Tribunes Libres

Tribune libre: Euro: vive la cavalerie

Tribune_libre3.jpg Un de nos fidèles visiteurs nous propose comme tribune libre, la chronique de Jacques Attali, parue dans l’Express du 11 mai 2010. Elle constitue une lecture des récentes turbulences que l’Union Européenne a pu connaïtre. Nous vous laissons découvrir le texte. Merci de réagir par vos commentaires.

La Banque centrale européenne couvre les pertes des Etats qui couvriront demain les siennes.

Comme les plus anciennes sociétés, les nôtres ont leurs mythes. Et parmi ces mythes, l’un des plus importants, même s’il est peu reconnu comme tel, est issu d’un genre cinématographique très particulier, le western, avant d’être repris dans le scénario d’un très grand nombre de films. Selon ce mythe, le héros frôle le pire jusqu’à l’arrivée d’un sauveur: la cavalerie, qui vient tirer d’affaire la diligence.

C’est sur cette base que les gens raisonnent aujourd’hui à propos de la crise économique. Ils pensent qu’une solution sera trouvée avant la catastrophe, que la cavalerie arrivera à temps. Même s’ils ne le disent pas, c’est l’espoir de tous: le pire n’est pas possible.

Les faits semblent leur donner raison : les Etats européens paraissent avoir trouvé, au tout dernier moment, une solution à la crise grecque et au risque de contagion. Un fonds permettra désormais d’emprunter de quoi rassurer les marchés, faisant faire à l’Union européenne plus de progrès en dix jours qu’elle n’en a fait en dix ans. Tout ce que leurs dirigeants disaient absurde et impossible, avec un sourire méprisant, il y a encore une semaine, est brusquement devenu possible, un dimanche de panique. Ils ont même trouvé une solution très habile pour créer des bons du Trésor européens sans avoir à modifier les traités !

Mais, en fait, la cavalerie n’est pas aussi convaincante qu’on pourrait le penser au premier […]

Tribune libre: Charles Gave, crise grecque, rôle de l’Euro, position de l’Allemagne

Tribune_libre3.jpg Dans le cadre des conférences ERNEST de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, M. Charles GAVE, économiste et financier diplômé de l’Université de Chicago et ancien élève de Milton Friedman, le monétariste prix Nobel d’économie, a donné son avis sur l’évolution à court terme de l’euro. Il livre, en termes dénués de toute langue de bois, son point de vue sur la crise grecque, le rôle de l’Euro dans cette crise, et la position de l’Allemagne dans la résolution de cette crise.

Pour écouter son analyse, cliquez ici : http://www.les-ernest.fr/charles_gave

Cette conférence a été donnée le 13 février dernier et Charles GAVE anticipait alors que la crise de l’euro toucherait la France deux semaines plus tard. Sur ce dernier point, il s’est montré trop pessimiste.

L’actualité récente éclaire cependant d’un jour dramatique son point de vue.

Et vous, quel est votre avis ?

NDLR : Ainsi que vous le savez ce blog accueille des rédacteurs occasionnels qui n’engagent pas notre hôte.

Que penser des éoliennes ? Tribune libre

laterre.gif L’impérieuse nécessité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes. Lisez la chronique de Jacques Attali. (tribune proposée par JP Fourcade).

L’impérieuse nécessité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre conduit parfois à des politiques absurdes, résultats de la précipitation d’hommes politiques (pour qui l’écologie représente d’abord des voix) et de l’avidité d’entreprises (pour qui le « vert » signifie surtout des profits). Ainsi du développement des éoliennes, considérées aujourd’hui comme une source incontournable d’énergie renouvelable, au même titre que le solaire. Sans évoquer leur dimension esthétique ni leur pollution sonore, que chacun peut apprécier à sa guise, leur utilité, dans une politique de croissance durable, est hautement problématique.

(Lire la suite…)

"Banques: le triomphe des coupables" par Jacques Attali

Un article par Jacques Attali sur slate.fr lire cet article sur Slate

En 1929 une réglementation très stricte avait été imposée aux banques responsables de la crise, ce n’est même plus le cas.

La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l’argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n’ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu’à celles des entreprises qui n’ont pas vraiment besoin de leur argent.

Elles ont, en plus, aujourd’hui, une raison supplémentaire d’agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d’avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.

Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?

(Lire la suite…)

Qui a le droit ? D’faire ça à des enfants qui croient vraiment c’que disent les grands ?

La crise qui a bon dos ! Elle semble justifier des dérives inédites de déficits publics, l’accumulation de montagnes de dettes inconnues, même aux lendemains des pires conflits mondiaux. Et pourtant certains sujets de dépenses exponentielles restent tabous puisque le corps politique, toutes sensibilités confondues, n’a pas le courage de les aborder de face, avec un esprit de consensus qui soit à la hauteur de l’histoire et des défis qu’ils nous lancent !

Au train où vont les choses, l’endettement insensé, et les déficits non maitrisés, vont générer une dette dont les simples taux d’intérêts consommeront les seules richesses distribuables aux Français pour survivre. La compétitivité de nos entreprises sera anéantie et le pouvoir d’achat des ménages s’effondrera. L’évidence crève les yeux, mais le doux rêve de l’Expert qui sait tout, il est vrai, atténue les angoisses. Quatre principaux scénarios sont pourtant envisageables : l’inflation ! Moyen de ruiner les épargnants français. De faire fuir les prêteurs étrangers. Machine infernale impossible à arrêter lorsqu’elle est lancée. Et probablement exclusion de l’Euro, notre monnaie unique.

(Lire la suite…)

Crise : on ne nous dit pas tout !

TRIBUNE LIBRE :

Les chroniques de Jacques Attali dans l’Express sont toujours intéressantes et piquantes ! Ce sont les bonnes questions qui sont soulevées, sans crainte et en toute transparence ! Je vous propose de découvrrir celle publiée cette semaine qui roule sur l’après-crise. Vous verrez que selon Jacques Attali, toutes les mesures n’ont pas été prises pour nous extraire de ce marasme et qu’une fois encore, la démagogie et les belles paroles qui n’engagent à rien ont primé sur l’efficacité et le bon sens ! Si nous ne renversons pas très vite la vapeur, nous courons au désastre ! Que doit-on attendre de l’Europe, à la veille d’un scrutin important ? Quelles sont les menaces réelles qui planent sur nous?

Je vous laisse parcourrir ce texte et attends avec impatience vos commentaires !

Passer aux choses sérieuses

Par Jacques Attali, publié le 02/06/2009 15:34 – mis à jour le 03/06/2009 15:36

« Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, la crise s’approfondit : aux Etats-Unis, tous les déficits augmentent, les défauts des banques s’aggravent et, même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore inférieure de 40 % à celle d’octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à d’autres tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit et sur l’immobilier commercial.

Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit 20 % de son PIB, dans une relance gigantesque, en infrastructures internes. L’Europe, elle, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant tout misé sur une réforme […]

Mea culpa !

Une erreur s’est en effet glissée dans ma tribune ! Pardon aux blogueurs et merci à Wikio de sa réaction! Notre blog est certes, une référence… mais pas moi, la preuve ! A très bientôt, Véronique

Les blogs, objets rédactionnels bien identifiés

L’hérétique propose une comparaison tout aussi audacieuse et plaisante que dérangeante entre les ventes réalisées par la presse quotidienne et l’audience des blogs! Ces objets rédactionnels encore bien curieux sont effectivement influents! Sont-ils des concurrents acharnés de nos journaux, leur aiguillon salutaire ou leur complément idéal? Sans doute un peu des trois puisque les grands groupes ont réagi en ouvrant des sites internet communautaires, interactifs, accueillant, de plus en plus, les chroniques et tribunes libres émanant du public. Cette émulation peut être bénéfique aux blogs comme à la presse, en termes, notamment, de traitement de l’information. Au programme, impertinence, fraîcheur, pertinence et rigueur! Un retour aux sources dont nous ne pouvons que nous féliciter! Après tout, « les faits sont sacrès mais les commentaires sont libres ». Nous attendons avec impatience vos commentaires!

Mes week-ends, vous avez dit week-ends?

Une anthologie du jazz pour Le Monde, une bibliothèque idéale, signée jean d’Ormesson pour le Figaro. Un régal culturel et de douces soirées en perspective ! Nos quotidiens débordent d’imagination et d’idées pour nous séduire, nous, les durs de la feuille, les intoxiqués de la souris et du web 2.0 ! Encore plus astucieux, ces suppléments d’âme, de mots et de notes sont proposés le jeudi et le vendredi ! Personnellement, j’adore les nouveautés et, me connaissant, ces petits bijoux vont accompagner mes fins de semaine studieuses, entre blog, repassage et brunch!

(Lire la suite…)

La fin de la guerre froide … ?

Ce n’est pas un scoop… mais peut être une réalité historique…

Le jeudi 4 octobre 2007, M. Roh Moo-hyun, président de la Corée du sud et M Kim Jong-hil, principal dirigeant nord coréen ont signé une « Déclaration sur les progrès des relations nord-sud, de la paix et de la prospérité ». Derrière ce pompeux préambule se cache une réalité. Les deux Etats de la péninsule coréenne, en guerre depuis plus d’un demi-siècle, souhaite signer un traité de paix, mettant fin à la situation de guerre issue du cessez-le-feu de 1953. Doit-on se réjouir de la fin de ce symbole de la guerre froide vivant en plein XXIème siècle à Pan-mun-jeom, sur le 38ème parallèle (visite imposée à tout étranger tant en Corée du sud qu’en Corée du nord) ? Rien n’est moins sûr. Ce traité de paix confirmera la partition et repoussera d’autant les espoirs de réunification, objectif souhaité par une large majorité de la population sud-coréenne. Il replace aussi, dans le concert international, la Corée du nord qui avait déjà franchi un grand pas, en acceptant, il-y-a quelques mois, un accord de dénucléarisation et de démantelement surveillée de ses installations nucléaires. Les principaux analystes de l’économie sud-coréenne s’accordent, aujourd’hui, à penser que celle-ci est incapable d’affronter une « réunification à l’Allemande »… Comme le souligne Philippe Pons, journaliste au Monde, dans un article paru le 9 octobre, l’accord obtenu lors du séjour du président sud coréen Roh, à Piong-yang, doit permettre aussi de restaurer l’économie nord-coréenne totalement délabrée.. La déclaration inter-coréenne du 4 octobre a aussi des conséquences dans la politique intérieure sud-coréenne, à 68 jours de l’élection présidentelle, capitale pour l’avenir du pays… mais c’est une autre histoire… (à suivre)

Real Time Analytics