Réflexion

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    Les journalistes de RFI ont été exécutés par des … assassins ! Les journalistes de RFI ont été exécutés par des … assassins !

    Les journalistes de RFI ont été exécutés par des … assassins !

Les journalistes de RFI ont été exécutés par des … assassins !

Le temps est venu d’appeler les criminels par leur nom : des assassins ! La globalisation et l’instantanéité de l’information nous font perdre l’échelle de valeur des mots. Tant de crimes sont commis à chaque instant. En l’espèce, il serait pourtant salutaire que la profession de journaliste veille à qualifier ces actes par leur vocable exact. Les journalistes consacrent leur vie à la belle et noble mission d’informer les citoyens pour qu’ils puissent précisément s’élever au rang de citoyens sortant ainsi de leur condition de sujets, et qu’ils puissent accéder aux fruits de la démocratie, de la liberté, de la justice et de la sécurité. Dans leur deuil,  il leur appartient aujourd’hui d’expliquer la différence entre des soldats, des terroristes, des assassins, sans couvrir, pour autant, le champ lexical de toutes les abominations de la guerre. Les soldats accomplissement des missions qui leur sont confiées par des Etats et obéissent à des hiérarchies claires et sévères et s’exposent à des sanctions graves en cas de transgressions. La guerre qu’ils mènent est elle-même encadrée dans des règles internationales précises. Puis il y a les terroristes. Ceux qui ont le sentiment que le rapport de forces leur est trop défavorable pour se faire entendre et qui commettent des violences généralement contre des pouvoirs publics pour forcer ces derniers à tenir compte de leurs revendications. Enfin, comme à Kidal, il y a des assassins ! C’est-à-dire des criminels de droit commun qui procèdent à des mises à mort volontaires et préméditées souvent pour continuer à perpétuer paisiblement leurs sombres crimes et trafics en tous genres.

Les titres, les manchettes doivent écrire : assassins ! Dans l’ambiance de compassion généralisée, les personnes candides finissent par confondre fin et moyen, victimes et assassins.

Il ne s’agit pas de forcer les mots pour apaiser l’indignation des plus révulsés mais tout simplement de dire […]

  • Léonarda
    Lettre à Léonarda Lettre à Léonarda

    Lettre à Léonarda

Lettre à Léonarda

Chère Léonarda,

Je ne te connais pas. Pourtant en quelques jours, tu es devenue le sujet unique d’articles dans la presse  et de débat entre les Français. Afin que tu ne te retrouves pas bien vite et de nouveau abandonnée à ton triste sort, je préfère te mettre en garde contre « le bal des faux culs de la bien-pensance » qui t’encense actuellement sans même avoir attendu les conclusions de l’enquête que justifient les conditions indélicates d’éloignement dont tu as fait l’objet.

La France est mon étrange et bien aimé Pays. Celui dans lequel je suis né et auquel je dois beaucoup. Je regrette simplement qu’au nom de mon supposé bonheur, il m’ait criblé de dettes, enfoui sous les déficits, accablé d’impôts, tout en laissant se dégrader les biens et services publics, assujetti à une bureaucratie kafkaïenne, menacé la soutenabilité du financement de la protection sociale et de l’Etat de droit. Et que non content d’avoir ruiné le Pays, et n’étant plus capable d’investir dans le futur, il se fixe soudain d’ériger la bien-pensance en nouvel eldorado mondial créateur de richesse morale inépuisable qui viendrait remplacer tous les besoins de première nécessité dont l’accès serait garanti par la loi, à défaut de l’être dans la réalité.

Sois prudente. Méfie-toi comme de la peste de ceux qui t’utilisent sans vergogne pour instaurer, inconsciemment, une forme de dictature de la bien-pensance, avec son cortège de totems, de tabous, ses indignation sélectives, son incapacité à traiter avec sagesse, dignité et justice les vrais sujets de notre société. Tu es l’otage d’une autre tyrannie que celle qui cherchera inévitablement à rationaliser les flux migratoires. La tyrannie des injonctions morales habillées de morale et d’émotion. Elle masque une nouvelle idéologie à laquelle chacun est tenu de souscrire, conformément à toutes les manipulations intégristes. Une grosse ficelle est pourtant […]

  • Déclin de l'occident
    Le déclin de l’occident. Le déclin de l’occident.

    Le déclin de l’occident.

Le déclin de l’occident.

Décidément le 21ème siècle peinera à poursuivre sa marche sans pépin démocratique. Ce n’est pas de manque d’intelligence de leurs dirigeants dont les peuples se désespèrent, mais de leur irrésolution. La chronique syrienne en est une funeste illustration. Chacun sait qu’il n’a pas la compétence requise pour savoir si les frappes sont appropriées à la situation. Il faut à l’évidence avoir tous les renseignements nécessaires, la connaissance de l’histoire et des rapports de force en présence pour décider. Mais alors pourquoi les annoncer en les suspendant aussitôt à l’avis des Parlements ? Lesquels peuvent les refuser, comme en Grande Bretagne. Soit ce type d’action est constitutionnellement de la compétence du Parlement et les Exécutifs sont irresponsables en faisant des annonces fracassantes. Soit elles appartiennent à l’Exécutif et on attend d’eux qu’ils prennent leur responsabilité. Le Président américain ne s’est pas grandi dans son paso doble maquillé en acte de vaillance démocratique. Il s’agit tout simplement d’un « acte manqué » inquiétant quand il s’agit de la 1ère puissance du monde. Quant à la France, elle n’a pas résisté à s’engouffrer dans le vent dominant de la confusion. Les parangons de la vertu constitutionnelle en appelant aux pouvoirs du Parlement que la 5ème République, fort heureusement, ne lui a jamais confié. L’image de l’occident déjà fragilisée sous le regard du monde à cause de son vieillissement, de son renoncement aux réformes, de son égoïsme à l’endroit des générations futures, n’avait pas besoin de cet aveu d’impuissance. D’impuissance à décider et à assumer sa responsabilité. Ce n’est pas l’absence de frappes qui choque. C’est la fuite devant les responsabilité qui est toujours le signal ultime du déclin.

Relisons Soljenitsyne ! Restons cependant optimistes mais exigeants !

  • Bienveillance
    La journée de la bienveillance. La journée de la bienveillance.

    La journée de la bienveillance.

La journée de la bienveillance.

La bienveillance est une disposition d’esprit  qui vise le bien et le bonheur des autres et qui permet d’atteindre son propre bonheur. Le vocable semble  inspiré du latin bene volens qui, par la suite, a aussi donné « bénévolence ». Le bouddhisme en a promu les vertus plus que d’autres religions moins pacifiques. La bienveillance s’interdit la condescendance et requiert la gratuité, le désintéressement pour ses actes bienveillants.

Les gouvernants et politiques en général feraient bien de s’en inspirer. Confucius les en informaient pourtant il plaçait la bienveillance comme qualité fondamentale d’un chef « Que le prince cultive les vertus et le peuple viendra à lui en masse, avec le peuple viendront les terres, avec les terres la richesse. Cette richesse sera le bénéfice de la rectitude du prince. Vertu est racine, richesse est moisson ». Et encore «Jamais on ne vit de prince bienveillant, monarque d’un peuple qui n’aime pas la vertu ». Mencius disait : « On peut citer des exemples d’hommes capables d’atteindre un pouvoir suprême dans certaines contrées malgré un total manque de bienveillance mais jamais je n’ai entendu parler d’empires entiers tombant dans les mains de l’un de ceux qui manqueraient de cette vertu. En outre, il est impossible à quiconque de devenir monarque d’un peuple qui ne lui aurait pas fait, au préalable, allégeance de son cœur. » – « La bienveillance, disaient-ils, fait l’homme! ».

À défaut de faire la morale aux politiques, appliquons-là nous-même dès aujourd’hui et faisant de ce jour, sur les réseaux sociaux, la journée de la bienveillance !

Je vous laisse le soin de diffuser.

  • Affichette OF Longévité2
    Des pistes pour financer la longévité Des pistes pour financer la longévité

    Des pistes pour financer la longévité

Des pistes pour financer la longévité

Je me suis rendu, ce 14 juin, à Condé-sur-Sarthe, pour célébrer les 20 ans de la résidence Arpège. A raison du contexte dans lequel nous vivons, j’ai saisi cette occasion pour lancer le débat qui se tiendra la semaine prochaine à la session du Conseil Général sur les politiques sociales.

Affichette OF Longévité2

Les ainés jouent un rôle important dans notre société – capital de sagesse et de stabilité – et nous sommes dans la nécessité d’inventer une politique innovante pour financer nos gains d’espérance de vie.

J’ouvrirai dès la semaine prochaine deux pistes de financement qui pourraient favoriser la prise en charge de la longévité de la population : le viager-dépendance et la contribution alimentaire des obligés.

Le viager-dépendance est la possibilité pour une personne âgée de céder son logement à un organisme public, chargé de le réhabiliter et l’entretenir et de louer. La personne âgée percevrait une rente régulière pour améliorer ses ressources favorisant son accès à des résidences accueillantes et confortables, avec possibilité pour la famille de la racheter à prix coûtant à l’ouverture de la succession.

La contribution alimentaire pourrait être préférée par certaines familles pour financer le confort de leurs aînés, sous réserve d’un montage fiscal à définir.

Sur le rôle social et économique des aînés, j’ai appelé à l’ouverture d’un grand chantier avec les entreprises, associations, communes et intercommunalités pour proposer plus d’activités
flexibles aux personnes partant à la retraite. Une démarche collective visant une meilleure transmission du savoir aux plus jeunes et permettant aux seniors – dans un contexte économique difficile – permettrait de trouver des compléments de rémunération pour améliorer leur quotidien.

En attendant, je vous propose de découvrir les articles de la presse de ce jour. Bravo à Ouest-France d’en avoir fait une affichette. […]

  • 20130411085_decoration-Alain-LAMBERT_creditphoto_CWALTER
    Savourer pleinement les moments heureux Savourer pleinement les moments heureux

    Savourer pleinement les moments heureux

Savourer pleinement les moments heureux

Malheureux est l’homme qui ne sait pas qu’il possède deux grands trésors en lui : la clarté de l’esprit, qui peut le rendre libre, et la bonté du cœur  qui peut le rendre heureux disait Ionesco. Il avait bien raison. De nombreux témoignages me sont parvenus depuis la cérémonie de remise des insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à Bercy. Des témoignages chaleureux de présents qui m’ont dit y avoir revu des amis perdus de vue. Des excusés malheureux de n’avoir pu arriver à temps. Des amis plus éloignés qui nous ont fait part, à Catherine et à moi, du bonheur qu’ils souhaitent partager avec nous.

En vérité, la sagesse qui finit par s’imposer en nous, avec le temps, nous enseigne que pour relativiser les aléas de la vie, il nous faut savoir savourer pleinement les moments heureux et ne jamais désespérer dans les périodes qui le sont moins.

Voici donc quelques photos de ce moment heureux partagé à Bercy le 11 avril dernier. Merci à mon vieux complice Claude Walter photographe à Bercy qui couvert la cérémonie.

Et merci à vous tous d’être venus revivre pendant quelques instants ce que nous avons voulu construire ensemble de bien pour notre Pays, 20 ans durant, au-delà de nos différences ou divergences, exclusivement dans le souci du bien commun.

 

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    Les joies de la fidélité en amitié Les joies de la fidélité en amitié

    Les joies de la fidélité en amitié

Les joies de la fidélité en amitié

Quelques jours après la belle cérémonie de jeudi soir, et de nombreux  retours bien gratifiants, je veux remercier tous ceux qui m’ont fait l’amitié d’y participer. Ce moment  s’est révélé plus émouvant pour moi que je ne l’avais anticipé. Le cadre, cette  splendide salle Michel Debré dont les deux perspectives sur la Seine en font l’une des plus belles salles contemporaines de Paris, était enchanteur. Le Ministre Bernard Cazeneuve fut plus que brillant, son propos a marqué les invités, non seulement par son contenu mais aussi par son talent d’orateur, sans notes, clair, vivant et chaleureux. Pour ma part, j’ai été profondément ému de revoir le film des 20 dernières années de parlement et de gouvernement sous l’angle budgétaire. Film dont les acteurs, véritables  hérauts d’armes,  ont consacré toutes leurs forces, leur créativité, leur imagination, leur intelligence à tenter de contenir les envahissements successifs de déficit qui dévastent nos comptes publics.

P1030987Les invités qui avaient répondu présent reflétaient toutes les nuances de sensibilités politiques de notre démocratie. Nuances parfois opposées, mais unies sur l’essentiel : le devoir de s’accorder lorsque l’intérêt général est en jeu. Ils sont tous des amis précieux qui ont nourri ma vie, mes connaissances, mes pratiques. Anciens ministres de droite, du centre et de gauche. Du Premier Président de la Cour des Comptes, Didier Migaud avec lequel nous avons fait adopter la LOLF, à mes collègues magistrats qui m’ont si bien accueilli en leur sein. Des parlementaires. Des Préfets. Des notaires. De hauts fonctionnaires. Les anciens directeurs du budget. Le cabinet qui m’avait accompagné 2 ans à Bercy sous la houlette d’Augustin de Romanet. Les agents de Bercy toujours aussi chaleureux et amicaux. Les administrateurs du Sénat, Officiers de la LOLF. Des universitaires. Des chefs d’entreprises. Et mes collègues […]

  • Contrepoints
    Interview d’Alain Lambert à Contrepoints sur le libéralisme en cette période Interview d’Alain Lambert à Contrepoints sur le libéralisme en cette période

    Interview d’Alain Lambert à Contrepoints sur le libéralisme en cette période

Interview d’Alain Lambert à Contrepoints sur le libéralisme en cette période

Contrepoints a interviewé notre hôte sur la question du libéralisme qui constitue un référentiel d’idées qui rencontrent plutôt sa sympathie depuis toujours. Même s’il n’est pas dogmatique du tout et c’est le moins qu’on puisse en dire. Cette ITW, par sa longueur, a été découpée en deux, vous pourrez la lire sur le site grâce aux deux liens suivants : http://tinyurl.com/ctfe8rk et http://tinyurl.com/c5dmunk

A propos de la première, vous retrouverez son aversion pour la dépenses publique excessive et notamment la dépense improductive qu’il qualifie de cancer. Il conteste formellement qu’elle puisse contribuer à la croissance, à compter d’un excès d’endettement qu’il situe autour de 85 – 90% du PIB. Il émet des doutes sur la soutenabilité du niveau de mutualisation actuel de l’Etat providence notamment dans la protection sociale s’il n’est pas intégré rapidement de tickets modérateurs, sauf à engendrer de graves dangers pour l’harmonie sociale entre les travailleurs pauvres et les personnes qui vivent de l’assistanat. Il constate mais il aimerait probablement que la controverse s’enflamme à ce sujet que 80% du PIB est probablement entre les mains de dirigeants issus de la fonction publique et que cela constitue en soi une forme d’endogamie française périlleuse.  Sur les tourments du corps politique, il répond sur l’UMP qui s’est faufilé à la 1ère une de la presse mais n’en pense probablement pas moins des autres formations dominantes.

A propos de la seconde, il n’esquive pas, à son habitude, le risque d’incompréhension sur le SMIC en indiquant qu’il constitue la 1ère barrière contre l’emploi, tout en précisant cependant qu’il n’est pas pour sa suppression mais contre le « coup de pouce ». Sur les fruits de la LOLF en matière de modernisation de l’action publique, on sent bien sa […]

  • actu_3058_image
    Le live blogging, l’avenir des médias traditionnels? Le live blogging, l’avenir des médias traditionnels?

    Le live blogging, l’avenir des médias traditionnels?

Le live blogging, l’avenir des médias traditionnels?

Le live-blogging ou open-journalism, vif et moderne séduit incontestablement, à l’ère de l’immédiat. L’information en temps réel serait ainsi fortement appréciée par le consommateur curieux mais très pressé.

Pour la première fois depuis l’émergence du phénomène, rapporte l’excellent site Internet Influencia, le live-blogging fait l’objet d’une étude de référence menée par the City University of London et concerne le quotidien britannique, The Guardian.

Les résultats sont édifiants: 300% de visites supplémentaires et 233% de visiteurs en plus sur un même sujet comparé à un article en ligne classique. et des lecteurs qui estiment revevoir par ce biais, une information plus objective que par les voies classiques. C’est cette conclusion, sans doute, qui est la plus singulière, commente en substance, l’auteur de l’article, Benjamen Adler. En effet, comment verifier ses sources, recouper ses données dans les conditions du direct ? Le risque de propager des nouvelles erronées est important. Or la démarche de contrôle des faits est le fondement même du métier de journaliste et donc de nos démocraties. En effet, les citoyens comptent sur les médias pour obtenir des réponses et des éclairages, des analyses, un regard critique sur la parole publique et politique, sur les messages des entreprises, sur le monde de plus en plus complexe qui les entoure.

Le live-blogging, pourquoi pas mais en n’oubliant jamais que toute diffusion de l’information est une responsabilité qui incombe à des professionnels. Lesquels, même confrontés à la course à l’audimat, au charme puissant du sensationnel, doivent garder la tête froide. Puissent-ils ne jamais perdre de plume ou de clavier la ligne éditoriale du journal Sud Ouest : les faits sont sacrés mais les commentaires sont libres.

  • Bureaucratie
    Mais où est donc passée la croissance ? Mais où est donc passée la croissance ?

    Mais où est donc passée la croissance ?

Mais où est donc passée la croissance ?

Cela fait penser au film : mais où est donc passée la 7ème Compagnie ?

Personne ne semble vouloir voir une évidence qui, pourtant, crève les yeux. La croissance ne s’éteint pas en France et en Europe exclusivement à cause des politiques d’ajustement budgétaire rendues nécessaires par un surendettement monstrueux. Elle tient aussi très largement au corset d’acier ou d’airain dont l’Europe et la France se sont cadenassés jusqu’à l’étouffement avec l’appareil normatif (directives, lois, décrets, arrêtés, circulaires et autres freins) le plus serré et enchevêtré du monde !

Le formalisme qui s’abat, chaque jour davantage, tant sur la sphère privée que publique entraîne une lourdeur et une rigidité de l’économie et de l’action administrative, voire une pétrification du fonctionnement du Pays qui n’a d’égale que la culture célèbre des bureaucrates français et bruxellois.

Qu’on en juge, le volume global à la fin de l’année 2010 du droit en vigueur était constitué de 58 codes, 2016 lois, 600 ordonnances et 26.198 décrets. S’agissant des décrets, ils représentaient environ 112.000 articles en 2007, ils avoisinent 136.000 articles en janvier 2010, le volume étant passé de 11,5 millions de mots à un peu plus de 13 millions.

Si l’on ajoute l’instabilité à la quantité, on comprend qu’il vaut mieux renoncer plutôt qu’entreprendre.

Et si quelqu’un s’avisait de comparer la courbe des textes publiés et celle des emplois perdus, peut-être se rendrait-il compte qu’il peut y avoir un lien de cause à effet.

Et si pour combattre le chômage, et retrouver de la croissance, on devait commencer par cesser de vouloir régir par le plus menu détail la vie des Français, nous aurions fait un grand pas vers la raison et probablement la solution.

On commence quand ?

Cessons de vouloir faire vivre la démocratie à l'ancienne !

Les circonstances ne nous permettent plus de faire vivre la démocratie à l’ancienne, celle qui dresse les camps politiques les uns contre les autres et qui déchire la France en deux. Telle est l’essence du message qu’a voulu transmettre Alain Lambert dans cette vidéo.

Il a choisi, en toute conscience, de ne prendre part au vote du second tour des élections présidentielles qu’avec un bulletin blanc. Il s’agit, à ses yeux de faire entendre sa voix, de proposer une autre vision et surtout une autre pratique de la démocratie qui n’emprisonnerait pas les électeurs dans un duel entre (deux) candidats au second tour.

Les difficultés qui s’annoncent, le redressement nécessaire de nos finances publiques commandent de bousculer nos schémas actuels consacrés par la Constitution de 1958 modifiée en 1962. Il est temps de faire bouger les lignes, dans l’intérêt de la France, pour assurer son avenir !

2012… Etat d’urgence par François Bayrou

François Bayrou m’a adressé son livre intitulé 2012 Etat d’urgence  très chaleureusement dédicacé et je l’en remercie vraiment beaucoup.

Il aurait toutes les raisons de m’en vouloir.

En 2002, je ne l’ai pas soutenu au premier tour, comme je l’avais fait dans toutes les campagnes précédentes. Mais la vérité m’oblige à reconnaître que la suite de 2007, où ses choix ne m’ont pas alors convaincu, justifie que nous réfléchissions à la manière de lui donner une nouvelle chance de s’expliquer devant les Français.

Son livre est vraiment très intéressant, fin et direct. Il énonce des vérités qu’il est bon de nous obliger à entendre pour réaliser avec succès le redressement urgent et nécessaire de notre pays. Lequel, selon l’auteur, a tout en lui pour réussir :

  • De très belles entreprises prêtes à produire pour renouer avec la croissance et avec la bonne santé de nos comptes publics. Pour en terminer, enfin, avec le déficit et la dette.
  • Une école de la République qui peut être performante si elle est remodelée avec les enseignants, si elle retrouve sa vocation première, notamment en primaire : la transmission des fondamentaux.

Pour François Bayrou, l’état d’urgence est là : gagner le combat de la production, retrouver un système éducatif à la hauteur de son histoire et qui forme les jeunes à l’autonomie, qui fait d’eux des citoyens responsables et de futurs professionnels compétents et heureux.

L’état d’urgence ne durera pas, il est, exclusivement, le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose.

  • À condition d’avoir une vraie union européenne qui aide ses membres. C’est à dire une Europe politique dotée d’un réel esprit communautaire et coopératif.
  • À condition de créer une majorité nouvelle, qui sache dépasser ses réflexes partisans au nom de l’intérêt général.
  • À condition de respecter la séparation des pouvoirs et l’indépendance du gouvernement […]

Bien finir sa vie. Devenir un « Honnête homme »

Annoncer le terme de sa vie publique constitue à la fois une contrainte et une délivrance. Une contrainte car elle conduit à vous soumettre volontairement à une obligation qui n’est en rien obligatoire. Elle peut aussi susciter prématurément des envies pour les fonctions que vous occupez. Mais elle est aussi une délivrance car elle vous ouvre un champ incommensurable de liberté. La guillotine de la prochaine élection ne vous hante plus. Le bien commun qui constitue votre idéal depuis l’origine n’est plus sans cesse interrogé par les équilibres partisans, les agendas électoraux, les confrontations permanentes d’ego.

Pour éviter le risque de la tyrannie qui menace toute gouvernance sans contrainte, sans doute faut-il continuer de se fixer un objectif, sinon un idéal qui reste le bien commun, une pratique éthique ? Fouillant dans la littérature, je me dis que se tenir en « Honnête homme » selon les critères décrits depuis le XVIIème siècle est sans doute un beau défi. Dès l’apparition de cette notion chez les grands auteurs, ce qui prédomine dans le comportement de l’ « Honnête homme »,  c’est sa capacité à se montrer sincèrement humble, courtois, un minimum cultivé, et surtout savoir s’adapter à son entourage. Se refuser tout excès. Savoir dominer ses émotions. Epouser une conscience sociale qui sache comprendre et tisser de l’harmonie entre toutes les cultures, toutes les croyances, toutes les histoires humaines. Appeler toujours au réflexe d’humanité lorsque le conflit jaillit entre les personnes.

En politique, il doit s’appliquer à élever les débats au niveau de l’essentiel, des enjeux réels, et dépouiller les sujets de controverses inutiles de leurs oripeaux convenus et tragiquement démagogiques.

« L’Honnête homme » doit savoir cependant rester une personne avec sa pensée autonome, riche de contrastes et d’équilibre. Surtout s’interdire de dire le bien dont il n’est en […]

Le retour du Parlement ? Au Canada, une motion de censure « historique » : l’outrage au Parlement !

Le Parlement canadien a voté, hier, une motion de censure qualifiée d’historique, car motivée par « l’outrage au Parlement » reproché au gouvernement. C’est une première dans l’histoire du parlementarisme britannique, dont le modèle canadien est issu.

Pour justifier une telle accusation, il a été notamment invoqué le refus du gouvernement de livrer aux députés des informations précises. Les renseignements demandés concernaient le coût de son programme de lutte contre la criminalité, d’achat d’avions de chasse et d’exonérations d’impôts offertes aux entreprises.

Quels que soient les motifs invoqués, développés dans cet article, la vraie question est de savoir s’il s’agit d’un réveil des Parlements. Cette motion de censure est peut-être une première alerte adressée aux gouvernements, une manière de leur rappeler une exigence démocratique fondamentale : celle de rendre compte aux peuples comme à leurs représentants de leurs décisions, des résultats obtenus et de l’usage fait des lourds prélèvements effectués sur le fruit de leur travail.

La globalisation, l’interdépendance continentale ou mondiale dans lesquelles sont inscrits tous les pays peuvent laisser croire aux gouvernements que leurs seuls partenaires sont leurs pairs dans les grands sommets internationaux. Ils oublient alors qu’ils sont, tout d’abord, les représentants de leurs peuples auxquels ils doivent veiller à rendre des comptes avec clarté, simplicité, transparence et humilité.

Cette première censure, au sein d’un système issu de Westminster, ne sonne-t-elle pas le glas du parlementarisme rationalisé ? Lequel a tellement caporalisé la représentation nationale que les peuples envahissent aujourd’hui plus facilement les rues que les urnes pour faire valoir leur avis.
Cela donne à réfléchir. Qu’en pensez-vous ?

Alain Lambert

Ancien Président de France-Canada.

Japon : du respect au moins !

Le 11 mars 2011, un séisme majeur et un tsunami redoutable bouleversaient le Japon. On compte aujourd’hui 20.000 morts.

Face à ce malheur épouvantable, le peuple japonais a réagi avec une dignité et un sang-froid admirables. Une attitude qui aurait pu appeler à beaucoup de discernement au sein de certains médias français. Les images diffusées, non pas crues mais violentes, ne montraient pas seulement les conséquences de la catastrophe mais des corps et des visages, reconnaissables, de frères, de maris, d’amis, de fils, de filles…

Par égard pour les familles et les proches des victimes, l’ambassade du Japon à Paris a demandé à la France de se montrer plus respectueuse et pudique dans le choix des images à diffuser. Cette information a été relayée par le journal 20 Minutes. Elle nous confronte à une question : pourquoi le Japon, en plus de sa souffrance, doit-il nous rappeler des règles élémentaires d’éthique et d’humanité? Ce rappel au respect et à la dignité met mal à l’aise, levant le voile sur notre goût excessif pour le sensationnel… aux dépends de ceux qui souffrent !

Promettons-nous désormais de zapper des chaines qui croient  nous attirer et nous fidéliser avec du sensationnel inhumain et irrespectueux.

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