintéressement pour ses actes bienveillants. Les gouvernants et politiques en général feraient bien de s'en inspirer. Confucius les en informaient pourtant il plaçait la bienveillance comme qualité fondamentale d'un chef « Que le prince cultive les vertus et le peuple viendra à lui en masse, avec le peuple viendront les terres, avec les terres la richesse. Cette richesse sera le bénéfice de la rectitude du prince. Vertu est racine, richesse est moisson ». Et encore «Jamais on ne vit de prince bienveillant, monarque d'un peuple qui n'aime pas la vertu ». Mencius disait : « On peut citer des exemples d'hommes capables d'atteindre un pouvoir suprême dans certaines contrées malgré un total manque de bienveillance mais jamais je n'ai entendu parler d'empires entiers tombant dans les mains de l'un de ceux qui manqueraient de cette vertu. En outre, il est impossible à quiconque de devenir monarque d'un peuple qui ne lui aurait pas fait, au préalable, allégeance de son cœur. » - « La bienveillance, disaient-ils, fait l'homme! ». À défaut de faire la morale aux politiques, appliquons-là nous-même dès aujourd'hui et faisant de ce jour, sur les réseaux sociaux, la journée de la bienveillance ! Je vous laisse le soin de diffuser.

By |17 août 2013|Non classé, Réflexion|1 Comment

Des pistes pour financer la longévité

Je me suis rendu, ce 14 juin, à Condé-sur-Sarthe, pour célébrer les 20 ans de la résidence Arpège. A raison du contexte dans lequel nous vivons, j’ai saisi cette occasion pour lancer le débat qui se tiendra la semaine prochaine à la session du Conseil Général sur les politiques sociales. Les ainés jouent un rôle important dans notre société - capital de sagesse et de stabilité - et nous sommes dans la nécessité d'inventer une politique innovante pour financer nos gains d’espérance de vie. J’ouvrirai dès la semaine prochaine deux pistes de financement qui pourraient favoriser la prise en charge de la longévité de la population : le viager-dépendance et la contribution alimentaire des obligés. Le viager-dépendance est la possibilité pour une personne âgée de céder son logement à un organisme public, chargé de le réhabiliter et l’entretenir et de louer. La personne âgée percevrait une rente régulière pour améliorer ses ressources favorisant son accès à des résidences accueillantes et confortables, avec possibilité pour la famille de la racheter à prix coûtant à l'ouverture de la succession. La contribution alimentaire pourrait être préférée par certaines familles pour financer le confort de leurs aînés, sous réserve d’un montage fiscal à définir. Sur le rôle social et économique des aînés, j’ai appelé à l'ouverture d'un grand chantier avec les entreprises, associations, communes et intercommunalités pour proposer plus d’activités flexibles aux personnes partant à la retraite. Une démarche collective visant une meilleure transmission du savoir aux plus jeunes et permettant aux seniors - dans un contexte économique difficile – permettrait de trouver des compléments de rémunération pour améliorer leur quotidien. En attendant, je vous propose de découvrir les articles de la presse de ce jour. Bravo à Ouest-France d’en avoir fait une affichette. L’inscription des sujets de société dans le rue est importante [...]

By |17 juin 2013|Orne, Réflexion|0 Comments

Savourer pleinement les moments heureux

Malheureux est l’homme qui ne sait pas qu’il possède deux grands trésors en lui : la clarté de l’esprit, qui peut le rendre libre, et la bonté du cœur  qui peut le rendre heureux disait Ionesco. Il avait bien raison. De nombreux témoignages me sont parvenus depuis la cérémonie de remise des insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à Bercy. Des témoignages chaleureux de présents qui m’ont dit y avoir revu des amis perdus de vue. Des excusés malheureux de n’avoir pu arriver à temps. Des amis plus éloignés qui nous ont fait part, à Catherine et à moi, du bonheur qu’ils souhaitent partager avec nous. En vérité, la sagesse qui finit par s’imposer en nous, avec le temps, nous enseigne que pour relativiser les aléas de la vie, il nous faut savoir savourer pleinement les moments heureux et ne jamais désespérer dans les périodes qui le sont moins. Voici donc quelques photos de ce moment heureux partagé à Bercy le 11 avril dernier. Merci à mon vieux complice Claude Walter photographe à Bercy qui couvert la cérémonie. Et merci à vous tous d’être venus revivre pendant quelques instants ce que nous avons voulu construire ensemble de bien pour notre Pays, 20 ans durant, au-delà de nos différences ou divergences, exclusivement dans le souci du bien commun.  

By |24 avril 2013|Réflexion|0 Comments

Les joies de la fidélité en amitié

Quelques jours après la belle cérémonie de jeudi soir, et de nombreux  retours bien gratifiants, je veux remercier tous ceux qui m’ont fait l’amitié d’y participer. Ce moment  s’est révélé plus émouvant pour moi que je ne l’avais anticipé. Le cadre, cette  splendide salle Michel Debré dont les deux perspectives sur la Seine en font l’une des plus belles salles contemporaines de Paris, était enchanteur. Le Ministre Bernard Cazeneuve fut plus que brillant, son propos a marqué les invités, non seulement par son contenu mais aussi par son talent d’orateur, sans notes, clair, vivant et chaleureux. Pour ma part, j’ai été profondément ému de revoir le film des 20 dernières années de parlement et de gouvernement sous l’angle budgétaire. Film dont les acteurs, véritables  hérauts d’armes,  ont consacré toutes leurs forces, leur créativité, leur imagination, leur intelligence à tenter de contenir les envahissements successifs de déficit qui dévastent nos comptes publics. Les invités qui avaient répondu présent reflétaient toutes les nuances de sensibilités politiques de notre démocratie. Nuances parfois opposées, mais unies sur l’essentiel : le devoir de s’accorder lorsque l’intérêt général est en jeu. Ils sont tous des amis précieux qui ont nourri ma vie, mes connaissances, mes pratiques. Anciens ministres de droite, du centre et de gauche. Du Premier Président de la Cour des Comptes, Didier Migaud avec lequel nous avons fait adopter la LOLF, à mes collègues magistrats qui m’ont si bien accueilli en leur sein. Des parlementaires. Des Préfets. Des notaires. De hauts fonctionnaires. Les anciens directeurs du budget. Le cabinet qui m’avait accompagné 2 ans à Bercy sous la houlette d’Augustin de Romanet. Les agents de Bercy toujours aussi chaleureux et amicaux. Les administrateurs du Sénat, Officiers de la LOLF. Des universitaires. Des chefs d’entreprises. Et mes collègues conseillers généraux avec lesquels nous promouvons du mieux [...]

By |15 avril 2013|Réflexion|2 Comments

Interview d’Alain Lambert à Contrepoints sur le libéralisme en cette période

Contrepoints a interviewé notre hôte sur la question du libéralisme qui constitue un référentiel d’idées qui rencontrent plutôt sa sympathie depuis toujours. Même s’il n’est pas dogmatique du tout et c’est le moins qu’on puisse en dire. Cette ITW, par sa longueur, a été découpée en deux, vous pourrez la lire sur le site grâce aux deux liens suivants : http://tinyurl.com/ctfe8rk et http://tinyurl.com/c5dmunk A propos de la première, vous retrouverez son aversion pour la dépenses publique excessive et notamment la dépense improductive qu’il qualifie de cancer. Il conteste formellement qu’elle puisse contribuer à la croissance, à compter d’un excès d’endettement qu’il situe autour de 85 – 90% du PIB. Il émet des doutes sur la soutenabilité du niveau de mutualisation actuel de l’Etat providence notamment dans la protection sociale s’il n’est pas intégré rapidement de tickets modérateurs, sauf à engendrer de graves dangers pour l’harmonie sociale entre les travailleurs pauvres et les personnes qui vivent de l’assistanat. Il constate mais il aimerait probablement que la controverse s’enflamme à ce sujet que 80% du PIB est probablement entre les mains de dirigeants issus de la fonction publique et que cela constitue en soi une forme d’endogamie française périlleuse.  Sur les tourments du corps politique, il répond sur l’UMP qui s’est faufilé à la 1ère une de la presse mais n’en pense probablement pas moins des autres formations dominantes. A propos de la seconde, il n’esquive pas, à son habitude, le risque d’incompréhension sur le SMIC en indiquant qu’il constitue la 1ère barrière contre l’emploi, tout en précisant cependant qu’il n’est pas pour sa suppression mais contre le « coup de pouce ». Sur les fruits de la LOLF en matière de modernisation de l’action publique, on sent bien sa frustration et son attente impatiente pour la généralisation à 100% des administrations [...]

By |9 décembre 2012|Réflexion|0 Comments

Le live blogging, l’avenir des médias traditionnels?

Le live-blogging ou open-journalism, vif et moderne séduit incontestablement, à l'ère de l'immédiat. L'information en temps réel serait ainsi fortement appréciée par le consommateur curieux mais très pressé. Pour la première fois depuis l'émergence du phénomène, rapporte l'excellent site Internet Influencia, le live-blogging fait l'objet d'une étude de référence menée par the City University of London et concerne le quotidien britannique, The Guardian. Les résultats sont édifiants: 300% de visites supplémentaires et 233% de visiteurs en plus sur un même sujet comparé à un article en ligne classique. et des lecteurs qui estiment revevoir par ce biais, une information plus objective que par les voies classiques. C'est cette conclusion, sans doute, qui est la plus singulière, commente en substance, l'auteur de l'article, Benjamen Adler. En effet, comment verifier ses sources, recouper ses données dans les conditions du direct ? Le risque de propager des nouvelles erronées est important. Or la démarche de contrôle des faits est le fondement même du métier de journaliste et donc de nos démocraties. En effet, les citoyens comptent sur les médias pour obtenir des réponses et des éclairages, des analyses, un regard critique sur la parole publique et politique, sur les messages des entreprises, sur le monde de plus en plus complexe qui les entoure. Le live-blogging, pourquoi pas mais en n'oubliant jamais que toute diffusion de l'information est une responsabilité qui incombe à des professionnels. Lesquels, même confrontés à la course à l'audimat, au charme puissant du sensationnel, doivent garder la tête froide. Puissent-ils ne jamais perdre de plume ou de clavier la ligne éditoriale du journal Sud Ouest : les faits sont sacrés mais les commentaires sont libres.

By |3 décembre 2012|Réflexion|0 Comments

Mais où est donc passée la croissance ?

Cela fait penser au film : mais où est donc passée la 7ème Compagnie ? Personne ne semble vouloir voir une évidence qui, pourtant, crève les yeux. La croissance ne s’éteint pas en France et en Europe exclusivement à cause des politiques d’ajustement budgétaire rendues nécessaires par un surendettement monstrueux. Elle tient aussi très largement au corset d’acier ou d’airain dont l’Europe et la France se sont cadenassés jusqu’à l’étouffement avec l’appareil normatif (directives, lois, décrets, arrêtés, circulaires et autres freins) le plus serré et enchevêtré du monde ! Le formalisme qui s’abat, chaque jour davantage, tant sur la sphère privée que publique entraîne une lourdeur et une rigidité de l’économie et de l'action administrative, voire une pétrification du fonctionnement du Pays qui n’a d’égale que la culture célèbre des bureaucrates français et bruxellois. Qu’on en juge, le volume global à la fin de l’année 2010 du droit en vigueur était constitué de 58 codes, 2016 lois, 600 ordonnances et 26.198 décrets. S’agissant des décrets, ils représentaient environ 112.000 articles en 2007, ils avoisinent 136.000 articles en janvier 2010, le volume étant passé de 11,5 millions de mots à un peu plus de 13 millions. Si l’on ajoute l’instabilité à la quantité, on comprend qu’il vaut mieux renoncer plutôt qu’entreprendre. Et si quelqu’un s’avisait de comparer la courbe des textes publiés et celle des emplois perdus, peut-être se rendrait-il compte qu’il peut y avoir un lien de cause à effet. Et si pour combattre le chômage, et retrouver de la croissance, on devait commencer par cesser de vouloir régir par le plus menu détail la vie des Français, nous aurions fait un grand pas vers la raison et probablement la solution. On commence quand ?

By |27 septembre 2012|Réflexion|0 Comments