Un RIP pourquoi pas, mais pourquoi faire ? A quel prix par abonné ?

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Un RIP pourquoi pas, mais pourquoi faire ? A quel prix par abonné ?

Le 17 mars prochain auront lieu à Deauville les Etats Généraux des Réseaux d’Initiative Publique (RIP), en présence de Mme Fleur PELLERIN, Ministre déléguée auprès du Ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique.

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Qu’est-ce qu’un RIP ? C’est un réseau conçu, réalisé, commercialisé et maintenu par un organisme public, visant à desservir le territoire en télécommunications de qualité.

Qui n’a pas été confronté à un réseau Internet défaillant, à un débit insuffisant pour afficher ou télécharger rapidement une information, une photo, une vidéo ?
Dans nos territoires ruraux, en l’absence d’initiatives privées, les collectivités et leurs partenaires sont amenés à réfléchir à des initiatives publiques et à la faisabilité de mise en œuvre de tels réseaux, pour enfin améliorer leur couverture numérique.

Le Plan numérique ornais, voté par le Conseil général, se distingue de nombre de schémas départementaux standardisés par sa volonté d’optimisation des infrastructures déjà existantes pour éviter les redondances.
Il se fixe comme première priorité de desservir en fibre les sites départementaux stratégiques mal desservis, et d’améliorer la couverture haut débit des territoires aujourd’hui laissés pour compte, qui ne peuvent même pas bénéficier des services de base rendus par internet.
Dans un second temps, il développera la fibre à l’habitant, progressivement et en complémentarité avec les offres des opérateurs privés sur les zones les plus agglomérées (Alençon et Flers). 40% des foyers ornais seront ainsi desservis en 2022 et 75% en 2030.

Les actions en matière d’aménagement numérique du territoire sont coûteuses et leur rentabilité fonction de l’adhésion des opérateurs et des intentions d’abonnements des clients potentiels. Elles n’ont de sens que si elles apportent un véritable service supplémentaire, que si elles répondent à un besoin, à un usage.

Dans le contexte budgétaire national et tout particulièrement celui des départements, il importe, aujourd’hui encore plus qu’hier, que l’argent versé par le contribuable soit utilisé de la manière la plus efficiente. La logique de l’offre trouve ici ses limites. Elle doit être régulée et adaptée à chaque territoire.
Le département de l’Orne est un fervent partisan des nouvelles technologies, il les développe et les promeut à travers de nombreuses initiatives (réseau de télécentres, environnement numérique de travail dans les collèges, open-data, …).

C’est pourquoi, le 17 mars prochain, le Département de l’Orne sera présent lors de ces Etats généraux des RIP, pour soutenir l’effort national en matière de performances numériques. Il n’aimerait pas entendre, comme il l’a déjà lu trop souvent dans la presse, qu’il serait en retard, en comparaison avec les départements voisins. Il lance, au contraire, un défi : Quel département de la Région aura, à la fin de l’année 2014, proportionnellement à sa population, le plus d’abonnés à la fibre ? Et quel sera le prix de revient le moins élevé de chaque abonné pour la collectivité ?

Établir et exploiter un RIP, pourquoi pas ? Mais pourquoi faire ? Il n’est ni une obligation, ni la seule manière d’agir pour le développement du numérique sur son territoire, surtout lorsque s’agit de doubler des infrastructures existantes sous employées. Au jour de leur évaluation comme politique publique, il n’est pas sûr qu’ils recevront tous les compliments qu’ils recueillent aujourd’hui. Pour certains, le pire est sans doute à craindre.

Par |2017-03-13T11:25:44+00:0014 mars 2014|NTIC, Orne|0 commentaire

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