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/Alain Lambert

À propos de Alain Lambert

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Pour éviter le péril jaune, débattons d’un nouveau paradigme !

Nos élites polico-administratives, pourtant parmi les plus savantes du monde, en charge de l’élaboration de notre droit, peinent à produire des textes simples, stables, efficaces, malgré nos incessantes mises en garde, et nos propositions issues du terrain. Faut-il désormais s’habiller en jaune pour exprimer son refus de vivre sous l’empire d’un droit aussi complexe, inaccessible, instable, bavard, inapplicable, et menaçant de paralyser le Pays ? S’agit-il d’une cécité ou d’une obstination ? Sans s’abandonner à une philosophie juridique de comptoir, comment ne pas nous interroger sur le mobile d’un tel refus d’accepter d’entendre et prendre en compte le « ras-le-bol » des élus et des Français, face à cette marée de réglementation qui les submerge chaque jour ? Est-ce trop demander que soit enfin mesuré l’abîme qui se creuse entre l’intention du rédacteur d’un texte et la perception qu’en ont ceux auxquels il s’applique ? Notre appareil administratif centralisé donne le sentiment de s’incruster sur un rond-point de légalisme raide, mimé du XVIIIe siècle, sans en avoir ni la concision, ni l’élégance, ni la force, ni la puissance, ni la respectabilité. Le sujet n’est certes pas nouveau. Si Kant a défini le droit comme le « pouvoir de contraindre », indifféremment de la réalité, Hegel, pourtant considéré comme trop abstrait, a, lui, considéré qu’il devait être évalué au regard des faits. Weber a consacré une part importante de son œuvre à démontrer cette nécessaire adaptation du droit au réel. Quant à H. Lévy-Bruhl et J. Carbonnier, ils révèleront l’importance que le droit soit perçu dans son rapport plus ou moins adéquat au milieu auquel il s’applique. La crise du droit que nous traversons au milieu d’autres graves crises nous convoque à l’urgence de mesurer cet écart, voire ce gouffre qui éloigne et antagonise de plus en plus le droit produit [...]

Par |2019-01-15T03:23:10+00:008 janvier 2019|Politique|0 commentaire

L’Horreur normative !

Il y a plus de 20 ans, Viviane Forrester publiait un essai intitulé “L'Horreur économique” qui dénonçait ce qu’elle appelait un totalitarisme financier. Il eut un succès inattendu, notamment en France.  L’intérêt général commanderait de publier aujourd’hui un autre essai consacré à« L’Horreur normative », afin d’illustrer le totalitarisme bureaucratique dans lequel notre pauvre Pays s’embourbe chaque jour davantage. Tout a déjà été dit maintes fois sur cette dérive. Pourtant, elle semble impossible à conjurer. Alors pourquoi la législation et la réglementation ne sont-elles plus soutenables en France ? Tout simplement parce que les enseignements de Portalis n’ont pas été respectés ! Pour sortir de l’horreur normative, relisons-le ensemble. Chacun y trouvera à méditer combien de textes nocifs auraient pu être évités, en retenant les leçons si bien énoncées dans son discours préliminaire. « L’uniformité est un genre de perfection qui saisit quelquefois les grands esprits, et frappe infailliblement le petits » ! Tout est dit ! La suite met exactement et précisément en garde contre tous les pièges dans lesquels les pouvoirs législatifs et réglementaires doivent éviter absolument de tomber.  Portalis explique comment ne pas affaiblir, ou même détruire, par des mesures inappropriées, les liens communs de l’autorité et de l’obéissance. Comment ne pas couper les racines qui puisent dans les mœurs et dans l’opinion la sève de volonté du peuple. Comment éviter de ne voire dans les lois que l’objet politique et général, en ignorant la libre volonté des relations privées des hommes entre eux, et en en faisant des confédérés plutôt que des citoyens. Et en arriver à ce que tout devienne droit public ! Cédant au désir exalté de sacrifier tous les droits à un but politique, en n’acceptant plus d’admettre d’autre considération que celled’un mystérieux, variable et supposé intérêt d’État. Selon lui, de bonnes lois sont le plus grand bien que les hommes puissent donner et recevoir. Dédaigner de profiter de l’expérience du passé, de cette tradition de bon sens, de règles et de maximes qui sont parvenues jusqu’à nous, et qui forme l’esprit des siècles, consiste à blasphémer ce qu’on ignore. Il estime que dans le nombre de nos coutumes, il en est qui font honneur à la [...]

Par |2019-01-14T05:46:51+00:0029 décembre 2018|CNEN|1 Comment

Quand les nuisances lumineuses obscurcissent le droit !

Lisez, par curiosité, l'Arrêté sur les nuisances lumineuses 😊 Vous devriez être éclairés sur le luxe de détail que les Maires vont devoir lire, comprendre, et mettre en œuvre dans la dynamique de la supposée "simplification" des Normes qui leur sont imposées, pourtant dans le cadre du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Kafka n'avait pas tout prévu ! Cliquez sur le lien : bit.ly/2A8XMqZ Et commentez !

Par |2018-12-21T09:16:15+00:0019 décembre 2018|CNEN, Non classé|0 commentaire

L’éloge de la gratitude ou de la reconnaissance

Après avoir échangé sur les thèmes de la gentillesse, de l’humilité, et de la simplicité, la trilogie d’humanité, Cicéron, lui-même, nous invite à considérer la reconnaissance ou la gratitude « pas seulement comme la plus grande des vertus, mais la mère de toutes les autres ». Elle a été un sujet majeur d’intérêt pour les philosophes antiques, du moyen âge, et des temps modernes, et continue d’intéresser les philosophes d’aujourd’hui, même si ses sous-jacents psychologiques n’ont été vraiment étudiés qu’autour de l’an 2000. En fait, la question a été trop souvent traitée à partir des émotions négatives liées à l’ingratitude, alors que le sentiment de gratitude produit tant d’émotions positives. A tort, la gratitude est perçue parfois commune une dette à l’endroit de la personne qui nous apporté son aide ou son soutien. Au point de chercher à l’éviter. Elle est au contraire une élégance, une délicatesse, une dignité qui encouragent aux comportements généreux et désintéressés. Le marketing moderne l’a bien compris puisque toutes les études démontrent qu’un client honoré pour sa fidélité augmentera ses achats ultérieurs de 70%. Les études qui ont été menées en psychologie de la gratitude en ont identifié plusieurs aspects différents : l’influence sur le bien-être à raison de la qualité des relations sociales ou professionnelles qui sont partagées, l’influence aussi sur la simplicité, l’acceptation de soi, l’absence de recherche de vouloir se montrer plus grand qu’on ne l’est, et aussi l’absence de stress, notamment au travail, par une ambiance propice à la confiance mutuelle et à l’équité dans le mérite des résultats. Gérard de Nerval écrira « il n’y a qu’un seul vice dont on ne voit personne se vanter, c’est l’ingratitude ». Probablement les ingrats ignorent qu’ils le sont. Par sottise ou par méchanceté. Leur violence en témoigne. Peu importe. Leur attitude n’est pas la pire des punitions [...]

Par |2018-11-02T12:05:09+00:002 novembre 2018|Réflexion|0 commentaire

Les dirigeants consacrent 3/4 de leur temps à des tâches qui ne sont pas de leur niveau

La gouvernance des Organisations complexes - (privées ou publiques) c'est à dire les ensembles constitués d’un grand nombre d’entités en interaction, - m’a toujours passionné. C’est probablement le fruit de mon seul vrai bilinguisme : le droit et les comptes ! Le temps La ressource la plus précieuse de toutes est le temps ! Oui, pour le dirigeant, le temps est bien le bien le plus précieux. Il sait d’intuition qu’il est une ressource non renouvelable. Qui s’épuise si vite qu’elle en devient obsessionnelle. Pourtant, souvent, il la gaspille en s’agitant à contretemps, alimentant ainsi son propre Léviathan, s’auto paralysant tout le temps. Diriger, c’est choisir Diriger, gouverner, c’est choisir ! Chercher à éviter cette définition, c’est commencer à renoncer. Or, pour bien choisir, au bon moment, il faut du temps. La réactivité et l’adaptabilité sont le challenge permanent. Face à un environnement incertain, en permanence en mouvement, le tireur en chef ne doit pas perdre de vue sa cible. Incarner Dans notre monde d’hyper communication, le dirigeant doit d’abord incarner son organisation. Ses valeurs. Sa vision du présent et du futur, son ambition, la solidité de son modèle, son unité, sa capacité à répondre aux défis qui lui sont lancés, sa cohésion, sa force. Ne pas maitriser son temps, laisser apparaître la moindre fébrilité, affaiblit plus que le dirigeant, mais l’organisation toute entière. S’entourer Personne n’ayant encore révélé son don d’ubiquité qui reste le privilège des Dieux, le boss doit donc savoir s’entourer des meilleurs. Les attirer. Les enthousiasmer. Les rendre fiers d’appartenir à son équipe. Libérer leur parole. Laisser chaque génération s’exprimer. Offrir une dynamique propre, un but, une cause justifiant un dépassement. Recueillir les avis les meilleurs pour décider en dernier ressort des questions essentielles rassure. Faire donc en sorte que cela se sache. L’autorité Consulter avant de décider renforce aussi l’autorité. Celle-ci [...]

Par |2018-11-02T11:53:15+00:001 novembre 2018|Réflexion|0 commentaire

L’éloge de l’humilité.

Après avoir questionné le champ de la gentillesse, un ami m’a suggéré de tenter de poursuivre la réflexion sur une qualité cousine, celle de l’humilité. Comme elle ne règne pas d’évidence dans l’univers politique, mon terrain d’exercice ne m’éclaire pas d’abondance en ce domaine. Une définition neutre En sincérité, comme personne ne peut prétendre atteindre la qualité ultime d’humilité, choisissons alors une définition la plus neutre possible, celle consistant « à considérer qu’un individu humble doit se voir lui-même de façon réaliste ». Sans se surestimer, ni se mésestimer. En étant conscient que la vision de soi est souvent déformée par la succombante tentation de l’orgueil, de l’égocentrisme et du narcissisme profondément enracinés dans le monde politique ou le monde de la communication. En revanche, la mésestime de soi y fait peu de dégâts. En fait, se voir d’une façon réaliste s’acquiert souvent avec le temps, le vécu, la maturité, les épreuves, la prise de conscience de sa condition simple et de sa place réelle au milieu des autres, et de la société toute entière. compatible avec la fierté Elle ne révoque pas la fierté, parfaitement légitime lorsqu’elle se fonde sur la réussite collective d’un groupe où la conjugaison des efforts de chacun peut seule permettre de réaliser une œuvre impossible à atteindre individuellement. A l’inverse, la médiocrité frappe de ridicule ceux qui s’attribuent les mérites de tous, ou des autres, sans même se rendre compte qu’ils ne sont pas pour grand-chose dans le succès collectif. sans fausse modestie N’esquivons pas davantage la perversion qui s’invite parfois lorsque l’humilité est feinte par une « fausse modestie » dans l’espoir de s’attirer des compliments. Chacun sait que « la fausse modestie est le dernier raffinement de la vanité ». ni mésestime de soi Si la mésestime de soi est rare dans le monde politique, la personne humble doit [...]

Par |2018-10-19T16:25:33+00:0018 octobre 2018|Réflexion|0 commentaire

En finir avec l’élection du Président de la République au suffrage universel.

L’invraisemblable course en avant vers la présidentialisation et la concentration des pouvoirs entre une seule main met en péril imperceptiblement notre démocratie, sans que personne ne semble s’en rendre compte. Je conserve l’intime conviction que l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, après la déformation progressive mais profonde de la Vème République (quinquennat - inversement du calendrier), est devenue le handicap principal au redressement du pays. Plus qu’un droit démocratique fondamental, cette élection est devenue un piège. Un piège, car la litanie des promesses qu’un candidat doit réciter chaque jour pour se faire élire trompe tout autant celui qui les annonce que celui qui les croit. L’expérience nous enseigne d’ailleurs qu’aucun ne peut s’offrir le luxe de refuser d’en abuser. Ce qui donne lieu à une surenchère qui transforme l’élection elle-même en roulette russe : le candidat peut d’autant plus facilement s’engager dans de nombreuses matières qu’elles ne relèvent pas véritablement de ses pouvoirs. Seul le Parlement dispose des pouvoirs pour décider des impôts et voter les dépenses. Comme l’élection législative vient seulement deux mois après, il est toujours temps d’ajuster le tir. Ce qui donne lieu à deux programmes parfois différents : le programme présidentiel et le programme législatif. Elus, les députés inféodés au Président sont réduits au rang de robots qui disent oui qui disent non, selon les instructions qu'ils reçoivent. Notre démocratie et les mandats des citoyens qui en résultent se trouvent ainsi livrés à une imposture démocratique sous forme d'élections successives, qui ne favorisent ni l’esprit de responsabilité des dirigeants ni la capacité des citoyens à bien identifier comment le pays est gouverné. S’agissant des finances publiques par exemple, le sujet est au cœur de chaque campagne présidentielle sans que personne ne se soit avisé que le Président ne dispose d’aucun pouvoir budgétaire. L’élection du Président au suffrage [...]

Par |2018-08-07T16:48:33+00:004 août 2018|Politique|3 Commentaires

Les Sénatoriales dans l’Orne : une leçon de transmission !

Sébastien Leroux élu ! Nathalie Goulet Réélue ! Le renouvellement s’unit à l’expérience ! C’est une bonne leçon de transmission. Aux adeptes du « passé faisons table rase », j’ai envie de dire : Au diable le passé, vivons le présent ! Et maintenant ! Transmettre ou apprendre, mais vous n’y pensez pas ! Cette idée est récusée ! Les savoir-faire, les savoir-être n’existent pas ! Place à la spontanéité, à l’immédiateté ! Comme à la télé ! L’expérience de la vie serait réputée attentatoire à la liberté de penser des nouvelles générations. Qui devraient pouvoir expérimenter tout par elles-mêmes. Et commettre les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. Toute appartenance ou filiation serait une atteinte à la liberté de choix, un obstacle à la liberté et à la créativité. Il est vrai qu’il serait tellement plus simple que chaque génération naisse pure et sans tâche, sans dette à l’égard de l’histoire. C’est la vision de la démocratie dite moderne. C’est-à-dire de la démagogie déguisée en « futurie ». Le calme et la sagesse consistent à considérer qu’il n’y a aucune supériorité d’une génération sur une autre. Simplement chaque génération entre dans une trajectoire qu’il lui appartient d’orienter. Il n’existe pas de page blanche dans la vie, surtout collective. L’essentiel tient à donner les armes aux générations montantes pour qu’elles puissent se saisir des questions nouvelles et apporter des solutions également nouvelles aux vieux problèmes que la tradition esquive. Il leur revient de faire le tri entre les croyances et normes léguées par la tradition, les institutions et ce qu’elles sentent comme approprié à l’orientation qu’elles souhaitent donner à leur vie, au regard de l’héritage reçu. Aux adeptes du futur, j’ai envie de dire : Surtout soyez prudents et ne vous laissez pas hypnotiser par l’explosion des médias de masse, radio, télévision qui vous rendent individualistes, consuméristes. Capables de vous laisser berner par un clown harnaché d’une [...]

Par |2017-10-02T09:03:08+00:0025 septembre 2017|Politique|0 commentaire

Suppression de la réserve parlementaire : un probable neutron législatif.

L’article d’un ami, sur le vote récent de la majorité de l’Assemblée Nationale, m’incite à émettre un avis de praticien de la matière budgétaire. Ce texte est au mieux ridicule et au pire trompeur ! Il est au mieux ridicule, puisqu’il consiste à supprimer ce qui n’existe pas. La loi est un acte de majesté et non un acte de communication, un slogan racoleur, un subterfuge, un trompe l’œil destiné à laisser croire qu’une question est résolue parce qu’elle aura été griffonnée dans le marbre de la législation. Cette mesure ressemble à une espèce de capucinade hypocrite destinée à manifester une dévotion bigote à une nouvelle divinité républicaine. La bien mal nommée « réserve » n’existe pas ! Sauf à considérer que le surplus, c’est-à-dire les 99,9 % du budget seraient laissés à la discrétion de l’Exécutif. C’est-à-dire exactement le contraire du principe des démocraties parlementaires qui confèrent au Parlement le pouvoir d’autoriser les crédits au Gouvernement. Même les monarchies constitutionnelles fonctionnent ainsi. Pas les démocraties dites « populaires », il est vrai. Cette « réserve » est tout simplement une convention non écrite « d’affectation » d’une infime partie du budget pour des actions locales, mal ou insuffisamment couvertes par les politiques publiques nationales. Lorsqu’avec Didier Migaud nous avons porté la LOLF, c’est-à-dire notre nouvelle constitution financière qui régit les finances de l’Etat, nous n’avons jamais traité de ce sujet, tant il ne relève pas de la loi. Par nature même, cette « affection parlementaire » s’effectue par amendement du Gouvernement lui-même. Je n’ai pas souvenir qu’il ait proposé ce type d’amendement contraint et forcé. S’il reconnait aux parlementaires le mérite de la connaissance de leur territoire, par ses amendements, il répond à des besoins locaux non couverts par les politiques nationales. Pour le dire plus franchement encore, cette « attention » locale est aussi un bon moyen de susciter des bonnes volontés [...]

Par |2017-08-01T00:11:04+00:0031 juillet 2017|Non classé, Politique|2 Commentaires

Abonnez-vous à la page Orne-Métropole !

Abonnez-vous et invitez tous vos amis à « liker » cette page « Orne Métropole » : https://www.facebook.com/OrneMetropole/ Orne-Métropole organisera des jeux concours gratuits sur cette Page Facebook. Vous pourrez gagner de nombreux lots. Il vous suffira de laisser vos coordonnées en répondant à des questions ciblées sur l’Orne. Des tirages au sort seront régulièrement organisés afin de désigner les gagnants. Vous les découvrirez, à compter de la rentrée. Le but est de faire mieux connaitre notre existence aux Ornais, afin de leur proposer des services actuellement délivrés seulement dans les grandes métropoles. Que vous habitiez Alençon, Flers, Argentan, L’Aigle ou une toute petite commune, vous bénéficierez des mêmes attentions, des mêmes soins et des mêmes services. C’est une volonté du Conseil Départemental de l’Orne.

Par |2017-07-15T17:29:34+00:0015 juillet 2017|Orne-Métropole|0 commentaire

l’Opinion, seul journal à informer les Français des programmes de finances publiques des candidats à la présidentielle !

Le programme de stabilité est le seul document qui rassemble chaque année, au mois d’avril, la stratégie et la trajectoire des finances publiques de chaque Pays de l’Union européenne. La France devra envoyer cette information à Bruxelles, le 15 avril prochain. Aucun media n’a pensé à demander aux candidats à la présidentielle de remplir ce document, s’ils étaient Président … sauf le journal l’Opinion qu’il faut féliciter et remercier pour sa lucidité et son exigence démocratiques. Mieux, le journal a imposé aux 3 principaux candidats d’accomplir cet exercice, non pas en points de PIB comme c’est la tradition, mais en euros ! C’est-à-dire dans la monnaie utilisée chaque jour par les Français. C’est la seule manière de démasquer le mensonge, car l’incohérence saute immédiatement aux yeux. Je partage entièrement les analyses faites par Raphael Legendre, le journaliste en charge de l’enquête. Je le félicite au passage pour son opiniâtreté, car obtenir ce genre d’aveu d’un candidat est aussi difficile que faire chanter un sourd-muet. Les 3 candidats ayant répondu sont, par ordre alphabétique François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Autant dire tout de suite que Marine Le Pen n’a pas sérieusement répondu, ce qui révèle le caractère totalement improvisé de son programme présidentiel et son inapplicabilité. Il ne s’agit pas d’un procès d’intention à son endroit, mais d’un simple constat. Certains candidats n’hésitent pas, en effet, à improviser et promettre aux Français des actions qu’ils savent ne pas pouvoir tenir, ce qui relève du mensonge, de l’irresponsabilité ou de l’imposture pure et simple. Pour avoir été un praticien quotidien de la matière, je prolongerai l’analyse de Raphaël de la manière suivante : • S’agissant de la dette, aucun candidat ne fait de sa maîtrise la priorité. Marine Le Pen l’explose, François Fillon et Emmanuel Macron se résignent à la [...]

Par |2017-04-07T09:31:24+00:007 avril 2017|Politique|1 Comment

Morin, triste clown.

Des USA où je me trouve en famille, un Président débile mental devient presque banal. Entre Trump et Morin, la parenté éblouit d'évidence. Sots, infatués d'eux-mêmes, méchants, vulgaires, ils transpirent la haine recuite. Des lourdauds pathétiques. Dédions-leur comme prix d'excellence la chanson de Georges Brassens : "Quand on est c**on est c**" ! Car ils franchissent chaque jour le mur du "çon". Maintenant Président retraité, après 35 ans de vie publique, ayant siégé à tous les niveaux, local, régional, national et international, je me rends compte n’avoir jamais rencontré un turlupin comme Morin. Les tartarinades du Tartarin d'Alphonse Daudet sont de doux euphémismes comparées aux morinades de Morin. Les siennes sont tristes. Négatives. Destructrices. Bouffies de ce "Moi" qui l'obsède. Paranoïaque, il se croit tellement supérieur à tous qu'il ne voit pas les moqueries cruelles qu’il suscite dans son dos. Il nous fait honte ! Et personne n'ose lui dire. S'agissant du Haras du Pin, il n’y siège jamais, il oublie même qu'il a donné son accord au projet qu’il cherche maintenant à démolir. En 2 ans, il n'a toujours pas pu réaliser l'aire de pique-nique qui devrait être sa seule et grand œuvre ! On lui dédiera son nom. Dans 4 ans, nous serons enfin débarrassés de ce « mauvais cheval ». Naufragé, lors des dernières élections, par des déclarations irresponsables, nous l'avions sauvé par humanité. A tort ! La prochaine fois, nous l’engloutirons. Bien profondément, dans le fin fond du « trou du c** du monde » dont il a gratifié notre département. Quant à l'élection du Président du Haras, il semble ignorer qu'un Préfet n'a pas le pouvoir de l’annuler ! Seul le Juge peut le faire. Et il sera simple de s'entendre sans fracas. Une fois encore, il aura spéculé sur le négatif. Triste clown. la dernière morinade en cours dans Ouest-France.      

Par |2017-04-02T02:38:22+00:001 avril 2017|Politique|8 Commentaires

Petite promenade dans Paris

Au Palais Royal Le soleil, hier, invitait irrésistiblement à se promener dans Paris, plus particulièrement dans le Quartier du Palais Royal. Les musiciens Sur les places qui l’environnent, des musiciens offrent leur art aux passants pour leur plus grand bonheur.   Le salon de lecture Le soleil revenu invite les promeneurs à s’arrêter au milieu des fleurs pour se reposer, lire, bavarder.   Sous l’œil attentif de ma photographe   Les jardins attendent le printemps avec impatience   Une galerie d'origine notariale A proximité, la Galerie Vivienne dont j'avais totalement oublié l'origine notariale. Comme dans toutes les villes du monde, il n'est pas d'autre bonne manière pour  goûter les charmes de Paris que de le faire à pied.  

Par |2017-03-13T11:23:25+00:0012 mars 2017|Paris|0 commentaire

Présidentielle : Sortir de l’impasse, vite !

Les effets secondaires imprévus du processus des primaires. La droite française, et le Centre sont dans une impasse politique qui fait courir les pires dangers à la démocratie. Pas plus que la gauche, ils n’ont été en mesure de maitriser les effets secondaires du processus des primaires. La gauche n’a pas sélectionné son meilleur candidat, aux yeux de l’ensemble des Français. Les ennuis du candidat de la droite se sont révélés après les primaires. Aucun des arguments avancés n’est totalement convaincant Aucun des arguments avancés par les uns et les autres n’est totalement convaincant. Chacun s’accroche à sa propre lecture des faits et des interprétations, sans jamais tenir compte des conséquences électorales. Le destin des candidats semble avoir pris le dessus sur le destin de la France. Pour les uns, ce sont les primaires qui comptent, voire les affluences aux meetings, les partis, mais pas les élus, pour les autres, ce sont les sondages. Retourner aux sources de notre Constitution Un élément substantiel de la Constitution, qui seule régit vraiment la présidentielle, mériterait être davantage mis en avant. Pour être candidat à la Présidentielle, il faut d’abord être « présenté ». Cette « présentation » des candidats (couramment appelée parrainage ou signature) est une procédure par laquelle les candidats sont « présentés » auprès du Conseil Constitutionnel par des élus. Ceux qui peuvent signer sont plus de 40.000. Proposer aux élus autorisés à "présenter" les candidats de trancher Pour arbitrer l’embrouillamini de la droite qui mène tout droit à son élimination au 1er tour, la solution ne consisterait-elle pas à proposer aux 40.000 élus de trancher le différend ? François Fillon dispose déjà largement des 500 signatures nécessaires, cela ne lui porterait donc pas préjudice. En revanche, il serait intéressant de savoir si un autre candidat, par exemple Alain Juppé, recueillerait plus, voire beaucoup plus de « présentations » ou [...]

Par |2017-03-13T11:23:26+00:005 mars 2017|Politique|0 commentaire