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Pour éviter le péril jaune, débattons d’un nouveau paradigme !

Nos élites polico-administratives, pourtant parmi les plus savantes du monde, en charge de l’élaboration de notre droit, peinent à produire des textes simples, stables, efficaces, malgré nos incessantes mises en garde, et nos propositions issues du terrain. Faut-il désormais s’habiller en jaune pour exprimer son refus de vivre sous l’empire d’un droit aussi complexe, inaccessible, instable, bavard, inapplicable, et menaçant de paralyser le Pays ? S’agit-il d’une cécité ou d’une obstination ? Sans s’abandonner à une philosophie juridique de comptoir, comment ne pas nous interroger sur le mobile d’un tel refus d’accepter d’entendre et prendre en compte le « ras-le-bol » des élus et des Français, face à cette marée de réglementation qui les submerge chaque jour ? Est-ce trop demander que soit enfin mesuré l’abîme qui se creuse entre l’intention du rédacteur d’un texte et la perception qu’en ont ceux auxquels il s’applique ? Notre appareil administratif centralisé donne le sentiment de s’incruster sur un rond-point de légalisme raide, mimé du XVIIIe siècle, sans en avoir ni la concision, ni l’élégance, ni la force, ni la puissance, ni la respectabilité. Le sujet n’est certes pas nouveau. Si Kant a défini le droit comme le « pouvoir de contraindre », indifféremment de la réalité, Hegel, pourtant considéré comme trop abstrait, a, lui, considéré qu’il devait être évalué au regard des faits. Weber a consacré une part importante de son œuvre à démontrer cette nécessaire adaptation du droit au réel. Quant à H. Lévy-Bruhl et J. Carbonnier, ils révèleront l’importance que le droit soit perçu dans son rapport plus ou moins adéquat au milieu auquel il s’applique. La crise du droit que nous traversons au milieu d’autres graves crises nous convoque à l’urgence de mesurer cet écart, voire ce gouffre qui éloigne et antagonise de plus en plus le droit produit [...]

Par |2019-01-15T03:23:10+00:008 janvier 2019|Politique|0 commentaire

L’Horreur normative !

Il y a plus de 20 ans, Viviane Forrester publiait un essai intitulé “L'Horreur économique” qui dénonçait ce qu’elle appelait un totalitarisme financier. Il eut un succès inattendu, notamment en France.  L’intérêt général commanderait de publier aujourd’hui un autre essai consacré à« L’Horreur normative », afin d’illustrer le totalitarisme bureaucratique dans lequel notre pauvre Pays s’embourbe chaque jour davantage. Tout a déjà été dit maintes fois sur cette dérive. Pourtant, elle semble impossible à conjurer. Alors pourquoi la législation et la réglementation ne sont-elles plus soutenables en France ? Tout simplement parce que les enseignements de Portalis n’ont pas été respectés ! Pour sortir de l’horreur normative, relisons-le ensemble. Chacun y trouvera à méditer combien de textes nocifs auraient pu être évités, en retenant les leçons si bien énoncées dans son discours préliminaire. « L’uniformité est un genre de perfection qui saisit quelquefois les grands esprits, et frappe infailliblement le petits » ! Tout est dit ! La suite met exactement et précisément en garde contre tous les pièges dans lesquels les pouvoirs législatifs et réglementaires doivent éviter absolument de tomber.  Portalis explique comment ne pas affaiblir, ou même détruire, par des mesures inappropriées, les liens communs de l’autorité et de l’obéissance. Comment ne pas couper les racines qui puisent dans les mœurs et dans l’opinion la sève de volonté du peuple. Comment éviter de ne voire dans les lois que l’objet politique et général, en ignorant la libre volonté des relations privées des hommes entre eux, et en en faisant des confédérés plutôt que des citoyens. Et en arriver à ce que tout devienne droit public ! Cédant au désir exalté de sacrifier tous les droits à un but politique, en n’acceptant plus d’admettre d’autre considération que celled’un mystérieux, variable et supposé intérêt d’État. Selon lui, de bonnes lois sont le plus grand bien que les hommes puissent donner et recevoir. Dédaigner de profiter de l’expérience du passé, de cette tradition de bon sens, de règles et de maximes qui sont parvenues jusqu’à nous, et qui forme l’esprit des siècles, consiste à blasphémer ce qu’on ignore. Il estime que dans le nombre de nos coutumes, il en est qui font honneur à la [...]

Par |2019-01-14T05:46:51+00:0029 décembre 2018|CNEN|1 Comment

Quand les nuisances lumineuses obscurcissent le droit !

Lisez, par curiosité, l'Arrêté sur les nuisances lumineuses 😊 Vous devriez être éclairés sur le luxe de détail que les Maires vont devoir lire, comprendre, et mettre en œuvre dans la dynamique de la supposée "simplification" des Normes qui leur sont imposées, pourtant dans le cadre du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Kafka n'avait pas tout prévu ! Cliquez sur le lien : bit.ly/2A8XMqZ Et commentez !

Par |2018-12-21T09:16:15+00:0019 décembre 2018|CNEN, Non classé|0 commentaire

L’éloge de la gratitude ou de la reconnaissance

Après avoir échangé sur les thèmes de la gentillesse, de l’humilité, et de la simplicité, la trilogie d’humanité, Cicéron, lui-même, nous invite à considérer la reconnaissance ou la gratitude « pas seulement comme la plus grande des vertus, mais la mère de toutes les autres ». Elle a été un sujet majeur d’intérêt pour les philosophes antiques, du moyen âge, et des temps modernes, et continue d’intéresser les philosophes d’aujourd’hui, même si ses sous-jacents psychologiques n’ont été vraiment étudiés qu’autour de l’an 2000. En fait, la question a été trop souvent traitée à partir des émotions négatives liées à l’ingratitude, alors que le sentiment de gratitude produit tant d’émotions positives. A tort, la gratitude est perçue parfois commune une dette à l’endroit de la personne qui nous apporté son aide ou son soutien. Au point de chercher à l’éviter. Elle est au contraire une élégance, une délicatesse, une dignité qui encouragent aux comportements généreux et désintéressés. Le marketing moderne l’a bien compris puisque toutes les études démontrent qu’un client honoré pour sa fidélité augmentera ses achats ultérieurs de 70%. Les études qui ont été menées en psychologie de la gratitude en ont identifié plusieurs aspects différents : l’influence sur le bien-être à raison de la qualité des relations sociales ou professionnelles qui sont partagées, l’influence aussi sur la simplicité, l’acceptation de soi, l’absence de recherche de vouloir se montrer plus grand qu’on ne l’est, et aussi l’absence de stress, notamment au travail, par une ambiance propice à la confiance mutuelle et à l’équité dans le mérite des résultats. Gérard de Nerval écrira « il n’y a qu’un seul vice dont on ne voit personne se vanter, c’est l’ingratitude ». Probablement les ingrats ignorent qu’ils le sont. Par sottise ou par méchanceté. Leur violence en témoigne. Peu importe. Leur attitude n’est pas la pire des punitions [...]

Par |2018-11-02T12:05:09+00:002 novembre 2018|Réflexion|0 commentaire

Les dirigeants consacrent 3/4 de leur temps à des tâches qui ne sont pas de leur niveau

La gouvernance des Organisations complexes - (privées ou publiques) c'est à dire les ensembles constitués d’un grand nombre d’entités en interaction, - m’a toujours passionné. C’est probablement le fruit de mon seul vrai bilinguisme : le droit et les comptes ! Le temps La ressource la plus précieuse de toutes est le temps ! Oui, pour le dirigeant, le temps est bien le bien le plus précieux. Il sait d’intuition qu’il est une ressource non renouvelable. Qui s’épuise si vite qu’elle en devient obsessionnelle. Pourtant, souvent, il la gaspille en s’agitant à contretemps, alimentant ainsi son propre Léviathan, s’auto paralysant tout le temps. Diriger, c’est choisir Diriger, gouverner, c’est choisir ! Chercher à éviter cette définition, c’est commencer à renoncer. Or, pour bien choisir, au bon moment, il faut du temps. La réactivité et l’adaptabilité sont le challenge permanent. Face à un environnement incertain, en permanence en mouvement, le tireur en chef ne doit pas perdre de vue sa cible. Incarner Dans notre monde d’hyper communication, le dirigeant doit d’abord incarner son organisation. Ses valeurs. Sa vision du présent et du futur, son ambition, la solidité de son modèle, son unité, sa capacité à répondre aux défis qui lui sont lancés, sa cohésion, sa force. Ne pas maitriser son temps, laisser apparaître la moindre fébrilité, affaiblit plus que le dirigeant, mais l’organisation toute entière. S’entourer Personne n’ayant encore révélé son don d’ubiquité qui reste le privilège des Dieux, le boss doit donc savoir s’entourer des meilleurs. Les attirer. Les enthousiasmer. Les rendre fiers d’appartenir à son équipe. Libérer leur parole. Laisser chaque génération s’exprimer. Offrir une dynamique propre, un but, une cause justifiant un dépassement. Recueillir les avis les meilleurs pour décider en dernier ressort des questions essentielles rassure. Faire donc en sorte que cela se sache. L’autorité Consulter avant de décider renforce aussi l’autorité. Celle-ci [...]

Par |2018-11-02T11:53:15+00:001 novembre 2018|Réflexion|0 commentaire

CUA/ville d’Alençon : Respectons les fondamentaux.

Les querelles politiques sont désastreuses pour les élus, leur image comme celle de leurs fonctions et sont destructrices pour les Institutions. Et pourtant elles dominent dans l’opinion publique les vrais enjeux et supplantent l'attention sur les dangers qui menacent directement notre population. Personne ne peut cependant se permettre de donner la moindre leçon, puisque chacun se trouve pris, un jour ou l’autre, dans la spirale du ridicule. Pour ce qui concerne l’actualité relative à la santé de nos concitoyens, à la présence médicale, j’insiste pour préciser que je me refuse totalement à m’immiscer dans les affaires internes de la majorité municipale. Il y aurait beaucoup à dire sur le fonctionnement des majorités dans de nombreuses assemblées. Je m’éviterai donc l’incongruité de mettre mon grain de sel, là où je ne siège pas. Si je suis intervenu dans la presse Ouest-France Alençon, c’est pour témoigner solennellement des principes fondateurs de la Communauté Urbaine. Je me crois légitime pour le faire puisque c’est moi qui les ait posés. Ces principes sont comme une Constitution pour une Nation. Ils sont la garantie que le consentement, l’adhésion des communes à un moment de l’histoire n’a pas été viciée par des engagements qui seraient non tenus ensuite. Je publie à l’appui de cette introduction les débats de la transformation du District Urbain en Communauté Urbaine. La création de celle-ci était une chance inouïe. Nous n’avions que peu de jours pour en décider. Certaines communes étaient réticentes de voir, par cette transformation, la ville d’Alençon recevoir des pouvoirs qui ne lui avaient pas été consentis lors de la fondation du District. Pour vaincre les résistances ou les hésitations, je m’étais personnellement engagé pour que « Jamais » la ville centre ne puisse imposer seule ses vues au sein de notre Communauté Urbaine. Ne pas respecter cet engagement [...]

Par |2018-10-23T15:23:31+00:0023 octobre 2018|Alençon, Communauté Urbaine|0 commentaire

L’éloge de la simplicité

Après avoir labouré le champ de la gentillesse, puis celui de l’humilité, jetons notre regard sur la simplicité, tant ces trois qualités constituent entre elles une trilogie d’humanité. N’est pas simple qui veut. Encore moins celui qui fait semblant. La simplicité est une forme de grâce naturelle inspirée de l’humilité et qui s’appuie sur une réelle solidité personnelle, une forte maturité, et une grande lucidité. Elle permet d’observer le théâtre de la vie comme il est, sans s’enivrer d’attentes impossibles, d’ambitions démesurées ou désespoirs inconsolables. Elle rend paisible, car celle ou celui qui la possède en est le premier bénéficiaire. Elle révèle une forte capacité à s’adapter à toutes les situations, à s’accepter dans ses limites, à rester fluide pour laisser se projeter sa spontanéité. L’apparence joue un rôle important car immédiat mais durable. Une personne simple ne se dissimule pas derrière un décor trop raffiné ou à l’inverse déconcertant. L’habit doit ressembler au moine :) Plus substantiellement, la simplicité doit aussi être celle de la pensée. Le bon sens ou le « sens commun » doivent chasser les tentations de la sophistication, pour paraître savant. Elle implique un regard neutre et objectif de la réalité. Elle se méfie de ses certitudes pour rester ouverte à d’autres points de vue. Elle est douée d’une expression orale directe et simple. Précise mais attentive à ses effets. Elle tisse naturellement un lien avec les autres, en leur accordant le même respect qu’elle s’accorde à elle-même. Elle veille à considérer équitablement les plus puissants et les plus modestes. Elle les accorde en assurant l’ajustement. Elle est généreuse en accueillant avec sincérité et joie la réussite des autres. Elle sait trouver les mots pour adoucir les maux. Elle fait société. Chacun peut gagner beaucoup à travailler sa simplicité car elle aide à assumer ce que nous sommes. À être [...]

Par |2018-10-23T14:29:22+00:0023 octobre 2018|Réflexion|0 commentaire

L’éloge de l’humilité.

Après avoir questionné le champ de la gentillesse, un ami m’a suggéré de tenter de poursuivre la réflexion sur une qualité cousine, celle de l’humilité. Comme elle ne règne pas d’évidence dans l’univers politique, mon terrain d’exercice ne m’éclaire pas d’abondance en ce domaine. Une définition neutre En sincérité, comme personne ne peut prétendre atteindre la qualité ultime d’humilité, choisissons alors une définition la plus neutre possible, celle consistant « à considérer qu’un individu humble doit se voir lui-même de façon réaliste ». Sans se surestimer, ni se mésestimer. En étant conscient que la vision de soi est souvent déformée par la succombante tentation de l’orgueil, de l’égocentrisme et du narcissisme profondément enracinés dans le monde politique ou le monde de la communication. En revanche, la mésestime de soi y fait peu de dégâts. En fait, se voir d’une façon réaliste s’acquiert souvent avec le temps, le vécu, la maturité, les épreuves, la prise de conscience de sa condition simple et de sa place réelle au milieu des autres, et de la société toute entière. compatible avec la fierté Elle ne révoque pas la fierté, parfaitement légitime lorsqu’elle se fonde sur la réussite collective d’un groupe où la conjugaison des efforts de chacun peut seule permettre de réaliser une œuvre impossible à atteindre individuellement. A l’inverse, la médiocrité frappe de ridicule ceux qui s’attribuent les mérites de tous, ou des autres, sans même se rendre compte qu’ils ne sont pas pour grand-chose dans le succès collectif. sans fausse modestie N’esquivons pas davantage la perversion qui s’invite parfois lorsque l’humilité est feinte par une « fausse modestie » dans l’espoir de s’attirer des compliments. Chacun sait que « la fausse modestie est le dernier raffinement de la vanité ». ni mésestime de soi Si la mésestime de soi est rare dans le monde politique, la personne humble doit [...]

Par |2018-10-19T16:25:33+00:0018 octobre 2018|Réflexion|0 commentaire

1ère séance particulière du CNEN depuis son 10ème anniversaire !

Se tenait ce matin la 1ère séance du Conseil National d’Evaluation des Normes #CNEN depuis son 10ème anniversaire célébré le 13 septembre dernier. La séance s’est déroulée sous forme numérique, puisque je l’ai présidée de Singapour où je suis en déplacement actuellement. Nous avons ainsi mis immédiatement en pratique le souhait du Gouvernement d’accélérer le processus de transition numérique. Le #numérique est un enjeu déterminant pour l’avenir de notre société. S’il est à l’évidence un moteur économique et industriel puissant pour notre pays, il irrigue aussi l’ensemble de la vie publique et privée de nos concitoyens. Il est tout autant un enjeu majeur de la réforme de l’Etat. C’est pourquoi notre Conseil National d’Evaluation des Normes a souhaité donner l’exemple de sa capacité à s’adapter immédiatement, en ayant prévu, dans son règlement intérieur, les séances numériques. Totalement ou partiellement. S’agissant des textes que nous avons examinés leur variété est toujours aussi large ; nous avons traversé des sujets aussi divers que - les éco-organismes de la filière des déchets d’emballages ménagers, - la prévention des maladies vectorielles transmises par les insectes, - la mise à jour permanente des tarifs et des valeurs locatives des locaux professionnels, - l’obligation de publicité des emplois vacants sur un espace numérique commun aux trois fonctions publiques, - les aires de grand passage pour les gens du voyage, - l’innovation technique et architecturale des bâtiments, - la modification du code de l’énergie relative à l’accès régulé à l’énergie nucléaire historique, - le traitement de données à caractère personnel provenant des caméras individuelles des agents de la police municipale, ou - le reclassement au profit des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l’exercice de leurs fonctions. Comme vous le voyez les questions sont complexes et d’une variété extrême. Un remerciement tout particulier aux « moines-soldats » élus qui, chaque mois, veulent bien siéger sur des questions [...]

Par |2018-10-12T21:15:35+00:0012 octobre 2018|CNEN, Normes|0 commentaire

Éloge de la gentillesse !

Ayant oublié à Paris un périphérique informatique, alors que je suis ici à #Singapour, je me suis rendu chez une grande marque mondiale pour acheter l’accessoire exactement adapté. Quelle expérience ! Une qualité personnalisée de l’accueil, un soin attentif consacré à vérifier que l’outil serait exactement adapté à mon système, et une franche invitation à revenir en cas de difficulté. Cela m’a fait immédiatement réfléchir. Ressentir soudain de la gentillesse J’y ai ressenti de la gentillesse ! Cette sensation simple et naturelle, de plus en plus rare, quand l’on prend soin de votre problème, qu’il est tranquillement identifié pour y trouver une solution, sans brusquerie, impatience ou désobligeance. Un panneau informait d’ailleurs clairement les clients qu’ils devaient se comporter de même à l’égard du personnel, sauf à être invités à changer de fournisseur :) Un déclencheur de conscience Cela a été pour moi comme un déclencheur de conscience que le secret de l’efficacité moderne serait probablement, tout simplement : la gentillesse ! Une évidence oubliée Cela semble une évidence humaine et sociale. Pourtant, ce n’est pas le ressenti qui nous est le plus familier, ni même celui que nous nous efforçons de diffuser nous-mêmes aux autres. L’ingrédient majeur de l’efficacité est la gentillesse Pourtant les plus grands experts du management, statisticiens, chercheurs, sociologues, psychologues organisationnels et ingénieurs nous révèlent que l’ingrédient principal de l’efficacité d’une équipe de travail est : la gentillesse ! Les meilleures équipes sont celles où les gens sont gentils les uns envers les autres. Un besoin de sécurité psychologique Chaque être humain ressent de plus en plus, dans le monde moderne, un besoin de « sécurité psychologique », c’est-à-dire un sentiment qu’il doit pouvoir, au sein d’une équipe, prendre des risques en toute sécurité, en confiance, sans crainte d’être rejeté où même d’être fustigé. Il doit [...]

Par |2018-10-11T03:33:46+00:0010 octobre 2018|Réflexion|0 commentaire

L’investissement des collectivités territoriales

Audition ce matin à l' Assemblée nationale par la Mission flash de la Délégation de l’Assemblée nationale aux collectivités territoriales sur « l’investissement des collectivités territoriales » dont les co-rapporteurs sont : - Christine Pirès-Beaune - Rémy Rebeyrotte Avec l’excellente équipe de l’Assemblée des Départements de France, nous avons répondu aux questions qui nous ont été posées sur l’importance de l’investissement local. Nous avons souligné l’importance de l’échelon départemental pour soutenir l’investissement local, en rappelant que les collectivités territoriales participent à hauteur de 70% à l’investissement public civil toutes collectivités publiques confondues. D’où l’importance d’en tenir compte dans la définition des financements des collectivités territoriales. S’agissant des Départements, nous avons insisté sur leurs contraintes en matière de solidarités. Tel le financement des AIS. Le reste à charge des AIS s’est élevé à 9.3 milliards d’euros en 2017 ; le coût de la prise des MNA à 1.3 milliards d’euros vs. Une participation financière de l’Etat est seulement à hauteur d’environ 13%. Les Investissement des collectivités locales ont progressé en 2017 de 6.8%. L’investissement des Départements en prévision pour 2018 est en augmentation de plus de 5% doit environ 9,5 milliards. À titre personnel, je pense fondamentalement que l’investissement local est une obligation morale et économique : • Morale, au regard des générations futures dont les intérêts ont été sacrifiés, au bénéficie des générations présentes, • Economiques, car c’est le socle de l’activité économique, le moteur de la prospérité, le pourvoyeur d’emplois, et la principale garantie de l’indépendance et la liberté de la Nation pour le futur. - C’est une des missions cardinales de l’action publique : incitatrice, régulatrice, stratège, et exemplaire (par exemple au titre du développement durable) - A raison des finances de l’Etat, submergé par le fonctionnement, le rôle des collectivités territoriales est essentiel. L’investissement local ne peut être seulement maintenu, [...]

Par |2018-10-05T12:21:52+00:005 octobre 2018|Départements|0 commentaire

De helper à entrepreneur ! le fabuleux destin de Nilu Tea

Délicieux WE passé en accueillant Nilushika Silva Jayaweera et de son époux Roshan Jayaweera #Nilu est une exception dans la vie, bien résumée dans l’article de journal joint qui qualifie son expérience de « Fabuleux destin de Nilu Tea" : Elle était « helper » à Singapour et elle est devenue entrepreneuse ! C’est chez nos enfants installés là-bas (à #Singapour) que nous avons eu la chance de la connaître. TEDx qui décèle les talents ne s’y était pas trompé : Elle a créé son entreprise au Sri-Lanka en portant de toutes ses forces ses valeurs de qualité, d’authenticité, de foi, de sincérité auxquelles nous savons que vous adhérez. Maintenant il vous reste à acheter son thé  ???? Voici le lien : Nilu tea L’égalité des chances, voilà le combat de notre famille, plus que l’illusion d’égalité de résultat qui ne stimule pas l’initiative. Nous passons un moment délicieux avec des personnes qui feront le monde de demain ????

Par |2018-09-30T22:22:16+00:0030 septembre 2018|Courage & Convictions, Non classé|0 commentaire

Fierté de l’Orne innovante avec CetteFamille

L'Assemblée des Départements de France dans son dernier Flash-infos met en valeur CetteFamille, notre start-up Ornaise œuvrant dans le domaine de l'économie sociale et solidaire, et plus particulièrement de l'accueil familial. Fierté de cette reconnaissance nationale. En son temps, le Conseil départemental de l'Orne avait soutenu l'initiative de CetteFamille, de Paul-Alexis R-j et Agathe Pommery. Bonheur de voir de nombreux départements leur faire confiance. C'est dans l'innovation au service de l'humain que l'Orne gagnera la bataille du futur.

Par |2018-09-28T23:49:04+00:0028 septembre 2018|Orne, Social|0 commentaire

10ème anniversaire du CNEN et Remise du rapport de la Mission Lambert-Boulard

Grosse journée aujourd’hui au Sénat, où se sont déroulés deux évènements en une seule cérémonie : le dixième anniversaire du Conseil National d’Evaluation des Normes (CNEN) et la remise officielle au Premier Ministre du rapport de la Mission qui nous avait été confiée avec le regretté Jean-Claude Boulard sur l’évaluation et l’allègement des normes. Nous tenions à cet événement car les Institutions utiles ont besoin de marquer d’une solennité, un événement, un souvenir, un rappel de son histoire. Savoir d’où l’on vient pour mieux nous souvenir du but jamais totalement atteint de notre mission au service de l’intérêt général. Il était symbolique que cette journée se tienne au Sénat, car cette maison a porté, dès l’origine, l’ambition de la création de notre institution. Au cours de ces dix dernières années, nous avons avancé. En devenant CNEN, notre institution a vu ses prérogatives s’étendre et, en plus du flux, a été instaurée compétente sur le stock des normes, en vue de proposer des suppressions ou modification. Egalement, certaines petites victoires vont dans le sens que nous défendons. Toutefois, nous – membres du collège des élus du CNEN et issus de nos territoires-, nous avons la lucidité de constater que les victoires ne sont pas assez nombreuses. Et que tous les jours, de nouvelles prescriptions s’ajoutent aux anciennes. Tous les jours, nous sommes confrontés aux obstacles normatifs empêchant de pleinement nous saisir de notre libre administration locale. Tous les mois, au sein du CNEN, nous sommes saisis de plus d’une trentaine de textes en moyenne –soit 1 par jour ! Et nous nous confrontons aux résistances des administrations centrales qui, malgré nos recommandations, produisent des textes bien trop détaillés, bien trop contraignants pour qu’ils puissent être appliqués de manière rationnelle par nos collectivités. Le fléau normatif est bien réel. Avec cette journée, c’est un [...]

Par |2018-09-13T11:13:27+00:0013 septembre 2018|CNEN, Normes|0 commentaire