Nous y sommes ! l’A88, autoroute reliant désormais Caen à Alençon était inaugurée, hier matin, en présence de Dominique Bussereau, Secrétaire d’état aux transports et des nombreux acteurs de cette belle réalisation, tant voulue et très attendue.
Tous ont laissé éclater leur joie, se sont félicités de cette victoire arrachée de haute lutte, mesurant le chemin parcouru, semé d’obstacles. Il aura fallu 20 ans pour que cet axe économiquement essentiel pour la Basse-Normandie devienne une réalité.
Personne n’aura épargné sa peine dans cette course pour l’avenir et le succès de l’Orne, du Calvados et de la Basse-Normandie toute entière qui a maintenant, sa route du Soleil ! D’un côté, Caen, ses plages, ses ports, de l’autre, le Sud-ouest, l’Espagne. Et autant d’opportunités pour les entreprises !
Tout à leur bonheur légitime, les élus bas-normands n’ont pas manqué de rappeler les nombreux défis qui attendent nos territoires : la réfection de la très stratégique RN 12, la connexion de Flers à l’A88 et le rail qui doit devenir un vecteur complémentaire de développement économique.
Il n’aura pas échappé à Dominique Bussereau qu’en ces terres normandes, le progrès et la qualité de vie n’étaient pas de vains mots mais une authentique signature. L’A88 en est une nouvelle garantie.

La lecture du Monde d’aujourd’hui revient sur les projets TGV en France.
Rail Passion publie ce jour un article court sur l’avenir de cet axe ferroviaire entre Caen et Tours qui traverse du nord au sud le département de l’Orne. L’électrification de cette ligne est un très vieux combat qui pourrait être en passe de réussir si les investissements accélérés dont on nous parle au niveau national venaient à se porter enfin sur les infrastructures d’avenir. Ces sillons sont d’une importance considérable pour le transport des marchandises venant des ports de Normandie vers le sud-ouest de la France et la Péninsule-ibérique. Puis évidemment pour le transport des voyageurs qui disposeraient avec le TGV au Mans à un accès normand vers tout l’ouest et le sud-ouest dans des conditions exceptionnelles. C’est tellement évident que seule la disette budgétaire justifiait que l’on attende. Maintenant que le Grand Emprunt doit gommer tous les retards, c’est le moment parfait. A l’instant où le 1er coup de pioche serait donné, je prendrai ma retraite de la vie publique, estimant avoir accompli l’essentiel pour le quant de siècle qui vient de s’accomplir.
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