Cet article remet les pendules à l’heure car j’ai été horrifiée, hier, de la présentation qui a été faite du retrait de la candidature décrite comme une grande déception pour l’Orne alors qu’il s’agissait au contraire d’un acte de lucidité manifeste et de la meilleure attitude à avoir pour assurer la pérennité et la mise en oeuvre des idées et des projets d’Alain Lambert, ambassadeur de l’Orne à Paris.
Voici l’article, paru aujourd’hui dans le journal Ouest-France :

Pourquoi Alain Lambert s’est-il retiré ?

Après l’élection de Gérard Larcher à la présidence du Sénat, Alain Lambert (UMP) a repris hier soir la route d’Alençon. Nous l’avons joint pour lui demander les raisons de son retrait. Amertume? Traversée du désert? Blues? « Pas du tout », affirme-t-il, estimant que « les conséquences pour moi ne seront que favorables: je me suis rangé à la discipline de mon groupe ». Le président du conseil général de l’Orne, reconnu pour ses compétences en finances publiques, souffre pourtant à présent d’une incompréhension de certains Ornais. Le changement de discours et d’attitude n’a pas été compris. Il s’en explique: « Dès l’instant où l’UMP et le PS ont décidé de faire pression au Sénat, bloc contre bloc pour la présidence, j’ai pris acte qu’une candidature individuelle de ma part n’avait plus aucune chance d’aboutir ». Et d’ajouter que « de toutes façons ma candidature m’a offert une chance de pouvoir populariser des idées sur le nécessaire retour à l’équilibre des comptes publics. Et d’évoquer pour la démocratie l’urgence de l’indépendance du Sénat ». Alain Lambert n’en démord pas: « Je suis confiant dans ma chance de me voir confier le soin de mettre en oeuvre les idées que j’ai défendues pendant ma campagne ».