Réflexion

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Interview d’Alain Lambert à Contrepoints sur le libéralisme en cette période

Contrepoints a interviewé notre hôte sur la question du libéralisme qui constitue un référentiel d’idées qui rencontrent plutôt sa sympathie depuis toujours. Même s’il n’est pas dogmatique du tout et c’est le moins qu’on puisse en dire. Cette ITW, par sa longueur, a été découpée en deux, vous pourrez la lire sur le site grâce aux deux liens suivants : http://tinyurl.com/ctfe8rk et http://tinyurl.com/c5dmunk A propos de la première, vous retrouverez son aversion pour la dépenses publique excessive et notamment la dépense improductive qu’il qualifie de cancer. Il conteste formellement qu’elle puisse contribuer à la croissance, à compter d’un excès d’endettement qu’il situe autour de 85 – 90% du PIB. Il émet des doutes sur la soutenabilité du niveau de mutualisation actuel de l’Etat providence notamment dans la protection sociale s’il n’est pas intégré rapidement de tickets modérateurs, sauf à engendrer de graves dangers pour l’harmonie sociale entre les travailleurs pauvres et les personnes qui vivent de l’assistanat. Il constate mais il aimerait probablement que la controverse s’enflamme à ce sujet que 80% du PIB est probablement entre les mains de dirigeants issus de la fonction publique et que cela constitue en soi une forme d’endogamie française périlleuse.  Sur les tourments du corps politique, il répond sur l’UMP qui s’est faufilé à la 1ère une de la presse mais n’en pense probablement pas moins des autres formations dominantes. A propos de la seconde, il n’esquive pas, à son habitude, le risque d’incompréhension sur le SMIC en indiquant qu’il constitue la 1ère barrière contre l’emploi, tout en précisant cependant qu’il n’est pas pour sa suppression mais contre le « coup de pouce ». Sur les fruits de la LOLF en matière de modernisation de l’action publique, on sent bien sa frustration et son attente impatiente pour la généralisation à 100% des administrations [...]

By | 9 décembre 2012|Réflexion|0 Comments

Le live blogging, l’avenir des médias traditionnels?

Le live-blogging ou open-journalism, vif et moderne séduit incontestablement, à l'ère de l'immédiat. L'information en temps réel serait ainsi fortement appréciée par le consommateur curieux mais très pressé. Pour la première fois depuis l'émergence du phénomène, rapporte l'excellent site Internet Influencia, le live-blogging fait l'objet d'une étude de référence menée par the City University of London et concerne le quotidien britannique, The Guardian. Les résultats sont édifiants: 300% de visites supplémentaires et 233% de visiteurs en plus sur un même sujet comparé à un article en ligne classique. et des lecteurs qui estiment revevoir par ce biais, une information plus objective que par les voies classiques. C'est cette conclusion, sans doute, qui est la plus singulière, commente en substance, l'auteur de l'article, Benjamen Adler. En effet, comment verifier ses sources, recouper ses données dans les conditions du direct ? Le risque de propager des nouvelles erronées est important. Or la démarche de contrôle des faits est le fondement même du métier de journaliste et donc de nos démocraties. En effet, les citoyens comptent sur les médias pour obtenir des réponses et des éclairages, des analyses, un regard critique sur la parole publique et politique, sur les messages des entreprises, sur le monde de plus en plus complexe qui les entoure. Le live-blogging, pourquoi pas mais en n'oubliant jamais que toute diffusion de l'information est une responsabilité qui incombe à des professionnels. Lesquels, même confrontés à la course à l'audimat, au charme puissant du sensationnel, doivent garder la tête froide. Puissent-ils ne jamais perdre de plume ou de clavier la ligne éditoriale du journal Sud Ouest : les faits sont sacrés mais les commentaires sont libres.

By | 3 décembre 2012|Réflexion|0 Comments

Mais où est donc passée la croissance ?

Cela fait penser au film : mais où est donc passée la 7ème Compagnie ? Personne ne semble vouloir voir une évidence qui, pourtant, crève les yeux. La croissance ne s’éteint pas en France et en Europe exclusivement à cause des politiques d’ajustement budgétaire rendues nécessaires par un surendettement monstrueux. Elle tient aussi très largement au corset d’acier ou d’airain dont l’Europe et la France se sont cadenassés jusqu’à l’étouffement avec l’appareil normatif (directives, lois, décrets, arrêtés, circulaires et autres freins) le plus serré et enchevêtré du monde ! Le formalisme qui s’abat, chaque jour davantage, tant sur la sphère privée que publique entraîne une lourdeur et une rigidité de l’économie et de l'action administrative, voire une pétrification du fonctionnement du Pays qui n’a d’égale que la culture célèbre des bureaucrates français et bruxellois. Qu’on en juge, le volume global à la fin de l’année 2010 du droit en vigueur était constitué de 58 codes, 2016 lois, 600 ordonnances et 26.198 décrets. S’agissant des décrets, ils représentaient environ 112.000 articles en 2007, ils avoisinent 136.000 articles en janvier 2010, le volume étant passé de 11,5 millions de mots à un peu plus de 13 millions. Si l’on ajoute l’instabilité à la quantité, on comprend qu’il vaut mieux renoncer plutôt qu’entreprendre. Et si quelqu’un s’avisait de comparer la courbe des textes publiés et celle des emplois perdus, peut-être se rendrait-il compte qu’il peut y avoir un lien de cause à effet. Et si pour combattre le chômage, et retrouver de la croissance, on devait commencer par cesser de vouloir régir par le plus menu détail la vie des Français, nous aurions fait un grand pas vers la raison et probablement la solution. On commence quand ?

By | 27 septembre 2012|Réflexion|0 Comments

Cessons de vouloir faire vivre la démocratie à l'ancienne !

Les circonstances ne nous permettent plus de faire vivre la démocratie à l'ancienne, celle qui dresse les camps politiques les uns contre les autres et qui déchire la France en deux. Telle est l'essence du message qu'a voulu transmettre Alain Lambert dans cette vidéo. Il a choisi, en toute conscience, de ne prendre part au vote du second tour des élections présidentielles qu'avec un bulletin blanc. Il s'agit, à ses yeux de faire entendre sa voix, de proposer une autre vision et surtout une autre pratique de la démocratie qui n'emprisonnerait pas les électeurs dans un duel entre (deux) candidats au second tour. Les difficultés qui s'annoncent, le redressement nécessaire de nos finances publiques commandent de bousculer nos schémas actuels consacrés par la Constitution de 1958 modifiée en 1962. Il est temps de faire bouger les lignes, dans l'intérêt de la France, pour assurer son avenir !

By | 28 avril 2012|Réflexion|10 Comments

2012… Etat d’urgence par François Bayrou

François Bayrou m’a adressé son livre intitulé 2012 Etat d’urgence  très chaleureusement dédicacé et je l’en remercie vraiment beaucoup. Il aurait toutes les raisons de m’en vouloir. En 2002, je ne l’ai pas soutenu au premier tour, comme je l’avais fait dans toutes les campagnes précédentes. Mais la vérité m’oblige à reconnaître que la suite de 2007, où ses choix ne m’ont pas alors convaincu, justifie que nous réfléchissions à la manière de lui donner une nouvelle chance de s’expliquer devant les Français. Son livre est vraiment très intéressant, fin et direct. Il énonce des vérités qu'il est bon de nous obliger à entendre pour réaliser avec succès le redressement urgent et nécessaire de notre pays. Lequel, selon l’auteur, a tout en lui pour réussir : De très belles entreprises prêtes à produire pour renouer avec la croissance et avec la bonne santé de nos comptes publics. Pour en terminer, enfin, avec le déficit et la dette. Une école de la République qui peut être performante si elle est remodelée avec les enseignants, si elle retrouve sa vocation première, notamment en primaire : la transmission des fondamentaux. Pour François Bayrou, l'état d'urgence est là : gagner le combat de la production, retrouver un système éducatif à la hauteur de son histoire et qui forme les jeunes à l'autonomie, qui fait d'eux des citoyens responsables et de futurs professionnels compétents et heureux. L'état d'urgence ne durera pas, il est, exclusivement, le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose. À condition d'avoir une vraie union européenne qui aide ses membres. C'est à dire une Europe politique dotée d'un réel esprit communautaire et coopératif. À condition de créer une majorité nouvelle, qui sache dépasser ses réflexes partisans au nom de l'intérêt général. À condition de respecter la séparation des pouvoirs et l'indépendance du gouvernement [...]

By | 26 septembre 2011|Réflexion|0 Comments

Bien finir sa vie. Devenir un « Honnête homme »

Annoncer le terme de sa vie publique constitue à la fois une contrainte et une délivrance. Une contrainte car elle conduit à vous soumettre volontairement à une obligation qui n’est en rien obligatoire. Elle peut aussi susciter prématurément des envies pour les fonctions que vous occupez. Mais elle est aussi une délivrance car elle vous ouvre un champ incommensurable de liberté. La guillotine de la prochaine élection ne vous hante plus. Le bien commun qui constitue votre idéal depuis l’origine n’est plus sans cesse interrogé par les équilibres partisans, les agendas électoraux, les confrontations permanentes d’ego. Pour éviter le risque de la tyrannie qui menace toute gouvernance sans contrainte, sans doute faut-il continuer de se fixer un objectif, sinon un idéal qui reste le bien commun, une pratique éthique ? Fouillant dans la littérature, je me dis que se tenir en « Honnête homme » selon les critères décrits depuis le XVIIème siècle est sans doute un beau défi. Dès l’apparition de cette notion chez les grands auteurs, ce qui prédomine dans le comportement de l’ « Honnête homme »,  c’est sa capacité à se montrer sincèrement humble, courtois, un minimum cultivé, et surtout savoir s’adapter à son entourage. Se refuser tout excès. Savoir dominer ses émotions. Epouser une conscience sociale qui sache comprendre et tisser de l’harmonie entre toutes les cultures, toutes les croyances, toutes les histoires humaines. Appeler toujours au réflexe d’humanité lorsque le conflit jaillit entre les personnes. En politique, il doit s’appliquer à élever les débats au niveau de l’essentiel, des enjeux réels, et dépouiller les sujets de controverses inutiles de leurs oripeaux convenus et tragiquement démagogiques. « L’Honnête homme » doit savoir cependant rester une personne avec sa pensée autonome, riche de contrastes et d’équilibre. Surtout s’interdire de dire le bien dont il n’est en rien détenteur autoproclamé. Mais être vrai avec son cursus [...]

By | 2 avril 2011|Politique, Réflexion|0 Comments

Le retour du Parlement ? Au Canada, une motion de censure « historique » : l’outrage au Parlement !

Le Parlement canadien a voté, hier, une motion de censure qualifiée d'historique, car motivée par "l'outrage au Parlement" reproché au gouvernement. C’est une première dans l'histoire du parlementarisme britannique, dont le modèle canadien est issu. Pour justifier une telle accusation, il a été notamment invoqué le refus du gouvernement de livrer aux députés des informations précises. Les renseignements demandés concernaient le coût de son programme de lutte contre la criminalité, d’achat d'avions de chasse et d'exonérations d'impôts offertes aux entreprises. Quels que soient les motifs invoqués, développés dans cet article, la vraie question est de savoir s’il s’agit d’un réveil des Parlements. Cette motion de censure est peut-être une première alerte adressée aux gouvernements, une manière de leur rappeler une exigence démocratique fondamentale : celle de rendre compte aux peuples comme à leurs représentants de leurs décisions, des résultats obtenus et de l’usage fait des lourds prélèvements effectués sur le fruit de leur travail. La globalisation, l’interdépendance continentale ou mondiale dans lesquelles sont inscrits tous les pays peuvent laisser croire aux gouvernements que leurs seuls partenaires sont leurs pairs dans les grands sommets internationaux. Ils oublient alors qu’ils sont, tout d’abord, les représentants de leurs peuples auxquels ils doivent veiller à rendre des comptes avec clarté, simplicité, transparence et humilité. Cette première censure, au sein d’un système issu de Westminster, ne sonne-t-elle pas le glas du parlementarisme rationalisé ? Lequel a tellement caporalisé la représentation nationale que les peuples envahissent aujourd’hui plus facilement les rues que les urnes pour faire valoir leur avis. Cela donne à réfléchir. Qu’en pensez-vous ? Alain Lambert Ancien Président de France-Canada.

By | 26 mars 2011|Réflexion|0 Comments

Japon : du respect au moins !

Le 11 mars 2011, un séisme majeur et un tsunami redoutable bouleversaient le Japon. On compte aujourd'hui 20.000 morts. Face à ce malheur épouvantable, le peuple japonais a réagi avec une dignité et un sang-froid admirables. Une attitude qui aurait pu appeler à beaucoup de discernement au sein de certains médias français. Les images diffusées, non pas crues mais violentes, ne montraient pas seulement les conséquences de la catastrophe mais des corps et des visages, reconnaissables, de frères, de maris, d'amis, de fils, de filles... Par égard pour les familles et les proches des victimes, l'ambassade du Japon à Paris a demandé à la France de se montrer plus respectueuse et pudique dans le choix des images à diffuser. Cette information a été relayée par le journal 20 Minutes. Elle nous confronte à une question : pourquoi le Japon, en plus de sa souffrance, doit-il nous rappeler des règles élémentaires d'éthique et d'humanité? Ce rappel au respect et à la dignité met mal à l'aise, levant le voile sur notre goût excessif pour le sensationnel... aux dépends de ceux qui souffrent ! Promettons-nous désormais de zapper des chaines qui croient  nous attirer et nous fidéliser avec du sensationnel inhumain et irrespectueux.

By | 20 mars 2011|Réflexion|0 Comments

Le sens d’une vie…

Acteurs Publics publie aujourd’hui un article intitulé "la seconde carrière des parlementaires" . Il m’incite à suggérer une analyse complémentaire que je nommerai « le sens d’une vie ». En effet, nos existences sont souvent le fruit du hasard, d’enchaînements scolaires, universitaires, professionnels, familiaux. Pour ma part, j’ai toujours estimé que ma vie ne saurait être exclusivement vouée à une seule activité professionnelle, sauf à perdre une vue essentielle sur le monde dans lequel je vis. C’est pourquoi, je me suis consacré avec passion, dans ma première vie professionnelle, au notariat ». J’y ai puisé des sensations rares qui m’ont conduit de mon étude d’Alençon à la Présidence du Conseil Supérieur du Notariat. Puis la tentation de l’engagement public est venue et j’y ai cédé avec la même passion, tant dans l’exercice de la fonction de Maire d’Alençon que comme créateur de la Communauté Urbaine, comme Président de la Commission des Finances au Sénat et ministre du budget. Ce, après avoir participé, avec Didier Migaud, à la refondation de notre « Constitution Financière », la LOLF. Aujourd’hui, j’ai intégré une Institution Supérieure de Contrôle et c’est un nouvel angle de compréhension de l’action publique qui s’offre à moi. J’ai d’ailleurs conservé la Présidence du Conseil Général pour alterner, au cours de la semaine, théorie et pratique. J’en suis donc à trois carrières si je compte bien et non deux comme le suggère Acteurs-Publics. Est-ce-la dernière ? J’espère bien que non. Le jour où j’aurai renoncé à tout mettre en œuvre pour changer le monde, le rendre plus paisible, plus respectueux de chacun, plus humain, plus généreux, cela voudra dire tout simplement que j’aurai perdu le goût de vivre et que la fin sera proche. Mon grand bonheur, au-delà de ma famille qui restera l’essentiel, aura été de parfaitement connaître la [...]

By | 13 mars 2011|Réflexion|0 Comments

Vers une convergence franco-allemande? Après les recettes, les dépenses?

Un comparatif des systèmes fiscaux de  l’Allemagne et de la France vient d’être établi à la demande des pouvoirs publics. C’est un pas très utile vers la convergence nécessaire entre les deux économies. Mais comme chacun sait, l’impôt a été inventé pour couvrir les dépenses. Elles sont, en France très supérieures aux recettes. Ce qui constitue le péril des déficits et de la dette. Aussi me vient l’idée, comme simple citoyenne, qu’il ne serait peut-être pas tout à fait idiot de dresser le même comparatif pour la dépense publique en Allemagne et en France. Ainsi nos compatriotes disposeraient de toute l’information, tant en recettes qu’en dépenses et en solde. Ils pourraient ainsi mieux identifier le domaine dans lequel il y aurait lieu d’agir par catégorie de dépenses finançant les grandes politiques en comparant les coûts. Avant de comparer plus tard les résultats. Ce serait un 1er exercice de transparence sur la gestion publique comparée de nos deux pays avant de comparer la qualité respective de la gouvernance publique de chaque côté du Rhin. Qu’en pensez-vous ?

By | 7 mars 2011|Réflexion|0 Comments

Il serait temps de se réveiller !

Les difficultés dans les aéroports donnent lieu à une symphonie de communiqués de protestations ou d’enquêtes, tous plus ridicules les uns que les autres. Personne ne semble s’aviser enfin que la France n’a plus le ressort ni la volonté pour faire face aux simples difficultés climatiques. L’Europe est peuplée presque majoritairement de vieux et j’en suis l’illustration. Les jeunes se sont fixés d’autres objectifs que leur réalisation par le travail. De sorte que nous sommes devenus un continent d’amateurs, de paresseux, de gens incapables de faire face aux défis naturels qui nous sont lancés par la nature qu’il s’agisse de la neige, du froid, de la canicule. Que sais-je ? Nous avons été anesthésiés par les 35 heures, les RTT, le RMI, le RSA, et autres tromperies du même genre. Pour cacher la réalité de l’imposture dans laquelle nous vivons, les dirigeants politiques ont massivement endetté le pays de sorte que l’asphyxie mortelle nous guette. Plus personne ne veut ni n’a même le droit de travailler le WE. Nous dénonçons l’immigration mais nous n’acceptons aucun emploi ingrat. Les textes sont aussi nombreux que les citoyens qu’ils régissent et les contrôleurs plus nombreux que les contrôlés. Bref, nous sommes mûrs au mieux pour le déclin au pire pour l’absolutisme. Si nous voulions éviter ces deux aventures qui nous pendent au nez, il nous reste simplement à nous réveiller ! Joyeuses fêtes de méditation.

By | 26 décembre 2010|Réflexion|37 Comments

Du devoir de réserve à la fidélité à ses valeurs

Conformément à l'article L120-4 du code des juridictions financières, aucun membre ne peut se prévaloir, à l'appui d'une activité politique, de son appartenance à celles-ci. Tout membre doit, à l’inverse, s'abstenir de toute manifestation de nature politique incompatible avec la réserve que lui imposent ses fonctions. J’entends bien scrupuleusement me soumettre à cette obligation, tant elle rejoint les principes d’éthique et de déontologie auxquels j’ai toujours adhéré. Je n’en conclus pas, pour autant, que je doive manquer de fidélité aux valeurs à la source desquelles je n’ai cessé de puiser pour me guider dans la vie. Et comme, il me faut commencer à choisir une nouvelle ligne éditoriale à ce blog, sauf à le laisser en jachère, je m’essaie, avec vous, à tenter de clarifier ma pensée en la matière et vous me direz ce que vous en pensez, en toute simplicité et amitié. Il y a plusieurs années, notre ami Koztoujours m’avait demandé si j’étais démocrate chrétien ? Libéral ? Les deux ? Et si tout cela était bien compatible ? Comme mon site personnel en témoigne, je revendique avoir été construit par la pensée d’Emmanuel Mounier : le personnalisme communautaire. Et d’y avoir puisé des références utiles dans ma vie d’élu. Pour les plus jeunes, et en simplifiant à l’extrême, cette pensée politique affirme que l’Homme est une personne. C’est à dire un être unique et singulier qui vit et agit au sein d’une communauté humaine. Une personne responsable qui a conscience d’être plus que sa vie et qui aspire au dépassement, à la transcendance, et ce en résonance avec le Christianisme. Sur l’échiquier politique ce courant de pensée se situait au centre. Puis l’élection du Président de la République au suffrage universel a coupé progressivement la vie publique en deux courants principaux, divisant ainsi ceux qui se [...]

By | 8 novembre 2010|Réflexion|0 Comments

Nous fonçons vers un futur post humain

J'ai été fasciné par le papier de Pico Iyer dans le Figaro Madame de cette semaine intitulé "le plus grand des luxes, c'est l'immobilité !" Il raconte comment sa mère vit en Californie, sa femme au Japon, lui, né de parents indiens, aux USA, et qu'il doit foncer autour de la planète à une vitesse telle qu'il en perd toute notion de qui il est et d'où il est ! "Nous fonçons vers un futur post humain !" ajoute-t-il. Alors le plus grand luxe pour lui est l'immobilité. Une retraite dans un monastère. Pour savourer le silence, la paix. "C'est seulement lorsque l'on ne bouge plus que l'on peut savoir où l'on est !" Quelle lucidité. Je médite tout à coup qu'aucun de nos 4 enfants n'habite la France. Que le soleil ne se couche jamais sur la planète pour notre famille puisque 11 heures de décalage séparent les plus éloignés. Pourtant chacun peut parler aux autres et se voir tous les jours par exemple avec Skype. Mais ce n'est pas la même chose. L'effacement progressif des distances qui est un progrès, au lieu de rendre les humains plus sédentaires, les fait tourner autour de la planète comme des papillons, le soir, autour de la lampe. Veillons bien à ce que le futur "papillon" reste humain.. Lire l'article !

By | 4 août 2009|Réflexion|0 Comments

Contre le travail le dimanche ?

Ce n’est pas ma position. Mais, au moins, défoulez-vous sur le blog ! Et cessez de bourrer nos boites à lettres électroniques ! Vous savez parfaitement que la technologie nous permet, dès lors que les mots « travail dimanche » sont dans vos mails de les rediriger directement vers les « éléments supprimés ». En outre, je vous alerte sur le fait que le copier / coller donne une très fâcheuse image de la défense d’une cause qui me semble mériter un examen approfondi et serein. Pour que vos « représentants » soient attentifs et responsables, ne soyez pas infantiles et menaçants. Ceci étant, je n’ai aucun intérêt à vous dire cela, sauf à vous respecter en vous disant non pas ce que vous souhaitez entendre mais ce que je pense en sincérité.

By | 16 juillet 2009|Réflexion|28 Comments

Deuil et espérance

La perte d’un être cher est un moment profondément douloureux qui ne peut être vraiment connu que de ceux qui l’ont vécu. Comme les blogs ne traitent que rarement de ces sujets, je le ferai, par exception, aujourd’hui. Aucun départ n’est comparable à un autre. Il y a ceux si injustes et brutaux comme celui d’un enfant. D’un conjoint. De ses parents. De parents proches ou d’amis. Mais il y a aussi des départs de délivrance. Celui de personnes incarcérées dans des maladies terribles qui les emprisonnent, en fait des morts vivants, et leur font perdre tout ce qui fut la beauté de leur vie. Plus de sourire, plus de tendresse, plus d’amour. Alors… que la cérémonie qui accompagne leur vrai départ de ce monde soit teintée d’une gaité délicate qui salue la délivrance de l’être perdu m’apparaît une juste façon d’accompagner le deuil. Cette élégante gaité restitue aux membres de la famille leurs plus beaux souvenirs et leur fait oublier les dernières cruelles années d’une vie qui n’était plus digne de la personne aimée. Appelons-la la gaité de l’espérance.

By | 21 juin 2009|Réflexion|0 Comments